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1. LS aborde le problème du racisme ; celui-ci ne consiste pas

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1. LS aborde le problème du racisme ; celui-ci ne consiste pas seulement à considérer certaines races comme inférieures. Il existe un racisme « positif » (à considérer, par exemple, que chaque race aurait apporté une contribution spécifique à la civilisation mondiale). Il y a racisme dès le moment où l’on lie nécessairement à une race des productions sociales ou psychologiques particulières. De plus, montrer qu’il n’existe pas de races supérieures ou inférieures n’abolit pas le racisme si l’on rétablit par ailleurs une inégalité culturelle. Or la notion d’inégalité culturelle est déduite de la diversité effective des cultures (la diversité des races ne présentant que l’intérêt de leur origine historique). En quoi consiste donc cette diversité ? 2. La diversité est essentiellement un principe dynamique : elle provient du rapport entre les cultures et de la volonté humaine de se distinguer de l’Autre. 3. L’ethnocentrisme se greffe à un besoin de discrimination (autre = barbare). La conception d’une humanité universelle a voulu rendre cohére...

« 6. L'inégalité des progrès étant à la base de l'idée de racisme, LS en revoit entièrement la conception traditionnelle, par deux angles d'attaque : la relativité de tout progrès, et le hasard comme élément constitutif de celui-ci. La relativité du progrès est illustrée par l'image du voyageur qui, de son train, considère les autres trains qui passent (2e métaphore du progrès). Pour une culture donnée, juger des progrès réalisés par une autre culture est toujours conditionné par la vision du progrès qui habite la culture observante ; on réduit l'autre à soi, en rendant par là insignifiants ou invisibles les traits propres de l'autre lorsqu'ils ne sont pas intelligibles selon nos critères. 7. Cependant, la culture occidentale ne fait-elle pas historiquement la preuve de sa supériorité ? LS invite à la prudence, d'abord par manque de recul : que deviendra cette prétendue supériorité dans quelques siècles ? Par ailleurs, les traits fondamentaux qui ont poussé notre civilisation vers ce progrès, à savoir le souci d'accroître la production d'énergie et celui de prolonger la vie humaine, sont le propre de la plupart des cultures… Comment donc expliquer cette apparente supériorité ? 8. LS introduit ici le second trait de sa conception du progrès : le hasard. Il distingue deux types de hasard : celui que le regard moderne attribue aux inventions archaïques, et celui qui intervient dans la réalisation du progrès. LS conteste le premier et affirme le rôle du second. Il n'y a pas de hasard dans l'inventivité. Toutes les cultures, y compris les cultures les plus reculées, font preuve d'invention, qui est toujours un acte volontaire ; on n'invente pas la poterie, le feu, la taille de la pierre « par hasard ». Le hasard joue sur un tout autre plan. L'inventivité n'implique pas nécessairement le progrès : celui-ci ne se réalise que par la réunion de facteurs nombreux et divers (3e métaphore du progrès : la roulette). Le hasard intervient donc dans la combinaison de ces facteurs, combinaison tellement complexe qu'elle ne dépend pas de la volonté humaine (l'étude des progrès de civilisation recourt ainsi aux probabilités). 9. Si le progrès dépend du hasard des combinaisons, un phénomène peut du moins le favoriser : la coalition ou collaboration. Une mise en commun des inventions, plus riche, améliore logiquement les »

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