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COURS DE PHILOSOPHIE POSITIVE. (résumé & analyse)

Publié le 17/03/2017

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COURS DE PHILOSOPHIE POSITIVE. C’est l’œuvre principale du philosophe Isidore-Auguste-Marie-Xavier Comte (1798-1857), publiée à Paris en' 1B30-1842. C’est l’exposé systématique et encyclopédique de la science philosophique positive. Comte fait précéder cet exposé de la « loi des trois états », ou phases successives par lesquelles passe le développement de la pensée humaine : I) l’état « théologique », dans lequel l’esprit recherche la nature première des choses, les essences et Tes causes finales, et se représente les phénomènes comme des produits de l’action directe et continue d’agents surnaturels ; II) l’état « métaphysique » (ou abstrait) : ce n’est qu’une modification du précédent ; les agents surnaturels deviennent des forces abstraites, « des abstractions personnifiées », considérées comme capables de produire toutes seules les phénomènes : dans cet état, « expliquer » les phénomènes signifie attribuer à chacun l’abstraction correspondante ; III) l’état « positif », dans lequel l’esprit humain renonce à rechercher l’origine et le but des choses (causes premières et causes finales) et, combinant expérience et raisonnement, se contente de déterminer les lois effectives des phénomènes, c’est-à-dire leurs relations invariables de succession et de similitude ; « expliquer » les phénomènes signifie seulement établir un lien entre les divers phénomènes particuliers et certains faits généraux, dont le progrès de la science cherche toujours à diminuer le nombre ; la philosophie positive considère donc tous les phénomènes comme objets soumis à des lois naturelles invariables et élimine le problème des causes comme inexistant. Le but de la science est la prévision : « savoir pour prévoir ». Dans toutes les branches de la connaissance, la philosophie positive a donc remplacé la mentalité théologique et métaphysique ; seule la philosophie des phénomènes sociaux (la « physique sociale ») n’a pas encore atteint ce stade : c’est donc le grand but que doit se proposer notre époque. Mais la philosophie sociale englobe l’ensemble du système des sciences ; < c’est pourquoi l’exposé des lignes fondamentales d’une telle philosophie doit être précédé de l’exposé des sciences considérées sous leur aspect philosophique (c’est-à-dire dans leur rapport avec le système unitaire du savoir, autrement dit en se plaçant au double point de vue des méthodes et des résultats).

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