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L e terme de crise économique désigne une rupture dans l'activité d'un pays ou d'un ensemble de pays ; on le réserve donc à un phénomène macro-économique, par opposition aux crises sectorielles ou locales, qui n'affectent qu'une partie de l'économie.

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L e terme de crise économique désigne une rupture dans l'activité d'un pays ou d'un ensemble de pays ; on le réserve donc à un phénomène macro-économique, par opposition aux crises sectorielles ou locales, qui n'affectent qu'une partie de l'économie. Il est cependant utilisé par les historiens et les économistes dans plusieurs sens, qui peuvent être ramenés à deux oppositions principales : une crise est cyclique ou structurelle ; elle est aussi courte ou longue. Les crises économiques sont aussi anciennes que les économies elles-mêmes. Leur nature a cependant changé avec l'avènement du capitalisme : aux crises préindustrielles, d'origine exogène, succédèrent des crises cycliques, rythmant le mouvement endogène de l'activité, ou des crises structurelles, dues à des transformations profondes du système économique. Ces caractères peuvent se combiner dans une situation historique particulière, comme pour la crise des années trente. C'est pourquoi l'identification d'une crise de l'économie mondiale aujourd'hui est si difficile. Les crises préindustrielles Dans les sociétés préindustrielles caractérisées par la prépondérance des activités agricoles, la crise économique était souvent provoquée par un accident climatique, éventuellement combiné à d'autres phénomènes naturels ou politiques (épidémie, guerre). La sous-production agricole ainsi engendrée perturbait ensuite les échanges entre la campagne et la ville : l'absence d'excédents commercialisables généralisait la disette et ruinait l'artisanat urbain. Ce schéma est par exemple constaté en France en 1709, 17751776, 1785-1789. La sortie de la crise intervenait, au mieux avec le retour d'une bonne récolte, au pire après une baisse de la population, qui s'adaptait au niveau des subsistances (cas de la première moitié du XIVe siècle en Europe). Les circonstances de la crise étaient alors surtout d'origine exogène. L'organisation de l'activité économique n'y était cependant pas étrangère : il y avait crise parce que le système de production (caractérisé par la productivité du travail, la complémentarité des activités, la connexion entre les marchés) était insuffisamment élastique pour absorber les effets des « chocs « exogènes. Des défauts structurels pouvaient aggraver la crise en y introduisant une dimension financière ou monétaire : les difficultés accrues des finances royales pendant les dernières années de l'Ancien Régime ou les conséquences de l'expérience de Law en 1720-1721 en sont des exemples. Ce type de crise disparut d'Europe à mesure que l'expansion du capitalisme rendit précisément le système de production plus élastique : l'accroissement de la productivité dans l'agriculture et le développement des échanges internationaux permirent de compenser les aléas climatiques (les difficultés venant alors plutôt de la surproduction) ; ceux-ci avaient d'autant moins d'influence sur l'économie globale que le poids de l'agriculture dans la production nationale se réduisit dans la seconde moitié du XIX e siècle (entre 10 et 30 % selon les pays). La sous-production agricole est encore aujourd'hui un aspect de la crise économique des pays du tiers-monde, mais, malgré l'évidence des phénomènes naturels et politiques (sécheresse, guerres), elle est encore plus qu'autrefois déterminée par les formes d'organisation des économies mondiales et locales. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats famine guerre Louis - FRANCE - Louis XV le Bien-Aimé révolution industrielle - Déséquilibres et contestations de la civilisation industrielle Les livres crise économique - chômeurs parisiens, page 1316, volume 3 crise économique - La Disette du pain, an IV de la Révolution française, page 1316, volume 3 crise économique - L'Honnête Homme ruiné par les péripéties de l'Empire (vers 1820),, page 1317, volume 3 Les crises cycliques Dans les pays industrialisés, la disparition des crises d'origine frumentaire n'a pas signifié celle de toute crise économique. Au contraire, on a observé avant la Première Guerre mondiale une alternance régulière de périodes d'expansion et de récession - la crise étant le passage brutal de l'une à l'autre -, comme en 1836, 1847, 1857, 1866, 1873, 1882, 1893, 1907, 1913 (voir cycle économique). Deux aspects la caractérisent : elle est endogène, en ce que les fluctuations de l'activité sont auto-entretenues (même si un phénomène extra-économique peut être l'étincelle qui déclenche la crise) ; elle est totale, en ce qu'elle comporte des dimensions économiques (surproduction généralisée, baisse des prix et des profits), financières (chute des cours boursiers, faillites bancaires) et sociales (baisse des salaires, chômage). La régularité observée de ces crises a d'autant plus intrigué les économistes que la loi de Say (voir ce nom) enseigne qu'aucune surproduction générale n'est possible (les produits s'échangeant contre les produits, toute l'offre est nécessairement absorbée par la demande). Marx fut le premier à démontrer que, dans une économie capitaliste, le caractère monétaire des échanges fait de la crise générale le mode de régulation normal de l'activité. La finalité de la production d'une entreprise est en effet la vente de ses marchandises contre de la monnaie, qui lui permet d'acheter à nouveau les moyens de production et la force de travail nécessaires à la poursuite de son activité. Qu'elle se trompe dans l'évaluation de la demande qui s'adresse à elle, et l'insuffisance de ses recettes interrompt cette activité et, de proche en proche, celle des autres agents (entreprises, salariés), qui tiraient leurs recettes des ventes à cette entreprise : de locale, la crise devient générale. Ce risque d'erreur augmente à mesure que l'expansion fait croire à sa prolongation indéfinie, d'où la récurrence des crises, qui sanctionnent les erreurs commises et, en assainissant la situation (de façon douloureuse : faillites, chômage), ouvrent la possibilité d'une nouvelle période d'expansion. Repris par l'analyse postkeynésienne qui l'a complété pour prendre en compte le rôle de la demande effective globale, de l'endettement et des « bulles « spéculatives, ce schéma reste la base de l'explication des crises cycliques endogènes. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats capitalisme cycle économique dépression - 4.ÉCONOMIE endogène fluctuations économiques Juglar Joseph Clément Marx Karl postkeynésienne (analyse) récession Say Jean-Baptiste surproduction Les médias crise économique et spéculation Dépression ou transformation structurelle L'analyse cyclique de l'activité a été étendue à la période longue et le terme de crise a alors changé de sens pour désigner, non plus une phase courte de rupture, mais une phase longue de dépression, du type de celle qu'ont connue les pays industrialisés de 1873 à 1896. L'idée de destruction associée à la notion de crise persiste encore, mais, selon Joseph Schumpeter, qui a théorisé ces cycles longs, c'est une « destruction créatrice «. Schumpeter fonde la dynamique du système capitaliste sur deux facteurs : l'innovation technologique et l'entrepreneur. C'est celui-ci qui, attiré par le surprofit qu'il peut en tirer, met en oeuvre les innovations ; la prospérité d'une économie sur la longue période vient de leur diffusion par « grappes «, qui soutient la croissance de l'investissement. Quand elles sont absorbées par l'ensemble du système économique, les occasions de surprofit se raréfient et l'investissement se ralentit, ce qui provoque une dépression. La destruction des structures de production associées aux anciens produits et processus s'accompagne de la gestation de nouvelles innovations, qui permettent une autre phase longue d'expansion. Ce schéma est appliqué aux cycles longs observés par Nikolaï Kondratiev : la machine à vapeur et le textile auraient permis la phase ascendante de 1780 à 1817, l'acier et le chemin de fer celle de 1844 à 1873, le moteur à explosion, l'électricité et la chimie celle de 1896 à 1920. Symétriquement, l'épuisement de ces innovations expliquerait les phases descendantes (ou crises longues) de 1817 à 1844, de 1873 à 1896 et de 1920 à 1940. En fondant des périodes très différentes dans un schéma unique, cette explication soulève des problèmes d'ordre historique ou théorique. Ainsi, la réalité d'une « grande dépression « dans le dernier quart du XIXe siècle a été contestée ; surtout, le traitement de la crise de l'entre-deux-guerres comme le simple effet d'un épuisement technologique laisse dans l'ombre les profondes transformations structurelles qu'a alors connues le capitalisme. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats dépression - 4.ÉCONOMIE Kondratiev Nikolaï Dimitrievitch révolution industrielle - Déséquilibres et contestations de la civilisation industrielle Schumpeter Joseph La crise des années trente L'accent mis sur les structures économiques permet d'abord de comprendre un type de crise courte, dite de reconversion. C'est le cas pour les pays industriels vers 1920. Les structures mises en place pour l'économie de guerre (contrôle par l'État des circuits productifs et financiers, endettement et approvisionnement massifs de la France et de la Grande-Bretagne auprès des États-Unis) ou par le traité de Versailles (imposition de lourdes réparations à l'Allemagne) n'étaient pas adaptées à la reprise des échanges internationaux. Un problème similaire est apparu récemment dans les pays européens abandonnant le système socialiste pour l'économie de marché. Le krach de 1929 ouvre un autre type de crise, caractérisée par l'articulation entre le système monétaire et financier et le système productif. Après une période de forte hausse des cours boursiers à Wall Street (triplement en cinq ans), alimentée par le gonflement des prêts et l'afflux de capitaux flottants, une restriction des liquidités dégénéra mécaniquement en crise boursière : en l'absence de banque centrale acceptant de leur prêter des liquidités, les opérateurs ne purent rembourser les emprunts qu'en étant obligés de vendre les titres qu'ils avaient achetés en s'endettant, ce qui provoqua la baisse des cours, accroissant le besoin en liquidités et donc la baisse, en un mouvement cumulatif. Les pertes des banques comme des particuliers et des entreprises conduisirent à une contraction de la production et des échanges : le produit national des États-Unis diminua d'un tiers entre 1929 et 1933 et le chômage atteignit 25 % de la population active. Les rapatriements de fonds opérés par les banques américaines ruinèrent le système financier des pays d'Europe centrale et la crise économique s'étendit à l'Europe, touchant davantage l'Allemagne que la Grande-Bretagne et surtout la France. Une explication de la crise des années trente la présente comme le passage d'un régime du capitalisme à un autre. Le capitalisme du XIXe siècle avait intégré le salarié comme producteur, mais pas comme consommateur ; l'extension du salariat à la quasitotalité de la production marchande et la transformation des conditions de production ( voir taylorisme) avaient fortement augmenté la production, mais la stagnation du salaire réel n'en permettait pas l'absorption. La reconstruction d'après-guerre achevée, les conditions d'une crise générale de surproduction étaient réunies, d'autant plus que le développement de la sphère bancaire et financière entretenait l'illusion d'une prospérité illimitée. La crise fut l'occasion à la fois d'une transformation du rapport salarial (voir fordisme), d'un interventionnisme accru de l'État (voir keynésianisme) et d'une restructuration du système bancaire et financier (voir le dossier monnaie). Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats capitaux flottants chômage dépression - 4.ÉCONOMIE États-Unis - Histoire - Les États-Unis, puissance mondiale - L'entre-deux-guerres fordisme France - Histoire - L'enracinement de la République - L'entre-deux-guerres (19181939) Keynes John Maynard keynésianisme krach monnaie - Deux conceptions de la monnaie réparations stationnaire (économie) taylorisme Les livres Weimar (République de), page 5608, volume 10 crise économique - le krach de Wall Street, à New York, en octobre 1929, page 1317, volume 3 crise économique - la crise des années trente, page 1319, volume 3 États-Unis - défilé de chômeurs pendant la Grande Dépression, page 1760, volume 4 France - manifestation de chômeurs du Nord en 1933, page 2019, volume 4 Quelques diagnostics sur les années récentes L'effondrement du système monétaire international en 1971-1973, les chocs pétroliers de 1973 et 1979, la cessation de paiement du Mexique en 1982, les krachs boursiers de 1987 et 1989 ont ravivé le spectre de la crise économique, qu'une croissance régulière et soutenue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (les « Trente Glorieuses «, selon l'expression de Jean Fourastié) avait fait oublier. Les différentes explications des crises passées ont été reprises pour rendre compte des forces à l'oeuvre derrière ces phénomènes. Constatant que la stagflation des années soixante-dix faisait place, à partir de 1984, à une période d'expansion accompagnée de désinflation, on y a vu le retour à un cycle de moyenne période, avec alternance de hausse modérée et de hausse rapide des prix. Les tenants du cycle de longue période ont soutenu que la croissance d'après-guerre était la phase ascendante d'un « cycle de Kondratiev « impulsée par l'automobile et l'électronique ; les années soixante-dix marqueraient ainsi le début d'une phase descendante, qui ne cesserait qu'avec l'exploitation d'autres innovations. Enfin, on a observé que c'est peut-être le régime « fordiste « lui-même qui est entré en crise : en même temps que les limites rencontrées par les anciennes formes d'organisation du travail (telles que le travail à la chaîne) ralentissent la croissance de la productivité, les pratiques d'indexation des salaires et l'augmentation des charges collectives (santé, retraites) ne permettent plus dorénavant de dégager des capacités d'investissement qui soient suffisantes. La sortie de la crise supposerait, à la fois, de nouvelles formes d'organisation du travail et un nouveau compromis social pour le partage des gains de productivité. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats croissance - 2.ÉCONOMIE désinflation monnaie - Le rôle des banques centrales en question stagflation Les livres crise économique - immeuble de la Federal Reserve Bank,à New York, page 1318, volume 3 crise économique - le Stock Exchange de New York, à Wall Street, page 1318, volume 3 crise économique - vue du Pentagone à Washington, page 1318, volume 3 crise économique - siège social de la National Steel, à Pittsburgh (États-Unis), page 1318, volume 3 Une crise pour la fin du siècle ? L'articulation entre monnaie, finance et production, constatée lors de la crise des années trente, suggère qu'une composante centrale d'une crise économique en cette fin de siècle serait ce que Hyman Minsky a appelé la fragilité financière. L'expérience de la grande crise a conduit à mettre en place des garde-fous contre sa répétition : des banques centrales actives, coordonnées au plan international, acceptant de refinancer les dettes d'une façon quasi automatique et offrant un filet de sécurité aux systèmes bancaires ; des États interventionnistes, dont les dépenses publiques, financées par un déficit budgétaire, soutiennent les profits et par là l'incitation à investir ; et jusqu'au déficit de la balance commerciale américaine, qui, étant réglé en dollars, approvisionne le reste du monde en liquidités. Or, le rôle du prêteur en dernier ressort ( voir cet article) semble de plus en plus difficile à jouer face à des marchés financiers fonctionnant sans contrôle ; le retour du libéralisme met en cause la responsabilité de l'État dans la régulation macro-économique ; enfin, l'hégémonie du dollar est secouée par le redécoupage de l'espace économique mondial, sans qu'un nouveau système monétaire international ait vu le jour. Les conditions de possibilité d'une crise économique majeure semblent ainsi à nouveau réunies ; les modalités de son déclenchement échappent à la prévision des économistes. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats monnaie - Le rôle des banques centrales en question politique monétaire prêteur en dernier ressort régulation - 2.ÉCONOMIE Complétez votre recherche en consultant : Les indications bibliographiques D. Flouzat, Croissance, crise et stratégies économiques, PUF, Paris, 1994. J. M. Keynes, Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, 1 936, trad. Paris, 1959 (Payot, 1988). J. Pavoines, les Trois Crises du XXe siècle, Ellipses-Marketing, Paris, 1994. B. Rosier, les Théories des crises économiques, La Découverte, Paris, 1993.

« Les crises cycliques Dans les pays industrialisés, la disparition des crises d'origine frumentaire n'a pas signifié celle de toute crise économique. Au contraire, on a observé avant la Première Guerre mondiale une alternance régulière de périodes d'expansion et de récession – la crise étant le passage brutal de l'une à l'autre –, comme en 1836, 1847, 1857, 1866, 1873, 1882, 1893, 1907, 1913 ( voir cycle économique ). Deux aspects la caractérisent : elle est endogène, en ce que les fluctuations de l'activité sont auto-entretenues (même si un phénomène extra-économique peut être l'étincelle qui déclenche la crise) ; elle est totale, en ce qu'elle comporte des dimensions économiques (surproduction généralisée, baisse des prix et des profits), financières (chute des cours boursiers, faillites bancaires) et sociales (baisse des salaires, chômage). La régularité observée de ces crises a d'autant plus intrigué les économistes que la loi de Say (voir ce nom ) enseigne qu'aucune surproduction générale n'est possible (les produits s'échangeant contre les produits, toute l'offre est nécessairement absorbée par la demande). Marx fut le premier à démontrer que, dans une économie capitaliste, le caractère monétaire des échanges fait de la crise générale le mode de régulation normal de l'activité. La finalité de la production d'une entreprise est en effet la vente de ses marchandises contre de la monnaie, qui lui permet d'acheter à nouveau les moyens de production et la force de travail nécessaires à la poursuite de son activité. Qu'elle se trompe dans l'évaluation de la demande qui s'adresse à elle, et l'insuffisance de ses recettes interrompt cette activité et, de proche en proche, celle des autres agents (entreprises, salariés), qui tiraient leurs recettes des ventes à cette entreprise : de locale, la crise devient générale. Ce risque d'erreur augmente à mesure que l'expansion fait croire à sa prolongation indéfinie, d'où la récurrence des crises, qui sanctionnent les erreurs commises et, en assainissant la situation (de façon douloureuse : faillites, chômage), ouvrent la possibilité d'une nouvelle période d'expansion. Repris par l'analyse postkeynésienne qui l'a complété pour prendre en compte le rôle de la demande effective globale, de l'endettement et des « bulles » spéculatives, ce schéma reste la base de l'explication des crises cycliques endogènes. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats capitalisme cycle économique dépression - 4.ÉCONOMIE endogène fluctuations économiques Juglar Joseph Clément Marx Karl postkeynésienne (analyse) récession Say Jean-Baptiste surproduction Les médias crise économique et spéculation Dépression ou transformation structurelle L'analyse cyclique de l'activité a été étendue à la période longue et le terme de crise a alors changé de sens pour désigner, non plus une phase courte de rupture, mais une phase longue de dépression, du type de celle qu'ont connue les pays industrialisés de 1873 à 1896. L'idée de destruction associée à la notion de crise persiste encore, mais, selon Joseph Schumpeter, qui a théorisé ces cycles longs, c'est une « destruction créatrice ». Schumpeter fonde la dynamique du système capitaliste sur deux facteurs : l'innovation technologique et l'entrepreneur. C'est celui-ci qui, attiré par le surprofit qu'il peut en tirer, met en œuvre les innovations ; la prospérité d'une économie sur la longue période vient de leur diffusion par « grappes », qui soutient la croissance de l'investissement. Quand elles sont absorbées par l'ensemble du système économique, les occasions de surprofit se raréfient et l'investissement se ralentit, ce qui provoque une dépression. La destruction des structures de production associées aux anciens produits et processus s'accompagne de la »

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