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De la Terre à la Lune. Roman de Jules Verne (résumé de l'oeuvre & analyse détaillée)

Publié le 24/10/2018

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De la Terre à la Lune. Roman de Jules Verne (1828-1905), publié à Paris en feuilleton dans le Journal des débats du 14 septembre au 14 octobre 1865, et en volume chez Hetzel en 1865. La suite, intitulée Autour de la Lune, paraîtra également dans le Journal des débats du 4 novembre au 8 décembre 1869 avant la publication en volume chez Hetzel en 1870.

Il s'agit peut-être des deux livres dans lesquels l'auteur se livre aux anticipations les plus hardies. L'imaginaire et l'aventure se trouvent portées au-delà de toutes les limites du raisonnable, comme le prouvent aussi bien la démesure du sujet que la personnalité hors normes des héros.

Autour de la Lune. Michel Ardan. Nicholl et Barbicane ont survécu à la terrible déflagration qui les a envoyés dans l'espace. Malgré la frayeur causée par un astéroïde qui manque de les pulvériser, ils fêtent dignement la réussite de leur départ (chap. 1-3). Cependant les fantaisies de l’aventurier français n’empêchent pas l’esprit pratique et scientifique de ses compagnons américains de reprendre le dessus. Nicholl et Barbi-cane multiplient les observations les plus intéressantes sur la température de l’espace, la gravitation ou les effets de l’apesanteur. Mais ils constatent aussi que leur course a été déviée par leur rencontre avec le corps errant et qu’ils manqueront la Lune (4-9). En orbite autour d’elle, ils peuvent en tout cas considérablement enrichir leurs connaissances astronomiques. Ils découvrent notamment sur la face cachée de l'astre un volcan en activité. L'explosion d'un nouveau bolide éclaire à leurs yeux une atmosphère, des océans et une végétation comparables à ceux de la Terre ( 10-18). En essayant de déclencher leur chute sur la Lune au moyen de fusées, ils provoquent en fait leur retour précipité sur Terre. Tombés dans le Pacifique, les trois héros, miraculeusement saufs, sont recueillis et ramenés triomphalement aux États-Unis (19-23).

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« l'aventurier français n'empêchent pas l'esprit pra­ tique et scientifique de ses compagnons améri­ cains de reprendre le dessus.

Nicholl et Barbi­ cane multiplient les observations les plus intéressantes sur la température de l'espace, la gravitation ou les effets de l'apesanteur.

Mais ils constatent aussi que leur course a été déviée par leur rencontre avec le corps enrant et qu'ils man­ queront la Lune (4-9).

En orbite autour d'elle, ils peuvent en tout cas considérablement enrichir leurs connaissances astronomiques.

Ils décou­ vrent notamment sur la face cachée de l'astre un volcan en activité.

L'explosion d'un nouveau bolide éclaire à leurs yeux une atmosphère, des océans et une végétation comparables à ceux de la T enre ( 1 0-18).

En essayant de déclencher leur chute sur la Lune au moyen de fusées, ils provo­ quent en fait leur retour précipité sur Tenre.

Tombés dans le Pacifique, les trois héros, miracu­ leusement saufs, sont recueillis et ramenés triom­ phalement aux États-Unis ( 19-23).

jules Verne n'est pas le premier écri­ vain à imaginer un voyage dans la Lune.

Cyrano de Bergerac l'avait envi­ sagé bien avant lui.

Mais toute l'origi­ nalité de son œuvre tient à la volonté de proposer des moyens de réalisation aussi pratiques et vraisemblables que son époque pouvait en offrir.

Ce souci de > Michel Ardan n'a-t-il pas l'idée de communiquer avec la Terre « au moyen de bolides lancés par les volcans lunaires ,, ? En somme, tout le mérite de l'homme reviendrait là à reproduire un effet simple et violent, semblable à celui qui, dans Voyage au centre de la Terre (1864), ramène les héros à la lumière du jour par la chemi­ née du Stromboli.

Effet à peine maî­ trisé, d'ailleurs, puisque soumis à toutes sortes d'aléas: ainsi la vitesse du projectile, mal calculée, se révèle pour­ tant supérieure aux prévisions de Bar­ bicane.

En réalité, les deux romans propo­ sent une réflexion très ambiguë sur la science et ses pouvoirs.

Après avoir rendu la guerre humainement mons­ trueuse, comme le prouvent les carica­ tures surchargées de mutilations et de prothèses qui forment le Gun-Club, le progrès technique la tourne contre la nature elle-même.

La réalisation de la Columbiad se traduit d'abord par une véritable agression contre le milieu sauvage des étendues vierges de la Flo­ ride :. »

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