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Berchtold, Léopold, comte

Publié le 22/02/2012

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Homme d'Etat autrichien né à Vienne, mort au château Percszyne à Ödenburg (1863-1942). Berchtold appartenait au service administratif de Moravie, mais entra en 1893 dans la carrière diplomatique. Il appartint aux ambassades de Paris, de Londres et de Saint-Pétersbourg, où il fut promu conseiller de légation en 1903. De 1907 à 1911, il fut ambassadeur austro-hongrois à Saint-Pétersbourg, mais se retira ensuite sur ses terres de Moravie (Buchlau). Après la mort d'Aehrenthal (le 17 février 1912), il fut nommé ministre des Affaires étrangères. Berchtold était un homme du monde. Ceux qui l'approchaient appréciaient son charme, son intelligence et son aptitude à simplifier les problèmes les plus complexes. Il n'était toutefois pas un fanatique de la politique, qui ne représentait pas pour lui une nécessité vitale. Il n'aimait pas assumer de responsabilités, et chaque décision lui était pénible. Ceci l'amenait trop souvent à demander conseil et à se réfugier dans une interminable étude des dossiers ou dans de longues tergiversations. Ce manque d'esprit de décision et d'énergie active rendait la conduite de son ministère problématique. Il devint toutefois le représentant de l'inflexibilité autrichienne après l'attentat de Sarajevo et lors de la remise de l'ultimatum à la Serbie. En fait, il croyait à la mission pacificatrice de la monarchie austro-hongroise. Il était convaincu que sa disparition compromettrait à jamais l'équilibre européen et causerait des remous énormes. Il ne croyait qu'à l'autoconservation, et toute idée d'expansion territoriale lui était étrangère. Il était d'avis que la provocation ne pouvait être matée que par ces contre-mesures radicales et croyait pouvoir localiser l'action de police entreprise contre la Serbie. Ce faisant, il sous-estima le danger que j àprésentait la Russie et méconnut la réelle communauté d'intérêts qui servait de base à l'alliance franco-russe. Il avait en outre compté sur la neutralité de l'Angleterre. Peu de temps avant sa mort, il détruisit son journal le plus important, ayant trait à. la période de 1914. Considéré longtemps comme un politicien superficiel, il n'a été apprécié à sa juste valeur qu'à l'époque présente.

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