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Leibniz Gottfried Wilhelm, 1646-1716, né à Leipzig, philosophe et mathématicien allemand.

Publié le 04/11/2013

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Leibniz Gottfried Wilhelm, 1646-1716, né à Leipzig, philosophe et mathématicien allemand. On présente le plus souvent Leibniz comme un esprit universel, et à juste titre. Il lut tout avidement (en grec, en latin, en français, en anglais), écrivit sur les matières les plus diverses (droit, mathématiques, physique, religion, histoire, politique, philosophie), correspondit avec l'Europe savante, inventa le calcul différentiel (1676), fonda la Société des sciences à Berlin en 1700, fut tôt diplomate, et bibliothécaire à Hanovre pendant les quarante dernières années de sa vie, en même temps que conseiller du duc Jean Frédéric. Il mourut cependant isolé et non reconnu. Il ne publia de son vivant que quelques articles et les Essais de Théodicée (1710). À partir de ses manuscrits, conservés à la bibliothèque royale de Hanovre, l'édition de ses oeuvres complètes a été établie par C.I. Gerhardt : Leibniz, Mathematische Schriften ( 18491863), Leibniz, Philosophische Schriften (1875-1890). Parmi ses oeuvres, retenons, outre la Théodicée déjà citée, le Système nouveau de la nature et de la communication des substances (1695), les Nouveaux Essais sur l'entendement humain (1704, critique de l'ouvrage de Locke Essais sur l'entendement humain), la Monadologie (1714) et les Principes de la nature et de la grâce (1714), qui offrent un exposé systématique de sa philosophie. Les thèses philosophiques. Leibniz était l'un des grands philosophes rationalistes du XVIIe siècle. À ce titre, s'agissant des propositions (A est B, A étant le sujet et B le prédicat), il identifia la proposition vraie avec une proposition de forme analytique (dans laquelle le prédicat est un élément de la définition du sujet). Ce qui revenait à privilégier les propositions mathématiques, qui sont strictement analytiques. Dans le même temps, Leibniz était attentif à la diversité, à l'extrême variété du réel (selon le « principe des indiscernables «, tout ce qui est réel est différent), autrement dit à la contingence (ce qui peut ne pas être ou être autrement). Autant dire que la réalité semble devoir échapper à une appréhension exclusivement mathématique ou logique. Tout l'effort philosophique de Leibniz consista précisément à rendre conciliables ces deux préoccupations : ne rien renier de la rigueur déductive sans laisser échapper la richesse du réel. On peut en juger par quelques-unes des principales thèses de sa philosophie. La substance (ou monade) leibnizienne - caractérisée par la simplicité et la spiritualité ; les corps, étant divisibles, ne peuvent pas être tenus pour authentiquement réels -, à la fois sujet logique et force (vis ou virtus), foyer d'énergie, relève de la logique et de la dynamique. Aussi Leibniz pouvait-il affirmer que la substance contient implicitement tous les événements qui lui arriveront : l'implicite est certes contenu logiquement dans la définition de la substance, mais comme une potentialité qui tend de soi à s'actualiser. De même, chaque substance « exprime « la totalité de l'univers dont elle fait partie, non pas seulement passivement, comme un miroir, mais comme effort pour le représenter toujours plus distinctement. Lorsque Leibniz soutenait la conception de l'« harmonie préétablie «, qui règle les rapports entre les substances, c'était au titre d'une hypothèse répondant aux exigences de la raison. Il s'agissait de rendre compatibles l'existence du mal et la liberté humaine avec la thèse de la création divine. Dieu dispose dans son entendement d'une infinité de possibles (possible : ce qui n'est pas contradictoire) qui prétendent également à l'existence. L'acte divin de création revient à opter pour la meilleure combinaison (compossibles) possible, ou optimale, répondant aux impératifs de l'unité et de la multiplicité. Les recherches mathématiques. En tant que mathématicien, quel que soit le sujet de son étude, Leibniz cherchait un langage approprié à chaque situation considérée. Aussi mit-il au point l'usage des notations ò et d, d'abord pour le « calcul des différences « dans le cas de suites finies, ensuite pour le calcul infinitésimal. Avec la publication de la Nova methodus pro maximis et minimis (Nouvelle méthode pour les maxima et les minima) en 1684, il rendit public un algorithme de calcul particulièrement efficace. Sa méthode et sa notation différentielle furent reprises par les Bernoulli et exposées méthodiquement par le marquis de L'Hospital avant d'être universellement et définitivement adoptées, sinon justifiées. La controverse entre Leibniz et Newton au sujet de l'« invention « de ce calcul fut très vive ; elle isola les mathématiciens anglais pendant près d'un siècle. Attiré par des spéculations plus générales, Leibniz imaginait une sorte d'alphabet logique de la pensée qui deviendrait un langage universel, une « algèbre « de la communication. En un certain sens, sa Characteristica generalis (qu'il écrivit à 14 ans en 1660) s'est trouvée en partie réalisée et démythifiée dans la présentation axiomatique de la théorie des ensembles et dans les travaux des logiciens du XXe siècle. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Bernoulli - Bernoulli Jean Ier bibliothèque Bruno Giordano calcul - 1.MATHÉMATIQUES Clarke Samuel Fermat (Pierre de) fonction - 2.MATHÉMATIQUES identité (principe d') infinitésimal (calcul) Locke John monade Monadologie (la) Newton (Isaac) physique - La révolution galiléenne et la naissance de la physique classique - De Galilée à Newton raison - 1.PHILOSOPHIE sciences (histoire des) - La lumière - Les nombres complexes sciences (histoire des) - La matière - Le calcul infinitésimal symbole système théodicée Les livres Leibniz Gottfried Wilhelm, page 2829, volume 5
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« calcul infinitésimal.

Avec la publication de la Nova methodus pro maximis et minimis (Nouvelle méthode pour les maxima et les minima ) en 1684, il rendit public un algorithme de calcul particulièrement efficace.

Sa méthode et sa notation différentielle furent reprises par les Bernoulli et exposées méthodiquement par le marquis de L'Hospital avant d'être universellement et définitivement adoptées, sinon justifiées.

La controverse entre Leibniz et Newton au sujet de l'« invention » de ce calcul fut très vive ; elle isola les mathématiciens anglais pendant près d'un siècle. Attiré par des spéculations plus générales, Leibniz imaginait une sorte d'alphabet logique de la pensée qui deviendrait un langage universel, une « algèbre » de la communication.

En un certain sens, sa Characteristica generalis (qu'il écrivit à 14 ans en 1660) s'est trouvée en partie réalisée et démythifiée dans la présentation axiomatique de la théorie des ensembles et dans les travaux des logiciens du XX e siècle. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Bernoulli - Bernoulli Jean Ier bibliothèque Bruno Giordano calcul - 1.MATHÉMATIQUES Clarke Samuel Fermat (Pierre de) fonction - 2.MATHÉMATIQUES identité (principe d') infinitésimal (calcul) Locke John monade Monadologie (la) Newton (Isaac) physique - La révolution galiléenne et la naissance de la physique classique - De Galilée à Newton raison - 1.PHILOSOPHIE sciences (histoire des) - La lumière - Les nombres complexes sciences (histoire des) - La matière - Le calcul infinitésimal symbole système théodicée Les livres Leibniz Gottfried Wilhelm, page 2829, volume 5. »

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