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Génie du christianisme ou les Beautés de la religion chrétienne, essai de Chateaubriand

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Génie du christianisme ou les Beautés de la religion chrétienne, essai de Chateaubriand (1802). Entreprise par l'écrivain à la fin de son émigration en Angleterre, et en rupture radicale avec les Natchez, cette apologie du christianisme parut au moment de la signature du Concordat. L'auteur se proposait de prouver que, « de toutes les religions qui aient jamais existé, la religion chrétienne est la plus poétique, la plus humaine, la plus favorable à la liberté, aux arts et aux lettres [...], qu'il n'y a rien de plus divin que sa morale, rien de plus aimable, de plus pompeux que ses dogmes, sa doctrine et son culte ». C'est là l'indication même du plan : Dogmes et Doctrine, Poétique du christianisme, Beaux-Arts et Littérature, Culte. Dans la deuxième partie, de constants parallèles entre les œuvres de l'Antiquité païenne et les œuvres modernes (notamment les épopées chrétiennes, de la Divine Comédie de Dante à la Messiade de Klopstock) tendent à montrer que, dans les œuvres classiques elles-mêmes, l'âme est chrétienne, malgré l'imitation des modèles antiques. Une telle apologétique rompait aussi bien avec Voltaire qu'avec l'ascétisme pascalien. Elle fondait toute une réflexion sur la culture et sur l'art, comparable à celle que pratiquera André Malraux. L'influence de l'œuvre (que les « exemples » d'Atala et de René illustraient à l'origine d'une manière ambiguë) fut immense, sur l'art et l'histoire (réhabilitation du style gothique, poésie des ruines) et surtout sur la littérature, à la fois dans la vision critique de l'histoire littéraire et dans le goût pour la méditation philosophique que cultivera le romantisme.

« tienne que d'un certain ordre nouveau. Ce qui ne manqua pas de susciter de vives critiques, notamment de la part des Idéologues, Ginguené en tête, qui voyaient dans le texte la défection de l'auteur de l'Essai sur les révolutions. La Décade philosophique, feuille des Idéolo­ gues, et le Mercure, périodique des nou­ veaux bien-pensants tels que Fontanes, se dressèrent l'un contre l'autre, et Chateaubriand finit par publier une Défense du . »

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