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VOLTAIRE François Marie Arouet

Publié le 11/04/2011

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VOLTAIRE François Marie Arouet (21 novembre 1694- 1778) Ecrivain, philosophe

Impertinences et ambitions littéraires

 Fils de notaire, il poursuit de brillantes études au Lycée Louis le grand. Dès 1712, il fréquente les salons littéraires et la bonne société, tout en poursuivant des études de droit. Toutefois, son père veut l’envoyer à Saint-Domingue mais il lui répond en écrivant une ode et une satire en vers que sa carrière sera celle des lettres. A force, par la suite, de faire rire tout paris aux dépends de Philippe, il doit s’exiler à Sully-sur-Loire, puis goûter un an le séjour de la Bastille. Toutefois, la véritable entrée sur scène se fera par une tragédie, Œdipe (1718), où il prend alors le nom de Voltaire. Par la suite choyé, invité de la société, il voyage en Hollande, pays de la liberté, et entend bien faire ses preuves. L’exil en Angleterre

Alors qu’on le prend pour un respectable auteur de comédies et de tragédies, il tourne en ridicule le chevalier de Rohan, ce qui lui vaut la bastonnade. Exilé en Angleterre, où il reste trente mois, il apprend l’anglais et l’écrit un an plus tard. Georges II le pensionne et Voltaire accroît considérablement sa fortune. Cirey ou la retraite studieuse

Parti d’Angleterre en 1728, il retrouve Paris en mars 1729. ses deux tragédies Brutus (1730) et Zaïre (1732), sont des succès. Il fait alors la connaissance d’Emilie du Châtelet, femme géomètre, philosophe et libre, et restera avec elle durant quinze années. Durant cette période, il part se réfugier chez sa maîtresse, à Cirey, où il vivra une immense aventure intellectuelle et sentimentale. Il écrit des lettres par centaines, en particulier à Frédéric II de Prusse. Enfin, il provoque ses contemporains et son poème Le Mondain le condamne à s’exiler un moment en Hollande. La faveur de la cour de France

 Profitant de l’ascension des frères d’Argenson en politique, Voltaire gagne les faveurs de la cour de France et est nommé historiographe du roi en 1745. Toutefois, il gâche tout l’année suivante en publiant Memnon, histoire orientale, puis Le Monde comme il va et Zadig : c’est alors la disgrâce. Le rêve berlinois

Parti pour Berlin après la mort de Mme du Châtelet, il y écrit Micromégas et Le Siècle de Louis XIV. En 1753, il doit quitter Berlin pour se réfugier en Suisse, avec Mme Denis, sa maîtresse depuis 1745. L’affaire Calas

Après s’être installé à Ferney en 1758, à cheval entre la France et la Suisse, Voltaire lance, en 1762, l’affaire Calas, où il veut la réhabilitation de Jean Calas, soupçonné d’avoir tué son fils pour s’être converti au catholicisme. Le 9 mars 1765, il parvient à réhabilite le père, à l’unanimité. On y voit le combat essentiel de Voltaire : ‘écraser l’infâme’, lutter de toutes ses forces contre l’intolérance au nom de la religion naturelle. Derniers honneurs parisiens

 D’autres affaires suivront où il critiquera le fonctionnement de la justice. Toutefois, en 1778, Mme Denis parvient à convaincre Voltaire de retourner à Paris. C’est un triomphe mais un triomphe extrême au point qu’il tombe bientôt malade. Le 30 mars, il reçoit l’hommage de l’académie française, et la foule le porte en triomphe à la Comédie Française, pour la sixième représentation d’Irène, sa dernière tragédie. Il s’éteint au soir du 30 mai 1778 et est enterré à l’abbaye de Scellières, juste avant l’arrivée d’une lettre d’interdiction de l’évêque. Après la révolution, le 11 juillet 1791, il entrera en grandes pompes au Panthéon, accompagné par l’immense cortège des citoyens reconnaissants. Son épitaphe porte ces mots : ‘Il combattit les athées et les fanatiques. Il inspira la tolérance, il réclama les droits de l’homme contre la servitude de la féodalité. Poète, historien, philosophe, il agrandit l’esprit humain, et lui appris à être libre’. De son vrai nom François-Marie Arouet, Voltaire est né à Paris, dans un milieu bourgeois et aisé ; il perd sa mère à l'âge de sept ans. Il étudie au collège des Jésuites Louis Legrand. Sortant du collège, il adopte la philosophie épicurienne, fondée sur l'apologie du plaisir et l'idée que la nature est bonne. Ses écrits satiriques sur le Régent en 1716 lui valent d'être exilé. Il récidive et est enfermé pour onze mois à la Bastille. Libéré, il prend un nouveau nom, Voltaire mais reste suspect pour le pouvoir. Il est reçu à la Cour, mais une lettre de cachet l'envoie à la Bastille. Il s'exile en Angleterre où il découvre un régime de liberté. En 1734, ses Lettres philosophiques sont condamnées au feu et lui à la Bastille. Il se réfugie en Lorraine, chez Madame de Châtelet. Puis il séjourne à Paris, publie la satire Le Mondain, qui fait scandale ; Voltaire s'exile en Hollande. Les premiers chapitres du Siècle de Louis XIV, publiés clandestinement, sont saisis. En 1744, il est rappelé à Paris, protégé par Madame de Pompadour. Il devient historiographe du roi de France et est élu à l'Académie Française en 1746. Mais il est disgracié par Louis XV qui ne l'apprécie pas ; Voltaire se réfugie chez la duchesse du Maine qui transpose dans Zadig ses mésaventures de courtisan. A Berlin, chez Frédéric II (où il constate que le despotisme éclairé est possible), il écrit Micromégas (1752). En 1753 il quitte précipitamment Berlin (il est disgracié ; son départ a lieu après un épisode humiliant : il est retenu prisonnier du 1er mai au 6 juillet et doit rendre les papiers du roi qu'il avait emportés). Indésirable en France, il doit chercher un asile. Possédant beaucoup d'argent, Voltaire s'installe à Genève : il écrit le Poème sur le désastre de Lisbonne et Candide en 1759. De 1760 à 1778, Voltaire vit à Ferney, sur la frontière franco-suisse ; il correspond avec d'Alembert, Frédéric II et Diderot. En 1763, il écrit le Traité sur la tolérance (à propos de l'Affaire Calas). En 1778, il fait un retour triomphal à Paris. En 1792, ses cendres sont transférées au Panthéon.

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