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La Prospérité du vice

Publié le 25/09/2013

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Daniel Cohen, La Prospérité du vice Daniel Cohen : Daniel Cohen est professeur de sciences économiques à l'Ecole Normale Supérieure et à l'Université de Paris-I. Il est éditorialiste associé au journal Le Monde. Il a été désigné " Economiste de l'année" en 1997 pour Richesse du Monde, pauvretés des nations. Il est également connu pour ses ouvrages : Homo economicus, Nos Temps Modernes et la Prospérité du Vice. Il est spécialiste de la question de l'endettement. Plan : Introduction Première Partie : Pourquoi l'Occident ? I-Genèse II-Naissance du monde moderne III-La loi de Malthus IV-Prométhée libéré V-La Croissance perpétuelle Deuxième Partie : Prospérité et DépressionVI-Les conséquences économiques de la guerre VII-La grande crise et ses leçons VIII-L'Age d'or et sa crise IX-La fin des solidarités X-La guerre et la paix Troisième Partie : A l'heure de la mondialisation XI-Le retour de l'Inde et de la Chine XII-La fin de l'histoire et l'Occident XIII-Le krach écologique XIV-Le krach financier XV-Le capitalisme immatériel Conclusion Introduction : Ce qui s'est passé hier en Europe se répète aujourd'hui à l'échelle du monde : urbanisation, émergence de nouvelles puissances, crises financières... Les pays émergents se calquent sur le modèle occidental et ce que l'on doit plus craindre que le choc des civilisations d'Huntington, c'est la répétition de l'histoire européenne. But de ce livre : « saisir la manière dont l'économie façonne l'histoire humaine, comprendre comment celle-ci transforme à son tour les lois réputées inflexibles de l'économie. « Première partie : pourquoi l'occident ? genèse Naissance de l'économie : avec l'agriculture au néolithique, on assiste à la première mondialisation du Proche Orient au reste du monde ; la tyrannie de la productivité est à l'oeuvre : une technologie plus productive (culture) qu'une autre (chasse et cueillette) s'impose à celle-ci. En conséquences : croissance démographique, création de catégories sociales, découvertes de techniques, apparition des premières civilisations. Le destin brisé de l'Occident : il n'a pas d'avantages technologiques durant l'Antiquité car il a privilégié les relations sociales (sous La Grèce Antique) et l'esclavage (Rome) qui ont fait oublier la notion de travail et qui est un frein économique. A la fin de l'Empire Romain, l'Occident doit se sortir de cette impasse. Naissance du monde moderne XII-XVIII Le miracle européen : La révolution urbaine et commerciale sort le Moyen Age de l'autarcie. Les progrès décisifs dans le domaine de la science et du savoir (comme la philosophie) contribuent à une profonde révolution spirituelle de l'Europe. C'est là qu'apparait l'humanisme (1400 en Italie) et l'homme moderne. L'équilibre des puissances : L'Europe est la première à voir disparaitre le système féodal et suite aux guerres de religions, une civilisation des moeurs apparait où sont considérées de nouvelles normes de vie en société (violence légitime). C'est ainsi qu'apparait la notion d'Etat-nation. La concurrence politique entre les Etat-nations empêche la mise en place d'un empire en Europe et permet à la pensée humaniste de se développer. De plus, la supériorité militaire européenne autorise la conquête de nouveaux espaces lors des grandes découvertes du Nouveau Monde. La loi de Malthus Le verrou agricole : malgré ces conquêtes, l'Europe se heurte à la « loi de Malthus « selon laquelle les sociétés sont condamnées à la stagnation du revenu de leurs habitants car la croissance de la population dépasse la croissance économique. La science sinistre : Cette loi a valu à la science économique d'être appelée science sinistre et tente de montrer que les vices comme la guerre, la violence et la mauvaise vie sont utiles pour casser l'expansion démographique et pour permettre à ceux qui survivent de vivre mieux. Un paradoxe nait de cette loi : le travail ne paie pas. On note donc un recul de la condition humaine. Prométhée libéré La révolution industrielle : 2ème grand virage après le néolithique. L'Angleterre en constitue le berceau portée par une série d'inventions dans le textile (la navette volante de John Kay) : en « libérant Prométhée « (David Landes). Le charbon, le blé et les esclaves : L'Europe entame un développement industriel continu grâce au charbon, à la colonisation (exportations et importations) et au commerce triangulaire : « le miracle prométhéen aurait tourné court sans les réserves en charbon du sous-sol anglais, les terres américaines et les esclaves africains. La loi de Malthus est vaincue, mais sans gloire. « La croissance perpétuelle Smith, Ricardo et les humanoïdes : En 1776, Adam Smith émet l'idée de la main invisible : dans une économie de marché l'intérêt personnel n'est plus un vice car il contribue à l'intérêt général. L'enrichissement de la société permet alors une division du travail augmentant la productivité et la croissance : « un enrichissement indéfini devient possible «. Karl Marx dénonce ce capitalisme qui, pour s'enrichir, entretient la misère des ouvriers en alimentant un chômage élevé. Robert Solow ajoute au facteur travail et capita...

« But de ce livre : « saisir la manière dont l’économie façonne l’histoire humaine, comprendre comment celle-ci transforme à son tour les lois réputées inflexibles de l’économie.

» Première partie : pourquoi l’occident ? • genèse Naissance de l’économie : avec l’agriculture au néolithique, on assiste à la première mondialisation du Proche Orient au reste du monde ; la tyrannie de la productivité est à l’œuvre : une technologie plus productive (culture) qu’une autre (chasse et cueillette) s’impose à celle-ci.

En conséquences : croissance démographique, création de catégories sociales, découvertes de techniques, apparition des premières civilisations. Le destin brisé de l’Occident : il n’a pas d’avantages technologiques durant l’Antiquité car il a privilégié les relations sociales (sous La Grèce Antique) et l’esclavage (Rome) qui ont fait oublier la notion de travail et qui est un frein économique.

A la fin de l’Empire Romain, l’Occident doit se sortir de cette impasse. • Naissance du monde moderne XII-XVIII Le miracle européen : La révolution urbaine et commerciale sort le Moyen Age de l’autarcie.

Les progrès décisifs dans le domaine de la science et du savoir (comme la philosophie) contribuent à une profonde révolution spirituelle de l'Europe.

C’est là qu’apparait l’humanisme (1400 en Italie) et l’homme moderne. L’équilibre des puissances : L’Europe est la première à voir disparaitre le système féodal et suite aux guerres de religions, une civilisation des mœurs apparait où sont considérées de nouvelles normes de vie en société (violence légitime).

C’est ainsi qu’apparait la notion d’Etat-nation.

La concurrence politique entre les Etat-nations empêche la mise en place d'un empire en Europe et permet à la pensée humaniste de se développer.

De plus, la supériorité militaire européenne autorise la conquête de nouveaux espaces lors des grandes découvertes du Nouveau Monde. • La loi de Malthus Le verrou agricole : malgré ces conquêtes, l'Europe se heurte à la « loi de Malthus » selon laquelle les sociétés sont condamnées à la stagnation du revenu de leurs habitants car la croissance de la population dépasse la croissance économique.

La science sinistre : Cette loi a valu à la science économique d’être appelée science sinistre et tente de montrer que les vices comme la guerre, la violence et la mauvaise vie sont utiles pour casser l'expansion démographique et pour permettre à ceux qui survivent de vivre mieux.

Un paradoxe nait de cette loi : le travail ne paie pas.

On note donc un recul de la condition humaine. • Prométhée libéré La révolution industrielle : 2 ème grand virage après le néolithique.

L’Angleterre en constitue le berceau portée par une série d'inventions dans le textile (la navette volante. »

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