Discours de la servitude volontaire d'Etienne de La Boétie
Publié le 15/01/2013
Extrait du document
«
systématique l'idée de résistance au pv.
De +, il est clair que les huguenots interprètent l'écrit de La
Boétie comme 1 arme destinée à « remuer et renverser l’État », et c'est bien ainsi qu'ils s'en servent.
Cpdt,
la ? est de savoir si, ds son souffle rhétorique, La Boétie, + audacieux encore, n'énonce pas, à la lumière
de l'esprit nv, les prolégomènes d'1φ pol inédite.
Maintenant, La Boétie et son tps.
Chacun est « fils de
son temps ».
Hegel l’a dit.
Ms cela était bien vrai av Hegel.
La Boétie assiste aux chgmts pol qui
bouleversent les pays europ au XVI°.
Il n’eut jms dessein de jeter le trouble ds son pays et de subvertir le
régime dt il demeura 1 serviteur fidèle sa vie durant ; ms, éclairé par sa format° juridique et son érudit°
d'humaniste, il cherche à exprimer le statut pol de l’État mod en train de s'affirmer.
Le Discours est dc
bien - une diatribe, motivée par l'événement, et vs la royauté frçse, qu'1 essai de réflex° doctrinale.
Cpdt,
La Boétie dépasse de manière évidente l'actualité de son tps.
Est -ce parce que l'amour de la liberté y
porte à son acmé l'indignation vs les procédés honteux dt use une tyrannie ? Sans doute.
Ainsi, La Boétie
dénonce la maladie à laquelle s'abandonnent les peuples ss le joug de leur maître et s'interroge sur la
thérapeutique qui ferait cesser de tels maux.
La Boétie, comme + tard Rousseau, constate ac amertume
que les peuples st svt dans les fers.
Alors, parce que la liberté est pour lui ce sentiment vif interne
qui est le privilège de la nat hum, il veut COMPRENDRE « comme il se peut faire » qu'1 peuple entier
préfère ployer ss le joug, ss la tyrannie d'1 seul H, acceptant de le souffrir plutôt que de le contredire.
Le
pb est psychol il renvoie à une dimens° énigmatique de la condit° hum si peu en accord ac la nat hum.
Il
faut expliquer cette situat° paradoxale, si contradictoire qu'elle est proprement inconcevable.
Pourtt, elle
existe.
Le Discours se présente dc d'ab comme 1 essai de psychol pol qui, tour à tour, s'attache à l'étude
de la nat hum et aux causes de la servitude qui caractérisent la condit° hum.
Voir 1 nb infini de personnes
non pas obéir, ms servir ; non pas ê gv, ms tyrannisés ; n'ayant ni biens ni parents, femmes ni enfants, ni
leur vie même qui soit à eux.
S'il est ds l'ordre des choses qu'1 peuple obéisse à ceux qui le gv, c’est 1
anomalie monstrueuse de voir un peuple entier ployer ss le joug d’1 seul qui n’a ni force ni prestige : d’où
vient ce « monstre de vice » ? Tt se passe comme si les sujets asservis se complaisaient ds leur servitude
puisqu’ils ne font rien pr la refuser.
S’ils ne la rejettent pas, c’est qu’ils la vl : d’où le thème de l’opuscule :
la servitude n’existe que parce qu’elle est volontaire.
La Boétie
considère la Nat comme « ministre de dieu et gouvernante des H » (p.140).
Les inégalités qui ≠ cient les H
st le moyen d’1 « fraternelle affection » (p.140) en laquelle l’aide et la solidarité nouent des liens solides
entre les + puissants et les - favorisés.
Pr La Boétie, il ne faut pas faire de doute que ns ne soyons
naturellement libres » (p.141).
La liberté implique pr chacun l’autonomie et la reconnaissance mutuelle et
réciproque de l’autre : ds l’interdépendance, il n’y a + de dépendance.
Davantage : tt ce qui, par grâce de
la nat, est doué de vie et de sentiment, est épris de liberté.
La Boétie se pose dc 1 ? : cmt les H pv-ils se
complaire passivement ds les chaînes de l’esclavage alors que leur nat les porte vers l’amour agissant de
la liberté ? Il faut comprendre l’incompréhensible.
Comprendre les causes de la servitude.
«c’est le peuple
qui s’asservit, qui se coupe la gorge » dit La Boétie, (p.136).
Il y a en l’H une paresse native qui est
comme sa 2 nde nat : si « la nat de l’H est bien d’ê franc et de le vl ê, ms aussi sa nat est telle que
naturellement il tient le pli que la nourriture lui donne ».
Par ailleurs, La Boétie écrit que l’H asservi n’a
plus la nat d’un H.
La 2° cause profonde de cette servitude est la dénaturation
des gouvernants.
La Boétie ne met pas en accusat° l’idée de gvt.
Il sait qu’en raison de sa nat, l’H,
comme dira Kant en une magistrale formule, « a besoin d’un maître ».
Cpdt, cmt taire le danger inhérent à
tt impérium, puisqu’il est tjrs en la puiss de celui qui commande « d’ê mauvais qd il voudra » ? (p.131).
Tte monarchie, parce qu’elle est le gvt d’1 seul, porte en soi le mal pol : en puiss ou en acte, la monarchie
est tyrannie.
Et bien sûr, il n’y a pas de bon tyran.
Platon et Aristote ont dû ê les maîtres à penser du
jeune écrivain, car ils ont évoqué bien av lui la tyrannie… Que le tyran ait acquis le royaume par l’élect°.
»
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