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FICHE DE LECTURE: VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT DE LOUIS-FERDINAND CÉLINE

Publié le 05/06/2011

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Une épopée hallucinante, un cauchemar visionnaire, une diatribe exaspérée. Ferdinand Bardamu — frère pitoyable et vengeur de Céline —, d'Europe en Afrique et d'Amérique en Europe, poursuit solitairement, hanté par la peur, la mort, la guerre, aventures sur aventures, toutes des expériences bouffonnes ou cruelles. L'homme et la société, marqués désespérément par un monde en crise, à l'évolution contre nature, nature, se débattent dans l'absurdité la plus avilissante. L'éloquence verbale, viscérale et argotique de l'auteur, change en révolte déchirante cet interminable « Voyage au bout de la nuit «.

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« pas « l'infini mis à la portée des caniches » ? L'ÉCRITURE • Un nouveau langageProche de la verve rabelaisienne, l'écriture du Voyage révolutionne la langue française.

La première phrase donne leton : « Ça a débuté comme ça.

» Langage parlé, enchevêtrement des niveaux de langue, néologismes, rupturessyntaxiques, jeux sur les mots et les sonorités, phrases interrompues par des points de suspension : Céline, tout enréhabilitant la langue populaire, invente un style nouveau.• Le rireLa vision célinienne du monde est tragi-comique.

Le rire est libérateur ; il émane tantôt d'un comique de situation,tantôt de l'invention et de l'abondance verbales ; l'humour du lecteur est sans cesse sollicité par les effets de style,l'onomastique (« Général des Entrayes », « Noirceur-sur-la-Lys ») et les incohérences spatio-temporelles.

Lefantastique côtoie le burlesque ; la truculence de l'écriture sauve le lecteur de la noirceur parfois insoutenable decertaines pages.

Le Voyage au bout de la nuit Louis-Ferdinand Céline Résumé 1914.

Ferdinand Bardamu a vingt ans.

Suite à une discussion animée avec un camarade étudiant en médecine et, un peu par hasard, parce qu'un régiment passedevant la terrasse du bistrot où il discute, il court s'engager.

Mais au front, sur une route de campagne qu'arpentenerveusement son colonel sans prendre garde aux Allemands qui tiraillent, Ferdinand réalise qu'il ne veut pas mourir,qu'il préfère fuir mais rester vivant.

Envoyé en reconnaissance, Bardamu rencontre Léon Robinson, un déserteur quisouhaite se constituer prisonnier.

Ils n'y arrivent pas et Bardamu, blessé, est envoyé à Paris où il rencontre Lola,une Américaine bien en chair et peu avare de sa personne.

Afin d'aider les pauvres soldats, elle façonne puis goûteles beignets des hôpitaux.

Une fin d'après-midi, alors qu'il contemple les restes d'une baraque foraine, le tir desNations, Bardamu est subitement frappé de terreur, « voit » des soldats ennemis embusqués partout et estembarqué vers l'hôpital psychiatrique le plus proche.

II se lie avec une violoniste, Musyne, qui lui préfère lesArgentins.

Enfin réformé, il s'embarque pour l'Afrique à bord de l'Amiral Bragueton.

Passé le Portugal, la chaleur etl'alcool aidant, les passagers non payants (fonctionnaires et autres militaires) à force d'ennui, conçoivent les plusnoirs soupçons vis-à-vis de ce « payant ».

A moins de fuir quelque horrible passé, quelle autre raison aurait pupousser ce passager à quitter l'Europe? Peu à cheval sur l'amour-propre dont il n'a pas l'usage, Ferdinand se tire dumauvais pas in extremis en invoquant l'esprit patriotique et la grandeur de la France.

Débarqué précipitamment àBombola-Fort-Gono, il est embauché par une compagnie coloniale qui l'envoie en brousse via Topo.

C'est larencontre du lieutenant Grappa et de sa justice à coups de triques; du sergent Alcide et du petit commerce detabac qu'il entretient avec les douze miliciens nudistes, avant la remontée du fleuve à la recherche du comptoiravancé.

En fait d'installations, il n'y a qu'une vieille case délabrée et son prédécesseur, en qui Bardamu reconnaîtraplus tard Robinson, s'enfuit après-avoir tout volé.

Atteint de malaria, rongé par les fièvres, Ferdinand est vendu parles indigènes à une galère espagnole en partance pour New York.

Embauché au port pour l'incroyable capacité qu'ildéveloppe à dénombrer les puces, il retrouve Lola et, après lui avoir soutiré quelque argent, il gagne Detroit et lesusines Ford.

Il se lie avec Molly, une prostituée proche de la sainteté tant son désintérêt est grand et charitable.

Unsoir, Ferdinand croise Robinson à présent nettoyeur de nuit.

Il repart pour l'Europe et après avoir achevé ses étudesde médecine, s'établit en banlieue à Garenne-Rancy.

Trop compatissant, gêné d'avoir à réclamer des honoraires, ilvivote.

De Bébert, le neveu de la concierge, à la fille du cinquième qui mourra des suites d'un avortement, Ferdinandse traîne au milieu de ses malades qu'il décrit sans complaisance.

Chez les Henrouille, on lui propose de l'acheterpour autant qu'il fasse enfermer la vieille mère qui empêche de faire des économies.

Il refuse mais les visiterégulièrement.

Robinson reparaît, accepte d'assassiner la vieille Henrouille mais prend la dose de chevrotines qu'il luidestinait en pleine figure.

Drame sans précédent, la famille se retrouve avec la mère et son assassin, devenuaveugle, sur les bras.

L'abbé Protiste moyennant finance trouve le moyen d'envoyer Robinson et la vieille àToulouse.

Une fois cette épine hors du pied, Bardamu attrape un rhume tenace qui précipite sa décisiond'abandonner Rancy.

Il gagne l'hôtel, est figurant au théâtre Tarapout jusqu'au jour où, une fois de plus, il part.

Ilrejoint Robinson à Toulouse.

Ce dernier va se marier avec Madelon, la fille de la vendeuse de cierges.

Au moment oùFerdinand va prendre le train pour Paris, il apprend que la mère Henrouille « s'est tuée » dans un escalier.

Re-fuiteen avant, rencontre de Para-fine qui a perdu son emploi de chercheur et travaille à présent dans l'hôpitalpsychiatrique du docteur Baryton.

La vie à l'asile s'écoule tranquillement jusqu'au soir où le professeur se targued'apprendre l'anglais.

Ferdinand joue au professeur, les progrès de l'élève sont tels qu'après trois mois, le docteurBaryton se décide à tout plaquer pour courir l'aventure au nord! Nommé directeur de l'asile par interim, Ferdinands'accommode de la situation jusqu'au retour de Robinson qui ne veut plus épouser sa Madelon.

Celle-ci arrive et lepoursuit de ses assiduités.

Robinson lui avoue sa lassitude des hommes et des sentiments, la vie le dégoûte...

EtMadelon le tue de trois balles de revolver.

La police emporte le corps, Bardamu finit dans un bistrot, près d'uneécluse; un remorqueur passe, emportant les péniches, le fleuve, la ville entière et tous les personnages du voyage. Pistes de lecture Un style privilégié : la vie et le langage parlé Louis-Ferdinand-Auguste Destouches est né à Courbevoie le 27 mai 1894.

Fils de petits commerçants, il est envoyé dès 1905 en Allemagne d'abord, en Angleterreensuite, afin d'apprendre les langues.

En 1912, devançant l'appel, il s'engage pour trois ans au 12e cuirassier.

1914:volontaire pour une mission périlleuse, le maréchal des logis Destouches est blessé au bras et après avoir reçu lamédaille militaire, il est réaffecté à Londres avant d'être définitivement réformé le 7 décembre 1915.

Il décide alorsde se faire embaucher comme agent d'une compagnie forestière en Afrique et gagne le Cameroun.

Une année ne. »

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