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« Les Instruments Actuels de la Régulation Monétaire » Comment les Etats, à travers la régulation monétaire, redessinent l'architecture de la finance internationale ?

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Les libéraux, donc partisans du laisser-faire et du non interventionnisme étatique, sont contre la réglementation des marchés financiers, car pour eux, elle serait néfaste à la croissance, créerait un aléa moral, aurait un coût excessif, serait synonyme de Gosplan, et l’autorégulation lui serait supérieure. Cependant, et puisque nous venons de démontrer les failles du système libéral, nous pouvons citer quelques arguments qui vont à l’encontre de ces pensées.  En effet, si l’encadrement de la finance peut limiter les crises, il peut aussi être défendu pour d’autres raisons. Selon les tenants d’un encadrement strict de la finance, les externalités de la finance appelleraient à l’intervention collective, de plus, les marchés financiers auraient des failles évidentes, la finance n’apporterait qu’une contribution modeste à la croissance, les innovations feraient en général l’objet d’un contrôle de la collectivité contrairement aux innovations de titres, et enfin, l’Etat serait susceptible d’acquérir des compétences afin d’encadrer la finance.

« On voit ainsi parfaitement le cadre dans lequel se trouvaient l'économie et la finance mondiale. Le libéralisme,entraînant le manque de règles et de contrôles, a favorisé l'apparition de comportements spéculatifs sans limites, etle développement de titres très risqués, avec dans l'ombre, la recherche de croissance. La gravité de la crise, ainsique l'étendu de son impact, ont poussé les Etats à prendre des mesures afin de limiter les effets dévastateurs. Laquestion a été de savoir si le système financier mondial avait besoin d'un changement radical ou non, puisque lemodèle de Wall Street venait de mettre à jour ses limites. B) Vers Un Renouvellement De La Régulation Financière Mondiale Afin d'étudier ce revirement de situation, nous allons voir quel intérêt peut avoir la réglementation dans ce domaine,ainsi que son retour auprès des politiques des Etats. 1) Les Bienfaits De La Réglementation Après Un Libéralisme Poussé Les libéraux, donc partisans du laisser-faire et du non interventionnisme étatique, sont contre la réglementation desmarchés financiers, car pour eux, elle serait néfaste à la croissance, créerait un aléa moral, aurait un coût excessif,serait synonyme de Gosplan, et l'autorégulation lui serait supérieure. Cependant, et puisque nous venons dedémontrer les failles du système libéral, nous pouvons citer quelques arguments qui vont à l'encontre de cespensées.En effet, si l'encadrement de la finance peut limiter les crises, il peut aussi être défendu pour d'autres raisons. Selonles tenants d'un encadrement strict de la finance, les externalités de la finance appelleraient à l'interventioncollective, de plus, les marchés financiers auraient des failles évidentes, la finance n'apporterait qu'une contributionmodeste à la croissance, les innovations feraient en général l'objet d'un contrôle de la collectivité contrairement auxinnovations de titres, et enfin, l'Etat serait susceptible d'acquérir des compétences afin d'encadrer la finance.En outre, nous pouvons illustrer ces arguments par quelques exemples. Comme nous l'avons vu brièvement dansl'introduction, les 30 Glorieuses ont été une période sans précédents de quasi disparition des crises bancaires, dedynamisme, de stabilité de la croissance, de quasi disparition des épisodes hyper inflationnistes, et de gains deproductivité. Cependant, malgré cela, le modèle était basé sur un frein de la mobilité des capitaux, sur unencadrement des systèmes financiers et sur une importante intervention publique.De même plus récemment pour un pays comme le Canada, qui appartient à la même zone de libre échange que lesEtats-Unis, mais qui pratique un encadrement strict du crédit hypothécaire, qui assure les banques contre le non-remboursement avec des critères stricts, et qui a une réglementation financière des banques d'investissement etcommerciales. Ce pays, qui a maintenu une réglementation forte, a dans une moindre mesure était confronté à lacrise financière de 2008. En comparaison des Etats-Unis, le Canada a crée un ratio maximal d'endettement, uncontrôle identique des banques commerciales et d'investissement, une assurance des banques et des acheteurs, etau niveau de ses systèmes juridique et fiscal, ne déduit pas les charges d'intérêt et exerce des poursuites lorsqu'il ya des défauts de paiement des crédits hypothécaires. Cela lui a permis de contrer la crise de façon plus favorableque les autres pays, c'est ce que l'on observe sur ce graphique avec une contraction du PIB moins importante. •● Graphique sur le PIB du Canada qui est en meilleure situation que ceux des pays partenaires ●• 2) Une Mise En Place Obligatoire Pour Retrouver Une Stabilité Economique Les pouvoirs publics, qui étaient plongés jusqu'à présent dans une ouverture et une libéralisation de leur marchéfinancier, proposent dès le déclenchement de la crise, de multiples réformes. On parle alors de créer une « taxeTobin » sur les transactions financières, ou encore d'un retour au Glass Steagal Act. Il a donc été vite certain quele système avait besoin de changements. Ainsi, les Etats ont commencé à discuter de ces questions dans desregroupements divers, comme entre autres, les deux G20 de 2009.Le G20 de Londres du 2 Avril 2009 a permis de créer un conseil de stabilité financière, de s'assurer que les agencesde notations étaient bien indépendantes, de renforcer la coordination principalement dans les plans de relanceéconomique, d'assainir le système bancaire, ou encore de lutter contre les paradis fiscaux.Celui de Pittsburgh de Septembre 2009 a réformé les paradis fiscaux, régulé les Hedge funds, ou encore, s'estoccupé de la surveillance des agences de notations. Non seulement les Etats ont pris des décisions communes pourre-réglementer la finance mondiale, mais les banques centrales ont du intervenir afin de stabiliser l'économie. Pourgérer les crises financières, les banques centrales prennent des mesures normales, dites conventionnelles. On peutdécrire ces mesures à travers les instruments de la mise en œuvre de la politique monétaire que sont, les facilités dedépôts et d'emprunts, la possibilité pour la banque centrale de reprendre ou d'injecter de la liquidité aux banquesmassivement à travers les instruments classiques, ainsi que de jouer le rôle de prêteur en dernier ressort. La banquecentrale agira donc sur ses taux d'intérêt directeurs créditeur et débiteur. Une baisse des taux directeurs varelancer la demande, l'investissement, la consommation, va provoquer un renoncement à l'épargne et ainsi favoriserla relance. Les décisions de politique monétaire vont agir sur les prix et la croissance en affectant lescomportements des agents économiques par les canaux de transmission (le canal du taux d'intérêt, le canal de laconsommation, des actifs financiers, du taux de change et du crédit). Pour fixer son taux directeur, la BCE se sertde la Règle de Taylor, qui est une règle moderne de politique monétaire reliant le taux d'intérêt décidé par la banquecentrale au taux d'inflation de l'économie et à l'écart entre le niveau du PIB et son niveau potentiel. Elle suggère untaux d'intérêt relativement haut quand l'inflation dépasse sa cible ou quand l'économie semble être "en surchauffe"et un taux d'intérêt relativement bas dans les situations opposées. Dans des circonstances normales, parconséquent, la BCE ne prête pas directement au secteur privé non-financier. Ses contreparties sont toujours desinstitutions de crédit. Les taux directeurs déterminent les taux du marché monétaire qui déterminent à leur tour les »

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