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ÈVE FUTURE (L’) Villiers de L’Isle-Adam. Roman (Résumé de l’ouvrage)

Extrait du document

Le physicien américain Edison reçoit le jeune lord Ewald, qui lui a naguère sauvé la vie. Le jeune homme révèle qu’il est décidé à mettre fin à ses jours, étant désespérément attaché à une femme, la cantatrice Alicia Clary, idéalement belle mais totalement dépourvue d’esprit. Edison lui présente Hadaly, un automate électrifié qui a toutes les apparences de l’humanité, et il s’engage à donner au robot l’exacte figure d’Alicia. Mais lorsqu’il ne reste plus qu’à lui insuffler l’âme, le prodige mécanique est doublé par un prodige magnétique: Edison réveille Sowana, l’âme d’une femme (Mrs. Anderson) génialement intelligente, malheureusement tombée en léthargie. Lord Ewald s’éprend de l’automate, mais un incendie, sur le bateau qui les ramène en Angleterre, consume le robot.

« Villiers de l'Isle-Adam crée un monde fabuleux où les inventions les plus récentes paraissent déjà habituelles. Pour la plus banale , le phonographe , elle avait, depuis sa conception par Charles Cros en 1877 et sa réalisation par Thom as Edison la même année, moins de dix ans d'exist ence lorsque L'Èvefu ture fut publié en 1886. Cependant, à l'encontre de Jules Verne, son contemporain, Villiers n'affic he pas une grande fascination pour ces découvertes , qui provoquent ch ez lui une certaine ironie. Le livre est dédié « aux rêveurs, aux rai lieurs ». Le roman devait inspirer Fritz Lang et sa scénariste Thea von Harbou avec leur célèbre Metrop o lis (1927). «E dison est, au su de l'univers, un expérimentateur intrépide et qui n'est tendre que pour des amis bien éprouvés. » Grav ures de Drouart XIX " SIÜ 'LE ,RS DE L'ISLE-ADAM ' L'Eve uture Le démiurge Edison L e légendaire inventeur du phonographe, Thomas Edison, vit à l'écart dans un antre new-yorkais . Son jeune ami, lord Ewald, lui annonce sa visite. Il vient lui confier une étonnante peine amoureuse : furieusement épris d'une femme des plus belles, Alicia, il souffre de ce qu'une imperfection, à d'autres inapparente , entache définitivement son amour. Après s'être assuré que lord Ewald est effectivement déçu par ce que seul un amoureux raffiné et authentique pouvait percevoir et déplorer chez une femme, Edison lui fait la plus surprenante proposition : une Andréide de sa conception, à la resse mblance parfaite d'Alicia, mai s qui serait absolument belle (le fortuit qui dessert celle-ci est éliminé). Lord Ewald est bien sûr incré­ dule , mais Edison lui découvre qu'il a déjà réalisé une telle créature. Il lui décrit avec précision tous les merveilleux mécanismes, reproduisant à la perfection les gestes, les attitudes, les paroles, la présence d'une femme, mécanismes toujours occultés en fin de compte sous la carnation idéale de l' Andréide ainsi animée. Bientôt séduit, lord Ewald s'enthou­ siasme pour cette créature, qu'il veut ramener avec lui en Angleterre avant de se séparer d'Alicia. lronisation de l'art S eul l'univers, assez fantaisiste, de Villiers pouvait donner naissance à un tel rêve . Au songe d'un amoureux, l' Américain Edison ' apporte les moyen s technique s, qu'en d'autres circonstances on se passerait de connaître, de sa réalisation parce que, malgré la science ou à cause d'elle, il a dû pousser très loin la recherche d'une femme ou d'un amour. Ses stupéfiantes explications mécanistes horrifient mais séduisent également et poursuivent incessamment un idéal entrevu. Car si les interlocuteurs sont, somme toute, des amou­ reux irréductibles, ils sont surtout des artistes. L'évocation de leur délicate déception amou­ reuse, celle de la conception et de la possibilité romanesque de cette Ève future , suscite une créature po ssé dant toutes les qualités humaines, puisqu'elle répond à chaque instant à leur volonté de perfection. Cette Ève serait tout aussi bien un poème ou le roman même de Villiers. A un jeune lord qui, malgré son amour, ne peut supporter l'imperfection de sa maîtresse, l'inventeur Thomas Edison propose un automate de sa conception, modèle idéal de la femme. « ... Être aimée n'est presque toujours que secondaire pour elle. Ce n'est qu'être préférée qu'elle désire.» »

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