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Le libre-échange est-il préférable au protectionnisme ?

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« Le libre-échange est-il préférable au protectionnisme ? → Peut on dire que la libéralisation des échanges est meilleure/mieux que le protectionnisme ? La présidence de Donald Trump aux États-Unis entre 2017 et 2021 semble avoir marqué un retour du protectionnisme. Cela correspond à une politique commerciale dont l’objet est de favoriser l’activité nationale au détriment de la concurrence étrangère en instaurant des barrières douanières qui peuvent être tarifaires, avec par exemple des droits de douanes aux importations et des subventions aux exportations, ou non-tarifaires, avec des mesures destinées à dresser des obstacles aux importations autrement que par des droits de douanes. Pourtant, l’Union européenne ne cesse de confirmer son soutien au libre-échange, ce qui signifie que l’Union européenne adopte une politique commerciale se traduisant par la réduction puis l’élimination de tout obstacle aux échanges internationaux de biens et de services. Dans le monde de nos jours, peut-on dire que la libéralisation des échanges est mieux que le protectionnisme ? Nous présenterons d’abord les avantages du libre-échange d’un point de vue théorique mais aussi factuel ; puis nous traiterons de la même façon les avantages du protectionnisme ainsi que les limites de la libéralisation des échanges. Ici nous allons voir que le libre-échange est une politique commerciale qui comporte de multiples avantages. Premièrement la libéralisation des échanges dispose d’atouts d’un point de vue théorique. Adam Smith est une intellectuel et économiste écossais connu pour être le « père fondateur » de l’économie classique, il naît en 1723 et décède en 1790. Dans les années 1770 il partage la théorie des avantages absolus. A travers cette théorie Smith dit qu’un pays a intérêt à se spécialiser dans la production de biens pour lesquels il est plus efficace que les autres, et échanger les surplus de ces biens contre d’autres biens dont il aurait besoin. La spécialisation favorise donc les échanges internationaux car les pays s’échangent des biens et des services entre eux. D’après Smith, un pays possède un avantage absolu dans la production d’un certain bien quand la productivité (la production par heure de travail) de ce bien est plus élevé que dans les autres pays. Prenons un exemple : le pays A a besoin de 80 unités de main d’oeuvre pour produire une unité de vin, contre 60 pour le pays B. Et de la même manière, le pays A a besoins de 90 unités de main d’oeuvre pour produire une unité de drap, contre 100 pour le pays B. Nous voyons donc que le pays A est plus efficace dans la production de draps que le pays B, car il a besoin de moins de mains d’oeuvre pour produire la même quantité de biens. Le pays A dispose donc d’un avantage absolu dans la production de draps et a intérêt à s’y spécialiser. Tandis que le pays B est plus efficace dans la production de vin, car il a besoin de moins de main d’oeuvre pour produire la même quantité de vin que le pays A. Le pays B a donc un avantage absolu dans la production de vin et a, de la même manière, intérêt à s’y spécialiser. Avant spécialisation, la satisfaction des besoins en vin des deux pays nécessitait 140 unités de main d’oeuvre contre 120 après spécialisation. De la même façon, avant spécialisation, la satisfaction des besoins en draps des deux pays nécessitait 190 unités de main d’oeuvre contre 180 après spécialisation. Ainsi Smith démontre que la spécialisation, au travers des avantages absolus, génère des biens de productivité se traduisant par une baisse des prix, une progression des échanges et donc la croissance économique. De plus il montre la « supériorité » du libre-échange sur le protectionnisme. Cette théorie est complétée par celle des avantages comparatifs de David Ricardo, qui est un économiste anglais né en 1772 et décédé en 1823. Effectivement, il arrive que certaines fois, l’un des deux pays dispose d’un double avantage absolu sur l’autre pays. Dans ce cas là les pays ont intérêt à se spécialiser dans la production de biens pour lesquels ils possèdent le plus grand avantage ou le plus petit désavantage. On dit alors qu’ils se spécialisent en fonction d’un avantage comparatif. Ainsi Ricardo, au travers de cette théorie montre que même quand un pays dispose d’un double avantage absolu, il tire avantage de la spécialisation. Dans la mesure où en se spécialisant, chacun des pays réalisent des gains de productivité permettant de baisser les prix et favorisant les »

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