Devoir de Philosophie

L' Asie face au krach

Publié le 21/03/2019

Extrait du document

asie

Il s'agit du plus grand krach depuis la crise économique mondiale de 1929 : fin 1997-début 1998, de nombreux États asiatiques, jusqu'alors en perpétuelle croissance, voient tous leurs espoirs anéantis. les économies nationales sont au bord du gouffre.

Dès le début de 1997. les sociétés commercialestrès endettées sont les premières à s'effondrer en Corée du Sud et en Thaïlande. Ces faillites sont notamment dues à la surévaluation des monnaies nationales.

Achats réalisés dans la panique à Djakarta (Indonésie), en 1998.

Les moyens de paiement de ceux que l'on appelait les «dragons» asiatiques sont directement liés au dollar américain. Lorsque les excédents d'exportation ont commencé à diminuer et que les pays n'ont plus été en mesure de suivre le rythme de l a conjoncture américaine, les différentes banques centrales ont tenté de soutenir leurs propres monnaies par des achats massifs.

 

Or il s'avère très rapidement que les réserves de devises ne suffisent pas à maintenir l'ancien rapport d'équivalence avec le dollar : les taux augmentent, le cours des actions chute fortement, et les signes annonciateurs d'un effon-

drement s'accumulent dans cette région d'Asie autrefois en pleine expansion économique.

asie

« mu ltiplien t, d'autant qu'au Japon, l'économie vacille après l'effo n­ drement des banques et des bourses des valeur s, et qu'à Tokyo, un krach se serait immédiatement propagé aux importants marchés financiers occidentaux.

Le Fonds Monétaire In ternat ional (FMI) réagit en distribuant quelque 100 milliar ds de dollar s dans les pays touchés par le crise, tout en assor tissant les paiemen ts de larges obligations.

Malgr é toutes les interventions du FMI, l'Occiden t doit constater, au début de 1998, qu'il n'est pas pos sible de maî triser cette crise.

Ju sque dans les hauts lieux du capital isme, on critique de plus en plus l'ère de la globalis ation : de petits États peuvent connaître une expansio n écon omique inespérée, mais retomber tout aussi vite, entraînant des conséquences poli­ tiques imprév isible.

Un impon­ dérable politique qui menacerait par exemple l'Asie, porterait également atteinte à l'Occident et à ses inté rêts économiques de façon durable.

Les présidents concernés par la crise en Extrême-Orient Né en 1921 Suharto Général indonésien, il devient l'homme fort de cet États dans les années 60.

Sous sa dicta­ ture, l'oppositio n subit de sang lantes répressions et la corruption fleurit.

Dans le domaine économique, il par­ vient à consolider puis à stabi­ liser son pays avec le soutien de l'Occident.

L'effondrement de l'économie indonésienne entraîne des troubles en 1998, qui contraignent Suharto à démissionner.

Né en 1925 Mahathir Mohamad Docteur en médecine, il est plusie urs fois nommé àdif­ férents ministères dans les années 1970 avant d'accéder au poste de premier ministre de Malaysia en 1981.

Chef du gouvernement du Front National, Mahathir Mohamad se voit contraint d'appliquer un plan d'épargne rigide dans le cadr e de la crise éco­ nomique mondiale en 1997- 19 98, provoquant le mécon­ tentement de la population.

Né en 1927 Kim Young-sam Opposant de longue date au régime de Rhee Syngman et de Park Chung-hee en Corée du Sud, il est président du parti de la réunification et de la démocratie.

À ce titre, il perd les élections parlemen­ taires en 1988 contre Roh Tae­ woo.

Devenu chef des libé­ raux-demo crates, qui ont fusionné avec son parti, Kim Young-sam entre au gouver­ nement au début des années 19 90, puis devient le premier président civil de la Corée du Sud fin 1992.

Il démissionne en 1998.

Né en 1932 Chavalit Yongchaiyuth Dans les années 80, cet offi­ cier devient commandant des forces armées en Thaïlande.

En 1990, il ne mène plus qu'une carrière politique, et fonde le Parti de la Nouvelle Aspiration.

En 1996, c'est la plus puissante formation au parlement.

Yongchaiyuth est élu président du Conseil la même année.

L'armée refu­ sant de lui obéir pendant les manif estations provoquées 1997 par la crise économique, il Chavalit Yongchaiyudh démissionne fin 1997.. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles