Devoir de Philosophie

Vienne (congrès de).

Publié le 14/12/2013

Extrait du document

Vienne (congrès de). rencontre diplomatique internationale qui se tint à Vienne et réorganisa l'Europe après les guerres napoléoniennes (septembre 1814-juin 1815). Prévu par le traité de Paris du 30 mai 1814, le congrès de Vienne réunit les représentants des « Quatre Puissances » (Autriche, Grande-Bretagne, Prusse et Russie) et de nombreux autres pays : il y eut en tout cent quarante-trois négociateurs. Les principales figures du congrès furent Metternich, qui représentait l'empereur d'Autriche François Ier , le vicomte de Castlereagh, puis le duc de Wellington et enfin lord Clancarty pour la Grande-Bretagne, le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III et son ministre Karl von Hardenberg, ainsi que le tsar de Russie Alexandre Ier , assisté du comte de Nesselrode. Représentant de la France vaincue, Talleyrand joua habilement des rivalités entre ses anciens ennemis et des ambitions des petits pays, et réussit à faire entendre sa voix. Le secrétariat des réunions fut tenu par le ministre autrichien Gentz. Dans l'esprit du XVIIIe siècle européen, le congrès s'accompagna de réceptions et de fêtes. Les partages territoriaux furent décidés par les souverains dans l'esprit des monarchies absolues de droit divin, et sans tenir compte d'éventuelles aspirations des peuples. Un nouvel ordre européen. L'acte final, ratifié le 9 juin 1815, fut hâté par le retour de Napoléon de l'île d'Elbe (1er mars 1815). Le congrès de Vienne ne reconstitua pas l'Europe d'avant 1789, mais simplifia la carte politique au profit des vainqueurs. La France, militairement occupée, fut ramenée à ses anciennes frontières qu'allait fixer le second traité de Paris (20 novembre 1815), et les Bourbons y furent restaurés. La Russie conserva la Finlande et la Bessarabie, et contrôla une partie de la Pologne, le reste étant partagé entre l'Autriche (qui recevait la Lombardie et la Vénétie, l'Illyrie, la Dalmatie, la Bavière) et le royaume de Prusse. Ce dernier, qui gagna la Westphalie, les régions rhénanes, la Poméranie suédoise et une partie de la Saxe, devint l'un des membres d'une confédération germanique de trente-neuf États et villes libres présidée par l'Autriche. L'Angleterre obtint Malte, Ceylan, les îles Ioniennes, Trinité-etTobago, la Guyane et l'île Maurice, anciennement françaises. Le royaume des Pays-Bas réunit les anciennes Provinces-Unies et la Belgique ; la Confédération helvétique, agrandie de quatre cantons, vit sa neutralité garantie. La Suède reçut la Norvège enlevée au Danemark, à qui échurent, en compensation, les duchés de Holstein et de Lauenburg. Le royaume de Piémont-Sardaigne reçut Nice, la Savoie et Gênes, et l'Italie resta divisée entre sept États. Enfin, l'Espagne et le Portugal furent rendus à leurs anciens souverains. Ce nouvel ordre européen était fondé sur l'autorité des monarchies conservatrices, qui se donnaient le droit d'intervenir pour préserver l'équilibre des puissances. L'acte du 9 juin fut complété diplomatiquement par la Quadruple-Alliance signée contre la France par l'Angleterre, l'Autriche, la Prusse et la Russie (20 novembre 1815) et par le traité de la Sainte-Alliance (26 septembre 1815) : Alexandre Ier de Russie, François Ier empereur d'Autriche et Frédéric-Guillaume de Prusse firent le serment de maintenir « un ordre voulu par Dieu ». Ce fut contre le congrès de Vienne que s'élevèrent au XIXe siècle les revendications des peuples et des nationalités. Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Pays-Bas - Histoire - De la République batave à la révolution belge Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Allemagne - Histoire - L'Allemagne moderne - La société allemande alliance Autriche - Histoire Autriche - Histoire - L'Autriche des Habsbourg Cent-Jours Europe - Histoire - L'Europe des nationalismes France - Histoire - Les bases de la France contemporaine (1789-1870) - Du Consulat à la fin de l'Empire (1799-1815) Guyanes (les) Hardenberg (prince Karl August von) Italie - Histoire - La marche vers l'unité lombard-vénitien (Royaume) Lombardie Metternich-Winneburg (Klemens, prince von) Nesselrode (Karl Robert, comte von) Pays-Bas - Histoire - De la République batave à la révolution belge Polignac (de) - Polignac (Jules François de) Pologne - Histoire - Du déclin aux partages de la Pologne Prusse Royaume-Uni - Histoire - La suprématie britannique Russie - Histoire - L'apogée de l'Empire (XIXe siècle) Sainte-Alliance Suisse - Histoire - Expansion économique et révolution politique Talleyrand-Périgord (de) - Talleyrand-Périgord (Charles Maurice de) Vienne - L'histoire de la ville Les livres Europe - le congrès de Vienne, page 1813, volume 4

« Les corrélats Pays-Bas - Histoire - De la République batave à la révolution belge Complétez votre recherche en consultant : Les corrélats Allemagne - Histoire - L'Allemagne moderne - La société allemande alliance Autriche - Histoire Autriche - Histoire - L'Autriche des Habsbourg Cent-Jours Europe - Histoire - L'Europe des nationalismes France - Histoire - Les bases de la France contemporaine (1789-1870) - Du Consulat à la fin de l'Empire (1799-1815) Guyanes (les) Hardenberg (prince Karl August von) Italie - Histoire - La marche vers l'unité lombard-vénitien (Royaume) Lombardie Metternich-Winneburg (Klemens, prince von) Nesselrode (Karl Robert, comte von) Pays-Bas - Histoire - De la République batave à la révolution belge Polignac (de) - Polignac (Jules François de) Pologne - Histoire - Du déclin aux partages de la Pologne Prusse Royaume-Uni - Histoire - La suprématie britannique Russie - Histoire - L'apogée de l'Empire (XIXe siècle) Sainte-Alliance Suisse - Histoire - Expansion économique et révolution politique Talleyrand-Périgord (de) - Talleyrand-Périgord (Charles Maurice de) Vienne - L'histoire de la ville Les livres Europe - le congrès de Vienne, page 1813, volume 4. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles