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Le travail et l'emploi (cours)

Publié le 24/05/2022

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Aujourd'hui, en France, de nombreuses évolutions ont totalement brouiller les frontières entre chômage/emploi/inactivité → on pense ici à l'émergence des emplois dits atypiques, ces emplois qui déroge à la norme des trente glorieuses durant lesquelles les salariés étaient en situation de cdi, à 35 heures. → Ainsi en france aujourd'hui on constate →il existe de plus en plus d'emplois à durée limitée on peut évoquer ici le cas des intérimaires, des cdd, des stagiaires, ou encore, des jeunes en apprentissage→ qui se retrouvent dans un statut précaire du fait de la faible durabilité de leur relation d'emploi qui les lie à leur employeur. MUTATION DE L’EMPLOI : dû à l’insertion dans le c.i, univers de concurrence, besoin de compétitivité, pdt, diminuer les coûts→ gains de productivité ➤Parmi ces emplois atypiques : les emplois précaires (saisonniers, intérimaires, CDD) Micro-entrepreneurs: qui ont totalement brouillé la frontière entre le chômage et l'emploi on trouve : le statut d'auto entrepreneur, qui place les individus à mi chemin entre le statut de salarié et le statut d'indépendant. Les entreprises font de ces individus des fournisseurs, et les sollicitent fortement lorsque la demande est élevée et utilisent ainsi la stratégie de flexibilité. Ceci place les individus dans une certaine précarité, car la demande qui lui sera adressée varie de facto, en fonction de la demande adressée à l'entreprise. De plus, ces individus ne sont pas protégés par le statut de salariés → les entreprises qui leur demandent des services ne sont pas contraintes par le statut salarié (en termes de rémunération, d'horaire ou encore de protection sociale). Le revenu moyen des 800K micro-entrepreneurs en France est d'environ 440 € par mois, soit 2,3 fois moins que le seuil de pauvreté. On peut évoquer aussi aujourd'hui en france la forte augmentation des temps partiels: le développement du temps partiel fait apparaître un «sous-emploi » de ceux qui souhaiteraient travailler plus, mais la situation n’est pas suffisante. En France: 1M de travailleurs pauvres. Le temps partiel qui plonge les salariés dans une situation de précarité, du faits de la faiblesse des rémunérations qu'il implique, pas souvent ces personnes en temps partiel sont concernés par le sous-emploi (une situation dans laquelle l’individu occupe un emploi mais souhaiteraient travailler davantage, pareils pour ce qu'on appelle les temps partiels subis, ou encore, des personnes qui ont signé un temps plein mais qui ont travaillé temporairement moins que d'habitude a cause d'intempéries qui ont fait freiner une activité, ou encore, d'une situation de chômage technique (les salariés ayant dû travailler moins car la demande adressée à leurs entreprises a fortement baissé)) ➤La frontière entre le chômage et l'inactivité qui est aujourd'hui brouillé : Le développement du chômage conduit à l’apparition d’un « halo autour du chômage » car aujourd'hui certaines personnes souhaiteraient occuper un emploi mais sont placés dans la catégorie des inactifs et non pas des actifs inoccupés (chômeurs). Il y a deux raisons à cela, notamment parce que ces personnes parfois ne recherchent pas activement un emploi. 1ère raison : elles sont peut-être découragées par les procédures administratives ou fatiguées que leurs recherches soient inutiles: elles sortent de facto de la catégorie des chômeurs. 2ème raison: c'est le fait que cette personne parfois ne sont pas disponibles dans les deux semaines (comme l'exigent la catégorie des chômeurs, élaboré par le bureau international du travail) par ex: les personnes en études, en situation de grossesse, ou encore, de maladies,etc. B. QU’EST-CE QUI FAIT LA QUALITÉ DE L’EMPLOI ? Aux yeux d’un travailleur, le niveau de salaire n’est qu’un élément de la qualité de son emploi, laquelle dépend aussi fortement de l’épanouissement personnel et de la sécurité que lui apporte cet emploi. La qualité de l’emploi regroupe tous les éléments qui font que cet emploi contribue au bien-être de l’individu. Descripteurs de qualité de l’emploi : (selon Eurostat) ➤Les conditions de travail : les caractéristiques désignent l’environnement dans lequel les individus travaillent, et la façon dont ils le ressentent, lié à l’activité. On tient compte du caractère plus ou moins répétitif des tâches, de la pénibilité du travail mais aussi le niveau d’effort physique ou de charge mentale qu’il requiert. Les contraintes subies sont également tenues en compte. ● Temps de travail et équilibre entre vie professionnelle et vie privée: aliénant, envahissement ● Dialogue social ● Relations sur le lieu de travail ● Sécurité de l’emploi ● Variété des tâches ➤La sécurité sur le marché du L renvoie au risque plus ou moins fort d'être au chômage, de ne pas trouver d’emploi et de voir son Y baisser. On parle de stabilité du L. Sécurité économique: statut emploi, droit sociaux… ➤ La qualité des revenus d’activité + autres prestations: le salaires, primes ou Y des travailleurs est un facteur capital. Les avantages pécuniaires non salariaux le sont aussi. Indispensable à la Cº de B/S. ex: En France, le salaire médian net est d'environ 1 800€ net avec de très grandes disparités selon les catégories de métiers. Écarts qui expliquent en partie le moindre effectif d’individus issus de CPS avec les Y + faibles dans qui réalisent des loisirs, activités sportives ou culturelles. Le niveau de vie a un impact. Les individus ne vont pas assister à un spectacle, au théâtre, aller au cinéma dans la même proportion en fonction de leurs revenus. C’est comme ça que 62% des cadres visitent un musée au moins 1 fois dans l’année contre 18% des ouvriers. ➤Les horizons de carrière : qualification et formation continue, la perspective d’évolution au sein de la hiérarchie professionnelle, de mobilité ou d'augmentation salariale. Ils reposent en partie sur le potentiel de formation des individus, cad la possibilité d'acquérir des compétences supplémentaires. Les mobilités de carrière peuvent être soit verticales (progression/perte) soit horizontales(changement, autre secteurs…). Ainsi, les salariés avec les meilleurs niveaux de formation initiale bénéficient davantage de formations et de promotions durant leurs carrières. Ce qui leur permettra de s’inscrire dans les trajectoires ascendantes contrairement aux salariés moins qualifiés. →45 % des salariés en CDI accèdent à la formation continue, contre 31 % des salariés en CDD et 19 % des travailleurs indépendants sans salariés. En effet, pour une entreprise, former des salariés qui ne vont rester que quelques mois n’a pas d’intérêt ; ⇨ Globalement, la qualité de l’emploi en France est un peu supérieure à la moyenne de l’OCDE, sauf pour la qualité du revenu, qui est nettement supérieure en termes de rémunération brute (cotisations salariales incluses). II. QUELLES SONT LES TRANSFORMATIONS DE L’ORGANISATION DU TRAVAIL ET DE L’EMPLOI ET QUELS SONT SES EFFETS ? A. LE TAYLORISME, UN MODÈLE DÉPASSÉ : POST-TAYLORISME OU NÉO TAYLORISME ? 1. Le taylorisme Alors l'organisation du travail désigne toutes les manières d'organiser les postes de travail et les relations entre les travailleurs au sein d'une entreprise ou d'une administration afin de produire, l’ingénieur américain F. Taylor met au point tournant XXème siècle une méthode de L révolutionnaire : qu’il qualifie “d’organisation scientifique de L” . Fondé sur une rationalisation et optimisation des opérations de Pº : ↳Cette organisation du travail au début du XX e siècle est basé sur ce que l'on appelle le taylorisme (du nom de l'ancienne ingénieur Frederick Taylor) qui a mis sur pied une organisation du travail du nom de l'organisation scientifique du travail 

« I. Du travail à l’emploi A. Les frontières entre emploi, chômage et inactivité de plus en plus incertaines B. Qu’est-ce qui fait la qualité de l’emploi ? II. Quelles sont les transformations de l’organisation du travail et de l’emploi et de ses effets ? A. Le taylorisme, un modèle dépassé : post-taylorisme ou néo-taylorisme ? B. Effets de l’évolution des transformations de l’organisation du L sur les conditions de L ? III. Quel est l’impact du numérique sur le travail et l’emploi ? A. Un brouillage des frontières L/horsL et un impact ambivalent sur la qualité de l’emploi B. Une transformation des relations de l’emploi et polarisation des emplois IV. Le travail est-il toujours un facteur d’intégration sociale? A. Le L est une condition nécessaire de l'intégration B. Mais les mutation de l’emploi fragilisent le rôle intégrateur du travail INTRODUCTION : Les effets de la crise sanitaire (Covid) actuelle transforment les organisations du travail dans les entreprises. A l’occasion de cette pandémie et du recours imposé au télétravail, employeurs et salariés ont découvert que bon nombre de fonctions peuvent être effectuées à distance, différemment, sans nuire pour autant à leur productivité. Le télétravail, qui s’étend sans toutefois toucher toutes les professions, bouleverse le travail comme le marché de l’emploi. Serait-il le signe d’une nouvelle configuration du L et de l’emploi ? Nous nous interrogerons ici sur les transformations du travail, de l’emploi et leurs effets sur les conditions de travail et sur le rôle du travail qui, nous le verrons, ne s’arrêtent pas à l’obtention d’un revenu. I. DU TRAVAIL À L’EMPLOI A. LES FRONTIÈRES ENTRE EMPLOI, CHÔMAGE ET INACTIVITÉ DE PLUS EN PLUS INCERTAINES Si presque tous les individus travaillent, au sens large, une partie d’entre eux disposent d’un emploi, c’est-à-dire d’une activité rémunérée, ou en recherchent un. On peut exercer un emploi de façon indépendante (indépendant), ou pour le compte d’un employeur (salarié). Les frontières de l'emploi, inactivité et chômage sont moins marquées depuis 20 ans en raison du développement des formes atypiques d'emploi qui modifie la qualité de l'emploi. ⇨ Si bien qu'aujourd'hui on peut dire qu'à l'image du marché de l'emploi dans une même entreprise on a deux formes de salariés ● d'un côté la grande majorité des salariés: qui est en CDI, avec un salaire correct plus élevé, qui dispose de formation, qui est parfois syndiqué et qui est donc davantage protégé du fait de ses caractéristiques, notamment vis-à-vis du chômage. ● d'un autre côté une minorité de salariés: qui est en situation précaire, CDD, qui dispose d'une forme d'emplois atypiques, qui est plutôt jeunes, qui correspond à des salariés plutôt de sexe féminin, à des ouvriers et des employés non qualifiés, qui pareillement ne seront pas syndiqués, n'obtiendront pas de formation et qui vont subir cette forme de polarisation de l'emploi. ex: pour illustrer cette notion de précarité, l'oeuvre de Marlène Banquet sur les caissières → montre bien que ces personnes sont dans une situation de temps partiel à très faible rémunération →cette très faible rémunération leur permet seulement une reproduction de l'existence →c'est à dire qu'elles ne peuvent pas anticiper sur les événements qui pourraient demain survenir →dès lors qu’un événement survient (par exemple une naissance, un divorce ou plus simple des réparations nécessaires pour une voiture,etc.)ces personnes ne pourront pas sortir de leur budget une somme et devront appeler à l'aide, auprès, par exemple, de leur famille. »

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