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Les secteurs de l'économie: UNE APPROCHE DE L'ÉCONOMIE EN TERMES D'EMPLOI

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LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT

Si, dans les pays développés, la structure de la population a évolué d'une société primaire à une société tertiaire en passant par une période industrielle, une économie sous-développée possède en revanche un secteur primaire prépondérant, un secteur secondaire en forte croissance et un secteur tertiaire faible.

Ces critères économiques peuvent cependant induire en erreur : un pays comme le Mexique montre une répartition de sa population selon les trois secteurs comparable à celle de la France, bien que son niveau de développement soit inférieur.

En effet, le gonflement du secteur tertiaire dans les pays sous-développés est souvent le fruit de l'exode rural et du chômage. Un cireur de chaussures ou un vendeur ambulant de souvenirs feront partie du secteur tertiaire puisqu'ils font du commerce.

« La répartition de la population active par secteur, dans une économie sous­ développée , privilégie le secteur primaire : l'extraction des richesses du sol constitue l'une des premières activités humaines . Toutefois, la transformation de ces richesses par l'industrie (qu'elle soit opérée par des petits artisans ou par des unités productives plus importantes) tend inéluctablement à prendre le pas sur leur extraction. Le secteur secondaire devient donc, en termes de résultats économiques comme en termes de population active employée , prépondérant: c'est ce que Jean Fourastié a appelé la « période transitoire » . La maturité À 1 'issue de la période transitoire, les secteurs primaires et secondaires ne créent plus d'emplois, notamment du fait de forts gains de productivité . C'est alors le secteur tertiaire, celui des services, qui devient le principal employeur . C'est le cas dans les pays développés : dès 1956 pour les États­ Unis et dans les années 1960 en Europe, le secteur tertiaire est devenu prépondérant principalement aux dépens du secteur primaire. Ce dernier occupait près de 90 OAJ de la population active au xvur siècle . Aujourd'hui, ce taux a chuté à 5 %et parfois moins dans certains pays. Les forts progrès de la productivité en sont la cause ainsi que la saturation croissante de ta consommation liée à la production du secteur primaire. Ainsi, les productions primaires, comme celle des aliments, peuvent aujourd'hui être fournies en abondance avec une main-d'œuvre réduite . Au XVIII' siècle, le secteur secondaire et notamment le commerce, alors peu représenté dans la population active, a vu son importance croître considérablement en passant d'un taux de 5% d'actifs employés à 45 %. C'est de cet essor qu'est née la société de consommation . Aujourd'hui , ce chiffre a diminué et ne dépasse pas 30% d'actifs dans les pays développés en raison de la forte croissance de la productivité . Si, dans les pays développés, la structure de la population a évolué d'une société primaire à une société tertiaire en passant par une période industrielle , une économie sous ­ développée possède en revanche un secteur primaire prépondérant , un secteur secondaire en forte croissance et un secteur tertiaire faible . Ces critères économiques peuvent cependant induire en erreur : un pays comme le Mexique montre une répartition de sa popu lation selon les trois secteurs comparable à celle de la France , bien que son niveau de développement soit inférieur. En effet , le gonflement du secteur tertiaire dans les pays sous -développés est souvent le fruit de l'exode rural et du chômage. Un dreur de chaussures ou un vendeur ambulant de souvenirs feront partie du secteur tertiaire puisqu 'ils font du commerce. EMPLOI ET SECTEURS I.E niiTIAIRE, MOTEUR DE L'EMPLOI Dans un pays bénéficiant d'une économie développée, c'est le secteur tertia ire qui crée le plus d'emplois. C'est pourquoi les pays industrialisés à économie de marché connaissent une diminution des effectifs du secteur primaire depuis le début du X IX' siècle et une baisse des effectifs du secteur secondaire depuis les années 1970 . En outre, la baisse de la population active primaire dans les pays développés est également causée par l'attrait des revenus que proposent les deux autres secteurs , alors que la productivité très importante de l'agriculture provoque une diminution de ses revenus . l'idée fondamentale de Jean Fourastié est la suivante : les effectifs des métiers à faible progrès technique, c 'est-à-dire ceux du secteur tertiaire, sont depuis 1800, en constante progression par rapport aux effectifs totaux de la population active. Vers 1800 , le secteur tertiaire des nations les plus développées du monde atteignait en gros 15% de l'activité économique totale de ces pays. Aujourd'hui, aux États-Unis, il dépasse les deux tiers de l'activité totale . L'tvOLunON DES ACTIVIJts niiTIAIRES Le secteur tertiaire ne pourra jamais représenter 100 %de l'activité d'un Aujourd 'hui, deux tiers des créat ions pays car, bien que les métiers à fort d'emplois, dans les pays industrialisés, progrès technique , comme l 'industrie et tomber très bas, l'homme demeure pour l'instant indispensable à la commande des machines. Fourastié chiffre à 15-20 % ce« résidu» de population active qui sera néce ssaire aux métiers à fort progrès technique . croissance du secteur tertiaire entraîne une courbe croissante de ses effectifs. Or, après la « période transitoire » , qui voit le secteur secondaire progresser aux dépens du primaire et la capacité créatrice d'emplois de ces deux secteurs s 'affaiblir , la progression du secteur tertiaire elle-même devrait s'essouffler. Une fois la « période transitoire » terminée, les migrations d 'un secteur à l'autre auront une influence économique et sociale moindre qu'à l ' heure actuelle. Elles ne concerneront que de faibles effectifs de la population et n'altéreront que modérément leur style et leur niveau de vie. La disparition totale du secteur tertiaire ne pourrait intervenir que dans le cas où toutes les professions génératrices de biens et de services viendraient à disparaître. Cela est à l'heure actuelle , tout à fait inconcevable , le rendement du travail de quelque activité que ce soit ne pouvant être augmenté de manière considérable. Au contraire, le nombre de métiers dont le rendement stagne ou décroît est tel qu'on ne peut qu'escompter , au cours du XXI' siècle, une rupture radicale des tendances actuelles. LES MÉTIERS DANS LES SECTEURS DE L'ÉCONOMIE Certaines activités économiques se placent naturellement dans un secteur. Ainsi, le commerce représente l 'activité la plus importante du secteur tertiaire . Il inclut, en effet, les banques, les assurances , les petits commerces et les grands magasins. En revanche, pour d 'autres, comme les transports, il importe de distinguer p lusieurs périodes dans leur évolution : • de 1830 à 1900 environ, les progrès techniques très lents des chemins de fer ne leur permettaient pas d'accéder au secteur tertiaire ; • de 1900 à 1930 , une légère évolution place ce moyen de transport entre le tertiaire et le secondaire, les progrès réalisés étant toujours très lents. sont des activités à caractère mixte, qui n 'ont pas toujours fait partie du secteur tertiaire . Ces activités évoluent constamment d'un secteur à l'autre et confirment l'importance de l'analyse en termes de progrès techniques . On retrouve cependant des activités stables dans le tertiaire, avec les professions non commerciales (instituteurs, hommes de loi, acteurs, hommes d 'Église, musiciens , etc.) , les administrations publiques, ainsi que celles des entreprises industrielles. Dans les « services personnels et domestiques », de rares progrès techniques ont été réalisés depuis cent ans. Si l'on considère l'exemple d'un coiffeur ou d 'une femme de ménage qui, bien qu'ayant bénéficié d'une évolution technique grâce aux appareils ménagers , n'ont pas encore multiplié par deux leur rendement de travail, on peut considérer que ces professions représentent bien le type tertiaire . De manière générale , le critère le plus adéquat pour reconna ître le tertiaire est l'identité du rendement du travail à travers l'espace . En effet la constance dans le temps entraîne la constance dans l'espace et si le métallurgiste de Chicago traite en une heure quatre fois plus d 'acier que le métallurgiste parisien , le coiffeur de Chicago ne traite pas plus de clients que celui de l'avenue de l'Opéra ou que celui des plus petites bourgades africaines. Telle est la propriété fondamentale du tertiaire : le rendement du travail y est le même dans tous les pays . Les prix réels des biens et des services tertiaires sont homogènes d 'un pays à l'autre, tandis que les prix des biens secondaires et primaires sont d'autant plus faibles dans une nation que le pays bénéficie davantage du progrès technique et des gains de productivité . SEmUR niiTIAIRE, EMPLOIS PRIMAIRES se font dans le secteur tertia ~i~re::_. _7J.~~~~ ~ ~:!! vo~i~r l~eu~r;s!eff~e;ct~ifs~~~~e~~ ~~~~~~ J!~:; ~~~ ~~~~ de la sous-traitance. Ainsi , si une entreprise industrielle s'occupe elle­ même de son nettoyage, de sa comptabilité et de son transport, toutes ces activités seront intégrées au secondaire . Si elle externalise ces activités , elles seront classées dans le secteur tertiaire . Certains services (Informatique , ingénierie, nettoyage , gardiennage , marketing) sont profondément liés aux besoins de l'Industrie . Ces « services marchands rendus aux entreprises », qui reflètent souvent une stratégie de filialisation d'entreprise et de sous­ traitance industrielle , étaient auparavant comptabilisés au sein des entreprises . Les liens entre industrie et services restent donc très forts : le gonflement de la distribution est à la mesure de la montée de la productivité industrielle et de la consommation de masse. liS ADMINISTRAnONS AU CŒUR DU niiTIAIRE Le développement économique et social , tout au long du XX' siècle, et particulièrement à partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale , est lié à la véritable explosion , tant en termes de ressources que de personnes emp loyées , du tertiaire non marchand . Ce tertiaire non marchand , c'est-à-dire qui ne donne pas lieu à un paiement direct sur un marché donné mais est financé par des cotisations non proportionnelles aux prestations ou par des impôts et taxes en fonction des services consommés , est composé des administrations publiques (État collectivités locales) ou privées (organismes de Sécurité sociale, mutuelles). Il reflète en partie les nouvelles conditions techniques de production . Par exemple, c'est le besoin de cadres dans l'économie moderne qui explique les dépenses d'éducation ; de même , l'indemnisation des périodes de chômage permet une plus grande flexibilité de l'emploi , dans le cadre d'économies aux rythmes plus rapides et aux cycles plus »

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