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L'importance de la vessie natatoire

Publié le 25/03/2012

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Il existe plus de seize mille espèces connues de poissons à arêtes dans les océans du monde entier; dans cet aperçu, nous nous contenterons de parcourir les caractéristiques qui ont fait leur succès et nous examinerons les groupes et les espèces les plus importants. Le développement de la vessie natatoire délivra de nombreuses espèces de poissons à arêtes de la nécessité de battre constamment de la queue, pour se maintenir à flot. Certaines espèces antérieures de poissons à cuirasse émigrèrent vers les régions côtières riches en marécages et en lagunes. L'eau plus chaude contenant moins d'oxygène dissous, le poisson devait passer la tête au-dessus de la surface de l'eau et aspirer régulièrement la quantité d'air....

« Pour survivre, le poisson volant doit pouvoir jaillir de la surface de la mer.

Mais, bien que sa vitesse au-dessus de l'eau puisse atteindre près de 35 km à l'heure, il ne peut se défendre que difficilement, si on le compare à l'un de ses plus grands prédateurs: le thon.

Il suffit de regarder ce poisson élancé, passant tel un éclair, à une vitesse de 100 km à l'heure, avec une marque de convoitise dans l'oeil, pour encourager tout petit poisson à apprendre à voler! Les espèces du groupe des scombridés, auquel ap­ partient le thon, sont les nageurs les plus rapides de l'o­ céan et leur adaptation à la vitesse se traduit par un corps élancé.

Le thon règne dans les couches superficielles des océans du monde entier, en battant de la queue, et il se sert uniquement de ses nageoires pectorales, dorsales et pelviennes pour se diriger et freiner.

Lorsqu'il se déplace à toute vitesse.

les nageoires se replient en sillons, les branchies forment un tout avec la tête, et même les yeux ressortent nettement vers l'avant.

Les écailles sont étroi­ tes et aussi minces qu'une feuille de papier, et le corps est enduit d'un mucus, ce qui lui permet de se déplacer à une vitesse toujours plus grande.

La vitesse d'un thon peut égaler celle d'un animal terrestre; par exemple, un requin bleu a été retrouvé 7 400 kilomètres plus loin et cinquante jours après avoir été ferré, ce qui signifie qu'il parcourait 150 km au moins par jour.

Pour atteindre de telles performances, le thon dispose aussi d'un mécanisme qui, au contraire de la plupart des autres poissons, lui permet de maintenir la température de son corps à une valeur oscillant entre 25 et 30 oc, mê­ me s'il nage dans une eau dont la température descend à 10 oc.

Tout en gardant sa chaleur, le thon est capable de maintenir sa vitesse et de passer sans inconvénient d'une zone chaude à une zone froide.

Le genre des thons représente le sommet du développe­ ment en vitesse et en puissance, bien que l'évolution chez d'autres espèces de poissons ait abouti à des caractéristi­ ques tout aussi remarquables, aux fins de leur adaptation à l'environnement de leur choix.

A gauche : Un banc de thons .

Ce poisson, à la peau luisante, se dé­ place en bancs , dans lesquels les individus sont à peu près tous de la m2me taille, les plus petits se déplaçant en larges bancs et les plus grands en bancs plus petits .

Ils émigrent en fonction du dépla­ cement des poissons dont ils se nourrissent et se dirigent vers les eaux les plus chaudes .

Ci-dessous : Un hippocampe na­ geant à la verticale: les rapides mouvements de sa nageoire dor­ sale le propulsent vers l'avant.

Cette nageoire peut battre à rai­ son de 35 fois par seconde lors­ que le poisson se déplace à toute vitesse .

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