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Dissertation sur Le suicide de d'Emile Durkheim

Publié le 01/08/2010

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durkheim

 

Emile Durkheim, s’il n’est pas le fondateur de la sociologie, a contribué a faire évolué la discipline, en particulier par son apport méthodologique. Dans Le Suicide publié en 1897, il applique notamment sa méthode décrite dans Les Règles de la Méthode Sociologique. Après avoir introduit le terme de suicide en 1893 dans De la division du travail social, ce sociologue français emploie le terme d’anomie dans son livre sur les causes du suicide pour décrire une situation sociale caractérisée par la perte ou l’effacement des valeurs (morales, religieuses, civiques…) et le sentiment associé d’aliénation et d’irrésolution. Le recul des valeurs conduit à la destruction et à la diminution de l’ordre social, la régulation sociale n’étant alors plus garantit. Dans nos sociétés modernes, où le changement est ininterrompu, l’individu est amené à avoir peur et à être insatisfait, ce qui peut conduire au suicide. L’anomie provient ainsi du manque de régulation de la société sur l’individu. Pourquoi l’anomie selon Durkheim est-elle dans nos sociétés modernes un facteur régulier et spécifique du suicide ? I/ Qu’est ce que l’anomie ? a) Le phénomène d’anomie Dans l’opinion commune, on pense que c’est parce que la vie devient plus difficile qu’on y renonce plus volontiers. Cependant, selon Durkheim, cette explication est contredite dans les faits. En effet, si les morts volontaires augmentaient dans des situations difficiles, cela induirait qu’elles diminueraient dans des périodes heureuses. Afin d’illustrer cette idée, Durkheim utilise l’exemple de la variation du prix des aliments. Lorsque le prix des produits de premières nécessité s’élève avec excès, les suicides font de même seulement dans on ne remarque pas qu’ils s’abaissent dans le cas contraire. L’auteur va même plus loin en démontrant par de nombreux exemples, que les évènements heureux agissent tout comme les désastres économiques dans la société. Les Expositions universelles stimulent les affaires et augmentent la prospérité publique et pourtant elles se soldent bien souvent par une élévation considérable du nombre de suicide. Ainsi, si les crises économiques ou financières augmentent les suicides, ce n’est pas parce qu’elles appauvrissent et rendent la vie plus difficile étant donné que les crises de prospérité ont le même effet. Le taux de suicide augmente parce que ce sont des crises, c’est –à- dire des perturbations de l’ordre collectif. Toute rupture d’équilibre qu’elle soit négative ou positive pousse à la mort volontaire. « Comment ce qui passe généralement pour améliorer l’existence peut-il en détacher ? « b) L’explication du rapport anomie/suicide Une personne ne peut être heureuse si ses besoins ne sont pas suffisamment proportionnels à ses moyens. Mais la nature humaine est sensiblement la même chez tous les citoyens. Ainsi, ce n’est donc pas elle qui peut leur assigner cette limite variable qui leur serait nécessaire. Par conséquent, ils semblent que les besoins des humains peuvent être illimités. L’humain a le vice d’en vouloir toujours plus dans un sens « notre sensibilité est un abîme sans fond que rien ne peut combler «. Ainsi, ses désirs illimités sont insatiables étant donné que l’humain ne peut réussir à les satisfaire. Puisque rien ne borne ses désirs et qu’au contraire les moyens humains ont eux des limites, ceux-ci ne pourront jamais être entièrement satisfaits. Ces désirs se renouvellent et se complexifient en permanence donc l’homme souffre de ne pas posséder des moyens à la mesure de ses désirs : « une soif inextinguible est un supplice perpétuellement renouvelé «. L’homme éprouve effectivement du plaisir à se mouvoir mais il faut tout de même qu’ils sentent que ses efforts ne sont pas vains, qu’ils ne déploient pas ces capacités tout en sachant qu’il n’atteindra jamais le but recherché. Ce but étant infinis, il n’avance jamais, autrement dit, ses efforts sont vains. La distance à laquelle il reste éloigné de son but restant toujours sensiblement la même, l’homme s’agite stérilement sur place. Même la fierté que l’homme peut éprouvé lorsqu’il considère le chemin parcouru semble n’être qu’une « bien illusoire satisfaction «. Cependant, pour que ce processus soit en action, il faut qu’il ne soit pas entravé ni gêné. Il faut donc avant tout que les passions soient limitées. Mais puisqu’il n’y a rien en l’individu qui puisse lui fixer cette limite dont il a besoin, c’est une force extérieure, une puissance régulatrice qui doit agir. Cette force doit placer des bornes que les hommes reconnaissent comme juste pou qu’il décide spontanément de limiter leur désir à celle-ci. Seule la société, soit directement, soit par l’intermédiaire de ses organes est en mesure de jouer ce rôle modérateur car elle est le seul pouvoir morale supérieur à l’individu que celui-ci accepte. C’est elle qui dicte la « prime « qui doit être offerte à chaque ordre et dans le respect de l’intérêt commun. Il y a donc une véritable réglementation qui ne prend pas une forme juridique mais qui fixe le maximum d’aisance que chaque classe peut légitimement chercher à atteindre. Mais cette échelle n’a rien d’immuable puisqu’elle change selon les époques. Ainsi, si l’individu est respectueux de l’autorité collective c’est-à-dire qu’il a une bonne constitution morale, il sait la limite où doivent se borner ses désirs. Un but et un terme sont alors assignés aux passions. Cette limitation donne lieu à un contentement moyen, puisque chacun est en harmonie avec sa condition et « l’équilibre de son bonheur est stable parce qu’il est défini et il ne suffit pas de quelques mécomptes pour le bouleverser «. Au contraire du reste de l’univers qui est soumis à un frein physique, l’homme est soumis à l’ordre moral, c'est-à-dire au social. Seulement, quand la société est troublée que ce soit par une crise douloureuse ou par d’heureuses mais soudaines transformations, elle est provisoirement incapable d’exercer cette action. C’est alors que l’on peut observer de brusques ascensions de la courbe des suicides. Par exemple, lors de crises économiques, certains individus peuvent être soudainement rejeter dans une situation inférieure à celle qu’il occupait auparavant. Il faudrait donc qu’ils restreignent leurs besoins mais la société ne peut pas avec une grande rapidité leur apprendre à se plier à une vie nouvelle à laquelle ils ne sont pas accoutumés et qui leur paraît intolérable. De plus, l’état de dérèglement ou d’anomie est renforcé par le fait que « les passions sont moins disciplinés au moment même où elles auraient besoin d’une forte discipline «. Dans cet état de dérèglement, les passions semblent surrexités, rien ne les contentements et cette agitation s’entretient perpétuellement sans aboutir à aucun apaisement. Il n’y a plus de classements établis donc toutes les classes sont touchées. Comment, dans ces conditions la volonté de vivre ne faiblirait pas ? D’ailleurs, cette explication est confirmée par le fait que dans les pays pauvres, le suicide est présent en moins grande mesure « si la pauvreté protège, c’est que par elle-même, elle est un frein «. Les désirs sont dan un sens obligés de compter avec les moyens ainsi moins on possède et on moins on est porté à repousser ses limites. La richesse, au contraire donne l’illusion que les limites peuvent être indéfiniment repoussées et toute limitation devient insupportable. Ainsi, ce n’est pas sans raison que tant de religion prône les valeurs de la pauvreté, c’est qu’elle est la meilleure manière pour l’homme d’apprendre à se contenir et donc d’accepter la discipline collective. II/ L’anomie est un facteur régulier et spécifique du suicide dans nos sociétés modernes a) Les raisons économiques et industrielles Si comme nous l’avons vu précédemment, l’anomie n’intervenait que par intermittence et sous forme de crise, elle ne serait pas un facteur régulier et constant du suicide. Mais dans le monde du commerce et de l’industrie, elle est actuellement à l’état chronique. Jusqu’à des temps récents, la religion modérait les ouvriers comme leurs maîtres seulement elle a aujourd’hui perdu de son pouvoir et le pouvoir gouvernemental, qui a en quelque sorte pris sa place, a pour principal objectif de prospérer industriellement. L’industrie, au lieu de continuer à être regardé comme un moyen en vue d’une fin qui la dépasse est devenue la fin suprême des individus et des sociétés. Ainsi, le déchaînement des désirs a encore été aggravé par le développement même de l’industrie et l’extension indéfinie du marché. Ainsi, l’état de crise et d’anomie est constant dans la société, autrement dit, il est devenu normal. De haut en bas de l’échelle sociale, les convoitises sont soulevés « rien ne saurait les calmer, puisque le but où elles tendent est indéfiniment au-delà de tout ce qu’elle peuvent atteindre…… On peut même se demander si ce n’est pas surtout cet état moral qui rend aujourd’hui si féconde en suicide les catastrophes économiques. Dans les sociétés où l’homme est soumis à une discipline saine, il se soumet plus facilement aux coups du sort. Mais quand il n’a pas d’autre but que de dépasser sans cesse le point où il est arrivé, il est très douloureux pour lui de subir l’échec. Or, dans cette « inorganisation « qui caractérise notre état, les échecs croissent avec les risques et les crises se multiplient et deviennent plus meurtrières. Les fonctions industrielles et commerciales sont parmi les professions qui fournissent le plus de suicides. Le domaine de l’agriculture est le plus épargné étant donné que c’est celui où les anciens pouvoirs régulateurs font encore le mieux sentir leur influence. Le taux énorme de la population rentière touché par le suicide montre encore une fois que ce sont les plus fortunés qui souffrent le plus. Les classes inférieures ont leur horizon limité par les autres classes, ainsi leurs désirs sont plus définis. Ce type de suicide est a distingué des autres « il en diffère en ce qu’il dépend, non de la manière dont les individus sont attachés à la société mais de la façon dont elle les réglementent. Contrairement au suicide égoïste et altruiste qui vienne du fait que la société n’est pas suffisament présente aux individus, dans le suicide anomique, c’est aux passions proprement individuelles qu’elle manque, les laissant sans freins et sans règles. b) Le divorce L’anomie économique n’est pas la seule qui puisse engendrer le suicide. Lors de la perte d’un époux, il se produit alors un bouleversement de la famille dont le survivant subit l’influence. Après avoir introduit le terme en 1893 dans De la division du travail social, Émile Durkheim, sociologue français du XIXe siècle, emploie en 1897 le mot d'anomie dans son livre sur les causes du suicide, Le Suicide, pour décrire une situation sociale, caractérisée par la perte ou l'effacement des valeurs (morales, religieuses, civiques...) et le sentiment associé d'aliénation et d'irrésolution. Le recul des valeurs conduit à la destruction et à la diminution de l'ordre social : le manque de lois et de règles ne peut plus garantir la régulation sociale. Cet état amène l'individu à avoir peur et être insatisfait, ce qui peut conduire au suicide. L'anomie provient du manque de régulation de la société sur l'individu. Il ne sait comment borner ses désirs, souffre du mal de "l'infini". Durkheim considère également l'anomie domestique comme une cause potentielle de suicide, le taux de divorce élevé favorisant statistiquement le suicide, par exemple. « L’anomie est donc, dans nos sociétés modernes, un facteur régulier et spécifique des suicides ; elle est une des sources auxquelles s’alimente le contingent annuel. […] [Le suicide anomique] diffère en ce qu’il dépend, non de la manière dont les individus sont attachés à la société, mais de la façon dont elle les réglemente[1]. « — Émile Durkheim, Le suicide L'anomie est en fait assez courante quand la société environnante a subi des changements importants dans l'économie, que ce soit en mieux ou en pire, et plus généralement quand il existe un écart important entre les théories idéologiques et les valeurs communément enseignées et la pratique dans la vie quotidienne. L'anomie se comprendrait peut-être mieux et plus profondément entre autonomie et hétéronomie à travers les concepts chez Marx des valeurs d'usage et d'échange et les idées chez Jung d'introversion et d'extraversion reprises par Erich Fromm avec la distinction entre "aimer" et "être aimable". p. 287 « on peut même dire que la misère protège. Dans les différents départements français, les suicides sont d’autant plus nombreux qu’il y a plus de gens qui vivent de leur revenu « En effet, le suicide « anomique «, qui vient de ce que l'activité des hommes est déréglée et de ce qu'ils en souffrent, a tendance à se multiplier en période de crise politique ou de boom économique. De même, il devient plus fréquent là où les mariages étant plus fragiles l'homme est apparemment plus libéré des contraintes morales. Ce que Durkheim appelle suicide anomique est une forme de suicide qui se retrouve chez les individus pour lesquels la société ne joue plus son rôle de régulation. La société n’est pas capable de fixer un cadre moral dans lequel se retrouvent les individus, et ils s’épuisent dans une quête d’un bonheur qu’ils ne peuvent pas atteindre. Il définit le suicide anomique ainsi : « Le suicide égoïste vient de ce que les hommes ne s’aperçoivent plus de raison d’être à la vie ; le suicide altruiste de ce que cette raison leur paraît être en dehors de la vie elle-même ; la troisième sorte dont nous venons de constater l’existence, de ce que leur vie est déréglée et qu’ils en souffrent. En raison de son origine, nous donnerons à cette dernière espèce le nom de suicide anomique. « (p. 288). L’anomie est, selon Emile Durkheim, la situation sociale qui induit le suicide anomique. L’état d’anomie est un état de dérèglement, pour Durkheim, l’anomie domestique est l’état de dérèglement de la famille, après un divorce ou le décès d’un époux, par exemple. L’état d’anomie à l’échelle de la société est une période de bouleversements structurels de nature politique et économique traversée par une société. On peut donner l’exemple d’une guerre, d’un changement de régime, d’une crise économique (par exemple, celle de Vienne de 1873, tout premier exemple d’augmentation brutale du taux de suicide cité par Durkheim dans son ouvrage), de la transformation radicale des modes de production, l’augmentation des faillites est aussi un facteur d’anomie, ou au contraire l’élévation brutale du niveau de vie… Ces bouleversements qui peuvent avoir des conséquences positives ou négatives selon le cas ont de toute façon, selon Emile Durkheim une conséquence semblable qui est de dérégler la société en lui imposant de nouvelles normes, de nouvelles valeurs, sans qu’elles n’aient été pour autant acceptées et intégrées par les individus de cette société. Il se produit alors un décalage entre l’état réel de la société et l’état des consciences collectives. « L’anomie est donc, dans nos sociétés modernes, un facteur régulier et spécifique des suicides ; elle est une des sources auxquelles s’alimente le contingent annuel. […] [Le suicide anomique] diffère en ce qu’il dépend, non de la manière dont les individus sont attachés à la société, mais de la façon dont elle les réglemente. « (p. 288) « Si les crises industrielles ou financières augmentent les suicides, ce n’est pas parce qu’elles appauvrissent, puisque des crises de prospérité ont le même résultat, c’est-à-dire des perturbations de l’ordre collectif «

 

durkheim

« suffit pas de quelques mécomptes pour le bouleverser ».Au contraire du reste de l'univers qui est soumis à un frein physique, l'homme est soumis à l'ordre moral, c'est-à-dire au social.Seulement, quand la société est troublée que ce soit par une crise douloureuse ou par d'heureuses mais soudainestransformations, elle est provisoirement incapable d'exercer cette action.

C'est alors que l'on peut observer de brusquesascensions de la courbe des suicides.

Par exemple, lors de crises économiques, certains individus peuvent être soudainementrejeter dans une situation inférieure à celle qu'il occupait auparavant.

Il faudrait donc qu'ils restreignent leurs besoins mais lasociété ne peut pas avec une grande rapidité leur apprendre à se plier à une vie nouvelle à laquelle ils ne sont pas accoutumés etqui leur paraît intolérable.De plus, l'état de dérèglement ou d'anomie est renforcé par le fait que « les passions sont moins disciplinés au moment même oùelles auraient besoin d'une forte discipline ».

Dans cet état de dérèglement, les passions semblent surrexités, rien ne lescontentements et cette agitation s'entretient perpétuellement sans aboutir à aucun apaisement.

Il n'y a plus de classements établisdonc toutes les classes sont touchées.

Comment, dans ces conditions la volonté de vivre ne faiblirait pas ?D'ailleurs, cette explication est confirmée par le fait que dans les pays pauvres, le suicide est présent en moins grande mesure « sila pauvreté protège, c'est que par elle-même, elle est un frein ».

Les désirs sont dan un sens obligés de compter avec les moyensainsi moins on possède et on moins on est porté à repousser ses limites.

La richesse, au contraire donne l'illusion que les limitespeuvent être indéfiniment repoussées et toute limitation devient insupportable.

Ainsi, ce n'est pas sans raison que tant de religionprône les valeurs de la pauvreté, c'est qu'elle est la meilleure manière pour l'homme d'apprendre à se contenir et donc d'accepterla discipline collective. II/ L'anomie est un facteur régulier et spécifique du suicide dans nos sociétés modernes a) Les raisons économiques et industrielles Si comme nous l'avons vu précédemment, l'anomie n'intervenait que par intermittence et sous forme de crise, elle ne serait pas unfacteur régulier et constant du suicide.

Mais dans le monde du commerce et de l'industrie, elle est actuellement à l'état chronique.Jusqu'à des temps récents, la religion modérait les ouvriers comme leurs maîtres seulement elle a aujourd'hui perdu de sonpouvoir et le pouvoir gouvernemental, qui a en quelque sorte pris sa place, a pour principal objectif de prospérer industriellement.L'industrie, au lieu de continuer à être regardé comme un moyen en vue d'une fin qui la dépasse est devenue la fin suprême desindividus et des sociétés.

Ainsi, le déchaînement des désirs a encore été aggravé par le développement même de l'industrie etl'extension indéfinie du marché.Ainsi, l'état de crise et d'anomie est constant dans la société, autrement dit, il est devenu normal.

De haut en bas de l'échellesociale, les convoitises sont soulevés « rien ne saurait les calmer, puisque le but où elles tendent est indéfiniment au-delà de toutce qu'elle peuvent atteindre……On peut même se demander si ce n'est pas surtout cet état moral qui rend aujourd'hui si féconde en suicide les catastropheséconomiques.

Dans les sociétés où l'homme est soumis à une discipline saine, il se soumet plus facilement aux coups du sort.Mais quand il n'a pas d'autre but que de dépasser sans cesse le point où il est arrivé, il est très douloureux pour lui de subirl'échec.

Or, dans cette « inorganisation » qui caractérise notre état, les échecs croissent avec les risques et les crises se multiplientet deviennent plus meurtrières.Les fonctions industrielles et commerciales sont parmi les professions qui fournissent le plus de suicides.

Le domaine del'agriculture est le plus épargné étant donné que c'est celui où les anciens pouvoirs régulateurs font encore le mieux sentir leurinfluence.

Le taux énorme de la population rentière touché par le suicide montre encore une fois que ce sont les plus fortunés quisouffrent le plus.

Les classes inférieures ont leur horizon limité par les autres classes, ainsi leurs désirs sont plus définis.Ce type de suicide est a distingué des autres « il en diffère en ce qu'il dépend, non de la manière dont les individus sont attachés àla société mais de la façon dont elle les réglementent.

Contrairement au suicide égoïste et altruiste qui vienne du fait que la sociétén'est pas suffisament présente aux individus, dans le suicide anomique, c'est aux passions proprement individuelles qu'ellemanque, les laissant sans freins et sans règles. b) Le divorceL'anomie économique n'est pas la seule qui puisse engendrer le suicide.Lors de la perte d'un époux, il se produit alors un bouleversement de la famille dont le survivant subit l'influence. Après avoir introduit le terme en 1893 dans De la division du travail social, Émile Durkheim, sociologue français du XIXe siècle,emploie en 1897 le mot d'anomie dans son livre sur les causes du suicide, Le Suicide, pour décrire une situation sociale,caractérisée par la perte ou l'effacement des valeurs (morales, religieuses, civiques...) et le sentiment associé d'aliénation etd'irrésolution.

Le recul des valeurs conduit à la destruction et à la diminution de l'ordre social : le manque de lois et de règles ne. »

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