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AxËL. Drame de Villiers de L'Isle-Adam (fiche de lecture)

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AxËL. Drame en quatre « parties » et en prose d'Auguste de Villiers de L'Isle-Adam (1838-1889), publié à Paris chez Quantin en 1890. Des fragments avaient paru dès 1872 dans la Renaissance littéraire et artistique, et une première version intégrale dans la Jeune France en 1885-1886.

 

La longue genèse du texte, les remaniements réitérés, les hésitations de Villiers corrigeant les dernières épreuves témoignent de l'importance qu'il accordait à cette œuvre destinée à résumer toute sa pensée.

 

Première partie. « Le Monde religieux ». Au couvent de Sainte-Apollodora, Sara doit prendre le voile. L’abbesse et l’archidiacre, qui comptent faire de la fortune de la jeune femme la propriété du couvent l’exhortent à renoncer aux illusions de la vie : or, la réponse de Sara est un non très ferme.

« «Acceptes-tu la Lumière, l'Espérance et la Vie ? », il répond comme elle : « Non », car il est tenté lui aussi de vivre une vie réelle. Quatrième partie. « Le Monde passionnel ». Avant de quitter le château, Axël descend dans la crypte où reposent ses ancêtres. Sara qui, en feuilletant les livres du couvent, a appris où se cachait le trésor, pénètre après lui dans les sou­ terrains et découvre les fabuleuses masses d'or et de pierreries. Ils sont sur le point de s'entretuer lorsqu'ils se découvrent un amour réciproque. S'exaltant aux perspectives ouvertes par la pos­ session du trésor, ils décident pourtant d'y renoncer et de se suicider pour ne pas entacher la pureté de leur passion au contact de l'exis­ tence. Apparenté au drame romantique - et plus généralement à l'imaginaire romantique avec son décor de monas­ tères, de châteaux, de souterrains, Axël est la mise en scène d'une attitude pro­ pre aux symbolistes. Au-delà de l'attrait, désormais périmé, de la reli­ gion et de l'occultisme, de la foi et de la connaissance, Sara et Axël se retrou­ vent dans la même fascination de la miroitante existence humaine, puis se rejoignent dans le choix de la sublima­ tion de leurs sentiments. Loin de renoncer, comme le demandent la reli­ gion et l'occultisme, à leur vie passion­ nelle, ils idéalisent celle-ci. Derrière ce choix, il faut voir un nihilisme pro­ fond : pour ces jeunes gens épris de leur passion, le réel ne pourra jamais accueillir la sublimité d'un amour par­ fait, mais au contraire entraînera sa dégradation. Dès lors, »

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