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« Les Instruments Actuels de la Régulation Monétaire » Comment les Etats, à travers la régulation monétaire, redessinent l'architecture de la finance internationale ?

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Les pouvoirs publics, qui étaient plongés jusqu’à présent dans une ouverture et une libéralisation de leur marché financier, proposent dès le déclenchement de la crise, de multiples réformes. On parle alors de créer une « taxe Tobin « sur les transactions financières, ou encore d’un retour au Glass Steagal Act. Il a donc été vite certain que le système avait besoin de changements. Ainsi, les Etats ont commencé à discuter de ces questions dans des regroupements divers, comme entre autres, les deux G20 de 2009.
 Le G20 de Londres du 2 Avril 2009 a permis de créer un conseil de stabilité financière, de s’assurer que les agences de notations étaient bien indépendantes, de renforcer la coordination principalement dans les plans de relance économique, d’assainir le système bancaire, ou encore de lutter contre les paradis fiscaux.
 Celui de Pittsburgh de Septembre 2009 a réformé les paradis fiscaux, régulé les Hedge funds, ou encore, s’est occupé de la surveillance des agences de notations. Non seulement les Etats ont pris des décisions communes pour re-réglementer la finance mondiale, mais les banques centrales ont du intervenir afin de stabiliser l’économie. Pour gérer les crises financières, les banques centrales prennent des mesures normales, dites conventionnelles.

« Le G20 de Londres du 2 Avril 2009 a permis de créer un conseil de stabilité financière, de s'assurer que les agences de notations étaient bien indépendantes, derenforcer la coordination principalement dans les plans de relance économique, d'assainir le système bancaire, ou encore de lutter contre les paradis fiscaux.Celui de Pittsburgh de Septembre 2009 a réformé les paradis fiscaux, régulé les Hedge funds, ou encore, s'est occupé de la surveillance des agences denotations. Non seulement les Etats ont pris des décisions communes pour re-réglementer la finance mondiale, mais les banques centrales ont du intervenir afinde stabiliser l'économie. Pour gérer les crises financières, les banques centrales prennent des mesures normales, dites conventionnelles. On peut décrire cesmesures à travers les instruments de la mise en œuvre de la politique monétaire que sont, les facilités de dépôts et d'emprunts, la possibilité pour la banquecentrale de reprendre ou d'injecter de la liquidité aux banques massivement à travers les instruments classiques, ainsi que de jouer le rôle de prêteur en dernierressort. La banque centrale agira donc sur ses taux d'intérêt directeurs créditeur et débiteur. Une baisse des taux directeurs va relancer la demande,l'investissement, la consommation, va provoquer un renoncement à l'épargne et ainsi favoriser la relance. Les décisions de politique monétaire vont agir sur lesprix et la croissance en affectant les comportements des agents économiques par les canaux de transmission (le canal du taux d'intérêt, le canal de laconsommation, des actifs financiers, du taux de change et du crédit). Pour fixer son taux directeur, la BCE se sert de la Règle de Taylor, qui est une règlemoderne de politique monétaire reliant le taux d'intérêt décidé par la banque centrale au taux d'inflation de l'économie et à l'écart entre le niveau du PIB etson niveau potentiel. Elle suggère un taux d'intérêt relativement haut quand l'inflation dépasse sa cible ou quand l'économie semble être "en surchauffe" et untaux d'intérêt relativement bas dans les situations opposées. Dans des circonstances normales, par conséquent, la BCE ne prête pas directement au secteurprivé non-financier. Ses contreparties sont toujours des institutions de crédit. Les taux directeurs déterminent les taux du marché monétaire qui déterminent àleur tour les taux d'intérêt des prêts et dépôts, pratiqués par les banques à l'égard des particuliers et des sociétés non financières.Fin 2008, la FED a pratiqué une politique de taux zéro, son taux directeur étant donc entre 0% et 0,25% en fonction de l'évolution de l'activité, de l'inflation etdes tensions sur les marchés financiers. La BCE avait elle aussi à ce moment baissé ses taux aux environs de 0%. •● Graphique sur les taux directeurs des banques centrales dans le monde ●• Dans l'ensemble, la détermination des banques centrales a contribué à une modération des graves tensions sur la liquidité ainsi qu'à des améliorations notablessur un certain nombre de marchés clés. Le succès des interventions nécessite cependant à la fois un cadre solide et une mise en œuvre déterminée de politiquess'attaquant directement aux faiblesses fondamentales des bilans bancaires. De plus, on observe que les baisses de taux ont été plus que compensées par laforte hausse des primes de risque obligatoires et la chute des indices boursiers. Pour continuer dans les limites de cette politique, on voit aussi que faire baisserles taux d'intérêt provoque des pressions à la baisse des monnaies et peut aggraver les pressions déflationnistes en zone euro. Enfin, une prédiction de tauxnégatif par une banque centrale est interprétée comme signalant les limites atteintes par la politique monétaire conventionnelle, puisque la baisse des tauxn'était plus praticable, les banques centrales ayant atteint le plus bas taux. C'est dans ces conditions d'insuffisance de la politique conventionnelle, que lesbanques centrales ont été contraintes de prendre des mesures non conventionnelles ne passant plus par les canaux de transmission traditionnels. II°) L'alternative De La Politique Non Conventionnelle A la suite de la crise des « Subprimes » en 2007, la politique de baisse des taux directeurs par les banques centrales pour relancer rapidement l'activité a étémenée en parallèle avec des politiques monétaires non conventionnelles. Ces politiques ont pour but d'accroître la liquidité sur les marchés interbancaires etrelancer le financement de l'économie mondiale.Ces politiques non conventionnelles ont eu pour effet de limiter les conséquences d'une crise sans précédent. A) Relancer Le Système Financier (levier) L'utilisation des politiques non conventionnelles a pour objectif d'améliorer les conditions de financement des marchés financiers. Ces politiques sontnombreuses. Ainsi, on peut influencer sur l'offre de crédit à travers les injections de liquidités. Les banques voient leurs coûts de financement diminuer etpeuvent distribuer des crédits aux agents économiques. Le problème du durcissement des obtentions des crédits peuvent en partie trouver une réponse. Pouréviter que les investisseurs achètent des titres risqués et ainsi améliorer le financement des banques, une politique d'achats directs des titres financiers peurisqués réduit le rendement des achats de titre et diminue l'achat de titres risqués par les investisseurs par peur de dégrader leurs résultats. Les marchésfinanciers sont donc assainis des titres dits « pourris ».Les politiques non conventionnelles peuvent être tournées vers le passif ou l'actif. En ce qui concerne le passif, l'objectif principal et l'augmentation de la taille dela base monétaire. En achetant des titres détenus aux banques, l'augmentation de leurs comptes aura une incidence sur le passif de la banque centrale etrégularisera les comptes dans l'open market. Au niveau de l'actif, il existe plusieurs possibilités que détient la banque centrale :- actif constant : substitution d'actif à un autre - avec augmentation de l'actif mais à base monétaire donnée : augmentation de l'actif par bon du trésor - avec augmentation de l'actif financée par la création monétaire B) Les Résultats Obtenus Politique monétaire tournée vers le passif du Japon entre 2001 et 2006Le Japon à travers sa politique sur le passif a obtenu des résultats plutôt satisfaisants. En diminuant le taux directeur pour le refinancement de la BoJ, lesbanques ont renforcé leurs comptes. Les banques ont pu augmenter le nombre de crédits accordés et donc relancer l'économie nationale. De plus, en baissantles taux d'intérêts, la création de monnaie sur les marchés financiers a permis au yen de se déprécier, de quoi améliorer la croissance interne du pays. Parcontre le japon n'a pas réussi à éviter la déflation malgré une augmentation de la base monétaire car la période de crise n'a pas laissé place à une relance del'économie. Politique de la Fed et de la BCE vers l'actif à base monétaire constanteLa Fed et la BCE ont injecté des liquidités pour soutenir les banques. La part des refinancements a augmenté à long terme et réduit à court terme, tout enmaintenant ses taux de refinancement. En effet, injecter des liquidités à long terme a permis de stabiliser le système financier et réduire les tensions sur lesmarchés interbancaires à court terme. Politique avec variation de la base monétaireLa BCE a mis à disposition des banques des liquidités sans limites de montant. Ces banques ont des facilités de dépôts auprès de la banque centrale pour placerleurs recettes, ce qui a pour conséquence d'augmenter la base monétaire et ainsi relancer l'offre de crédit. La Fed a plutôt vendu des bons du Trésor pouraugmenter une nouvelle fois la base monétaire. Elle a de plus soutenu les agents privés et les ménages dans le financement comme la TALF (relance du marchédes ABS gagés sur les prêts automobile, étudiant et cartes de crédit). Elle prête des liquidités contre des collatéraux qui seront vendus à un véhicule. Mais celan'a pas réussi à limiter les dégâts de la crise du fait des évolutions des marchés et des changements des besoins sur le refinancement des banquescommerciales. Politiques sur l'actif avec les achats de titresLes banques centrales ont acheté des titres sur les marchés avec des dépôts du trésor à court terme, puis à long terme pour créer de la monnaie. Ces achatsont différé selon les différentes banques centrales. La BCE est resté méfiante en répondant uniquement aux besoins des banques et en soutenant le marchéinterbancaire tandis que la Fed a lancé des programmes d'achat d'actifs qui permet d'acheter les titres risqués. La Fed a ainsi amélioré le financement de sesinstitutions. •● Graphique sur les différentes actions menées par les Banques Centrales ●• En conclusion, on peut constater l'entrée dans une nouvelle phase de la crise, celle de l'endettement des pays pour sauver leur économie.Le «Plan d'action de Séoul », émanant du dernier G20 tenu à Séoul il y a quelques jours, détaillé dans un communiqué, appelle par ailleurs les pays développéset émergents à « assurer la reprise en cours, une croissance durable et la stabilité des marchés financier, en particulier en évoluant vers des systèmes dechange davantage déterminés par les marchés en renforçant la flexibilité des taux de change pour refléter les fondamentaux économiques et en s'abstenant dedévaluation compétitives des monnaies ». »

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