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HADÈS HÉBÉ HAMADRYADES HARMONIE HÉCATE

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HADÈS. Fils de Cronos et de Rhéa, Hadès, après le partage de I 'Univers en trois parties, acquit la possession souveraine sur le monde inférieur, tandis que son frère Zeus régnait sur les cieux et Poséidon sur les mers. Époux de Perséphone, qu'il enleva à la Terre et à sa mère Déméter, Hadès est un dieu redouté des Grecs. Justicier impitoyable, il est assis au fond des Enfers sur un trône et tient dans sa main un sceptre avec lequel il gouverne sans pitié les âmes des morts qui peuplent son sombre et inconnu royaume. Il porte sur la tête un casque qui rend invisible; les Cyclopes lui en firent don et lui-même il le prête parfois aux héros des légendes auxquels il a décidé d'accorder aide et protection. Entouré des divinités des Enfers, ses servantes, ses messagères, il dicte à la Terre la terrible loi de la mort. Pourtant, tout comme son épouse Perséphone, terrible déesse aux Enfers, mais douce aux hommes de la Terre, auxquels elle apporte fertilité et abondance des moissons, Hadès est parfois surnommé Pluton (« le Dispensateur de richesses »); il est invoqué par les agriculteurs, et on le représente sous les traits d'un dieu placide, tenant d'une main une corne d'abondance, et, de l'autre, des instruments aratoires. Au cours de ses séjours sur la Terre, Hadès commet toujours quelques infidélités avec les mortelles ou les nymphes de la végétation et des bois.

La double attribution de la Mort et de la Vie revêtue par Hadès est, dans la mythologie, commune à presque toutes les grandes divinités des Enfers.

HALIRRHOTIOS. Ce fils de Poséidon et de la nymphe Euryté tenta de faire violence à Alcippé, la fille d'Arès et d'Aglauros. Pour la défendre, le dieu de la Guerre le tua. Déféré en jugement par Poséidon, Arès fut présenté au tribunal des dieux qui siégeait sur une des collines d'Athènes. Il fut acquitté; la colline sur laquelle s’était déroulé le procès devint plus tard le lieu de séance du tribunal d’Athènes, I'Aréopage.

HAMADRYADES. Tout comme leurs sœurs les Dryades, les Hamadryades ont élu les forêts pour demeures et vivent en sympathie avec un arbre de leur choix, sous son écorce. Mais elles aliènent ainsi leur liberté, et la mort de l’arbre marque en même temps la fin de leur propre existence. Aussi, le bûcheron se doit d’écouter leurs supplications affolées lorsqu’il se dispose à abattre un arbre, et se garder d’imiter Érysichton, qui refusa de se laisser émouvoir et fut sévèrement puni par Déméter pour son acte sacrilège et sa dureté de cœur.

HARMONIE. Fruit des amours d’Arès et d’Aphrodite, Harmonie fut mariée à Cadmos, fondateur de Thèbes, et ses noces furent célébrées par tous les dieux de l’Olympe. En cadeau, Harmonie reçut en particulier un péplos tissé par Athéna et un collier ciselé par le dieu forgeron Héphaïstos.

Une malédiction était attachée à ces deux présents, puisque ceux qui les possédèrent périrent tragiquement, notamment la génération des Labda-cides, à laquelle Œdipe, petit-fils d ’Harmonie, appartenait. Ériphyle, Phégée, Alcméon, Arsinoé, Callirhoé en furent aussi les victimes. Commencé dans la joie, le mariage d’Harmonie et de Cadmos devait se terminer dans le malheur. Leurs enfants Sémélé, lno-Leucothoéa, Agavé, Autonoé et leurs petits-enfants connurent des infortunes diverses. Cependant, lorsqu’ils moururent, Harmonie et son époux furent métamorphosés en serpents pour compenser leur vieillesse affligée.

HARPYES. Ces filles de Thaumas et de l’Océanide Électre, Aellô, Ocy-pétès, à qui l’on joignit plus tard Cœ-lano, étaient considérées par Hésiode comme des femmes ailées à la belle chevelure, puis, peu à peu, la légende leur donna I’apparence de monstres épouvantables. Leur corps osseux de vautour, leur visage ridé, leur bec et leurs ongles crochus, l’odeur infecte qu’elles répandent sont autant de représentations sensibles de la sécheresse, de la famine et des épidémies, mais aussi l’image de monstres impossibles à rassasier, qui enlèvent les enfants et pourvoient en morts les Enfers. Les dieux ne les détruisent pas parce qu’ils se servent de leur méchanceté pour tourmenter les mortels, tel l’aveugle Phinée, dont elles ravissent ou souillent la -nourriture. Chassées par les fils de Borée , Zétès et Calaïs, elles s’établirent dans les îles Strophades. Mais leur rôle infernal continue, et les Latins les assimilent la plupart du temps aux Furies, gardiennes du sombre Tartare.

HÉBÉ. Les Romains appelaient cette déesse Juventus. Fille de Zeus et d’Héra, elle dispensait l’éternelle jeunesse et l’immortalité en versant aux dieux de l’Olympe le nectar. Elle fut remplacée dans cette sainte fonction par Gany-mède et épousa Héraclès, quand celui-ci fut reçu parmi les dieux. Elle lui donna deux fils, Alexiarès et Anicétos.

HÉCATE. Fille de Persès et d’ Astéria, Hécate appartient à la première génération des dieux. Lorsque les enfants de Cronos régnèrent sous la souveraineté suprême de Zeus, Hécate conserva ses privilèges et ses prérogatives antérieurs : considérée dans les temps reculés comme une déesse bienfaisante, elle dispensait en toutes choses les richesses matérielles et spirituelles, les victoires, aussi bien aux mortels qu’aux immortels et aux dieux, qui la respectaient et même la craignaient. Peu à peu, Hécate acquit un caractère redoutable et maléfique. Messagère des démons et des fantômes, suivie d’une meute hurlante, elle se plaça à la jonction des routes et se livra à diverses opérations de magie et de divination. Représentée sous les traits d’une divinité à trois têtes, la triple Hécate fut assimilée parfois aux trois divinités Séléné, Artémis et Perséphone. Sa statue s’élevait aux carrefours; on offrait à la déesse des sacrifices, et on cherchait à se la rendre favorable par des incantations.

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