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Candide ou l'optimisme (Voltaire)

Publié le 23/07/2010

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1. Personnages

a) Descriptions des personnages principaux

Candide : Il est, comme son nom l’indique, naïf et crédule. Il est transparent : " sa physionomie annonçait son âme " et donc simple d’esprit. Il croit dur comme fer la philosophie de Pangloss et ne l’abandonnera qu’a la fin du récit où il sera le seul à reprendre ses esprits et se mettre au travail.

Cunéguonde : fille du baron Thunder-ten-tronckh, cousine et amoureuse de Candide. Elle est la cause de l’expulsion de Candide. Son nom peut suggérer qu’elle attire plus par ses attraits sexuels que par son intelligence. C’est d’ailleurs pour sa beauté que Candide l’aime, une fois devenue laide, il n’en veut plus.

Pangloss : Pangloss est un disserte en tout point, il avance des théories inspirées de Leibnitz sur l’optimisme qui deviennent de plus en plus ridicule au cours du récit. Il finit même par en douter mais cela ne dur pas longtemps. Voltaire qui n’aime pas ce genre de personnage veut nous mettre en garde contre ce type de philosophe.

Cacambo : Il est un des rares personnages avec la vieille et Martin à avoir les pieds sur terre et à donner de bons conseils. Il a apparemment de l’expérience car il sait quoi faire en toute circonstance. Il est le valet de Candide et l’aide beaucoup.

Jacques : (hollandais)  Il est moins terre à terre que Cacambo mais il est très généreux, trop même. Il incarne l’humaniste qui malgré ses bonnes intentions est la victime de notre société cruelle. On peut voir que l’absence de réalisme de ce personnage peut être mortelle. Il aide néanmoins grandement Candide.

Martin : Il est très terre à terre à cause de ses expériences malheureuses. Il donne de bons conseils à Candide qui sont tout le contraire de ceux de Pangloss puisqu’il est pessimiste. Candide aime débattre avec lui de leurs divergences d’opinion.

La vieille : Elle est du même genre que Martin, elle a aussi eut énormément de malheurs et reste réservée quant à l’optimisme de Candide. Elle est d’excellent conseils et aide beaucoup Candide et Cunégonde.

Abbé périgourdin : C’est un parasite qui vole Candide par supercherie et en l’emmenant chez une amie qui le dépossède autant.

Gouverneur : Le gouverneur de Buenos-Ayres : Don fernando d’Ibaraa, y Figueora, y Mascarenes, y Lampourdos, y souza est très prétentieux et veut voler Cunéguonde à Candide mais il la change contre de l’argent, montrant ainsi sa cupidité. Voltaire l’affuble d’un nom si bizarre et stupide pour montrer son formalisme et sa classe sociale (voir aussi le baron).

Baron, baronne : Les Thunder-ten-tronck sont aussi à l’origine de l’exclusion de Candide. Le baron incarne la vanité car il se prend pour un roi alors qu’il dirige un petit domaine. Voltaire le souligne en leur donnant un nom stupide. La seule chose qu’on sait sur la baronne est qu’elle est très imposante.

Le Fils : Le fils des Thunder-ten-tronck est très prétentieux et refuse deux fois à Candide la main de sa sœur car il veut qu’elle soit mariée à quelqu’un de son rang. Cela lui vaudra les galères et l’esclavage.

Pococurante : Ce seigneur est très riche mais ne s’intéresse plus à rien ("poco" peu ; " curante " soin). Il montre à Martin que le pessimisme ne sert à rien.

 

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« sensibles.Mais plus encore, si le rapport à l'oeuvre est expérience, c'est parce que la réception desdonnées sensibles par les sens produit un effet sur la subjectivité.

La rencontre avec l'objetartistique est l'expérimentation d'une épreuve par la conscience subjective, et c'est en ce sensque d'aucuns y voient un instant de grâce, un moment qui réinvente la temporalité en lasuspendant.

Ce contact entre l'oeuvre et celui qui écoute ou regarde - et lire c'est encoreobserver - dans la mesure om il est marqué par l'affirmation de la supériorité, d'un pouvoir del'oeuvre qui proclame la passivité du sujet, peut dès lors être appelé contemplation.

En effet,cette singularité de l'expérience esthétique est ce qui met le sujet en suspension, entièrementtourné vers l'oeuvre, puisque contempler c'est déjà s'abandonner à l'objet et mettre sasubjectivité en minorité.

La contemplation est ce qui, dans l'expérience esthétique, permetjustement à l'oeuvre d'éprouver le sujet, de le marquer par son être, de le toucher.

Cetabandon à l'être ne signe pas pour autant la démission intégrale du sujet, puisque celui-ci selaisse aller à ce qui, justement dans la contemplation, produit un effet de plaisir.

Si lacontemplation, en tant qu'expérience esthétique, est une minorité du sujet devant lequell'oeuvre proclame un pouvoir, c'est également parce que ce rapport ambigu est une source deplaisir pour le contemplateur.Ainsi, l'oeuvre d'art semble d'abord nous toucher en s'affirmant comme une unité irrécusable,qui se donne à contempler par la transmission de données sensibles à la subjectivité passive.C'est dans la nature de ces données sensibles que réside la spécificité de la contemplationesthétique, en tant qu'elle est source de jouissance.** *Une phénoménologie de la contemplation esthétique met en lumière la part de plaisir éprouvépar la subjectivité dans son rapport à l'oeuvre.

Mais tout en étant un plaisir des sens, celui-cin'est pas sensuel puisque le sentiment esthétique semble désintéressé.

Le rôle del'imagination semble ici fondamental puisqu'il fait de la contemplation une rupture dans lemode d'existence du sujet.Le plaisir dans la contemplation artistique est, nous l'avons vu, motivé par la communicationpar l'oeuvre de données sensibles, c'est à dire par la transmission d'une multitude d'éléments,constitutifs de l'objet d'art, qui viennent stimuler la perception du sujet.

Cette modification del'intériorité du contemplateur est ce qui est source de plaisir.

Toutefois, le plaisir esthétiqueparaît spécifique, il est différent des autres plaisirs.

Bien que l'oeuvre ne soit communicableque par les sens, le plaisir esthétique a ceci de caractéristique qu'il n'est pas sensuel, maissensible.

En effet, le ravissement provoqué par la contemplation d'un tableau tel que La Jeunefille à la perle est différent de celui qui pourrait être éprouvé par le sujet qui voit passer unebelle jeune fille à la peau laiteuse.

En ce sens, la stimulation qui est inhérente au plaisiresthétique est dénuée de toute projection vers l'oeuvre d'un désir.

L'appréciation de la qualitéd'une oeuvre, c'est à dire l'appréciation du Beau dans une oeuvre, est certes un plaisir, maisun plaisir désintéressé, innocent, candide.

La contemplation esthétique est en ce sens ce quilaisse le contemplateur désarmé et profondément disponible à la réception du Beau.

Enparlant de celui-ci comme étant ce qui "plaît universellement et sans concept", Kant met enlumière la spécificité du plaisir esthétique.

Celui-ci vient de la rencontre du contemplateuravec le Beau, mais un Beau qui n'est ni dogmatique ni relatif au sujet puisqu'il est universel,donc communicable.

Le sujet, dans sa rencontre avec l'objet d'art, ressent un plaisir parcequ'il reconnaît le Beau lorsqu'il est en sa présence.

En s'abandonnant à l'oeuvre, lecontemplateur laisse la Beauté le toucher.

Kant universalise ainsi l'expérience esthétique, lacontemplation étant justement la découverte, pour toute subjectivité, du Beau qui ravit dansl'objet d'art.Il apparaît toutefois que ce plaisir désintéressé éprouvé dans la contemplation d'une oeuvred'art ne soit possible que par l'intervention d'une faculté de l'esprit particulière, l'imagination.Dans l'Anthropologie d'un point de vue pragmatique, Kant en étudie le caractère fondamentalet affirme que la faculté d'imaginer est justement ce qui est indispensable à l'expérience,puisque l'imagination précède même l'expérience.

Dans la contemplation, c'est l'imaginationproductive qui intervient, c'est à dire cette faculté de la conscience qui assure le liant entre lasensibilité et l'entendement, en ce sens qu'elle permet de recréer et d'ordonner les donnéessensibles pour les offrir à l'entendement.

Cette intervention de la puissance imaginative dansla contemplation esthétique vient relativiser le rapport entre une subjectivité passive qui reçoitl'objet communicant.

L'imagination vient recréer l'oeuvre, dans la mesure où l'intervention dela sensibilité se résume à saisir l'objet d'art en sa qualité d'objet et non d'oeuvre d'art.

En effet,il a expérience esthétique lorsqu'il y a intervention de l'imagination, c'est à dire la constructionde l'objet d'art sur le mode de l'irréel qui est ce qui donne son statut d'oeuvre à l'objet.

Eneffet, regarder un tableau c'est, objectivement, regarder une toile, un assemblage de couleurs,un châssis.

Regarder un tableau, c'est apprécier l'objet matériel qui porte le nom de "tableau".Contempler une oeuvre d'art c'est au contraire apprécier ce qu'il y a d'irréel en elle, c'est à direce qui est fondamentalement absent et non-existant dans le réel.

C'est en ce sens que Sartreaffirme dans l'Imaginaire que "l'oeuvre d'art est un objet irréel."Il se trouve ainsi que le plaisir esthétique dans la contemplation soit lié à l'exercice del'imagination, c'est à dire à la reconstruction de l'oeuvre dans l'imaginaire du contemplateur.. »

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