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GÉNIE DU CHRISTIANISME ou Beautés de la religion chrétienne de François-René, vicomte de Chateaubriand

Publié le 25/10/2018

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GÉNIE DU CHRISTIANISME ou Beautés de la religion chrétienne. Essai de François-René, vicomte de Chateaubriand (1768-1848), publié à Paris chez Migneret en 1802. Divers fragments avaient été publiés en préoriginales, notamment dans la « Lettre au citoyen Fontanes sur la seconde édition de l'ouvrage [De la littérature] de Mme de Staël » (Mercure de France, 22 décembre 1800); Atala (Inséré dans la troisième partie, livre cinquième) fut publié séparément à Paris chez Migneret en avril 1801. Une édition avait été préparée à Londres en 1799-1800, une autre à Paris en 1800-1801 : il reste des fragments de ce \"premier Génie du christianisme\" et de son édition avortée, fragments publiés chez PourTat, en 1838, dans une édition des Œuvres complètes. Les quatrième et cinquième éditions, à Lyon chez Ballanche (1804,1809), sont presque identiques à celle des Œuvres complètes de Chateaubriand (18261827).

Commencé à Londres en 1799, deux ans après la publication de l'Essai sur les révolutions, le Génie, projeté comme brochure seulement, prend de l'ampleur au cours de cette année même, peut-être à la suite de la mort de la mère de Chateaubriand, mort qui aurait provoqué, chez le fils, une espèce de conversion. Or s'il reste, à l'intérieur du texte définitif, de longs passages et de longues descriptions autobiographiques, l'œuvre est essentiellement un traité apologétique du christianisme, célébrée en tant que telle par l'ami de l'auteur, Fontanes, et par sa maîtresse du moment, Pauline de Beaumont, chez laquelle la rédaction se termine en 1801. Œuvre personnelle et œuvre de circonstance, le Génie ne relève d'aucun genre particulier, si ce n’est de l'essai politique et moral à la manière du \"De l'esprit des lois de Montesquieu, souvent cité par Chateaubriand, et qui avait fait pour le gouvernement de la société ce que ce dernier tâche de faire dans l'ordre religieux (pour Chateaubriand, Jésus-Christ est le «législateur des chrétiens»). En tant qu'apologie, le Génie a des précurseurs connus, de Pascal à Fénelon. Cependant, paraissant quatre jours avant le Te Deum à Notre-Dame de Paris célébrant - détail symbolique -la paix nouvellement conclue entre la France et l'Angleterre (pays d'exil de Chateaubriand) et le Concordat qui scelle la réhabilitation du catholicisme en France, le Génie apparaît autant comme une défense de la religion chré-

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« tienne que d'un certain ordre nouveau.

Ce qui ne manqua pas de susciter de vives critiques, notamment de la part des Idéologues, Ginguené en tête, qui voyaient dans le texte la défection de l'auteur de l'Essai sur les révolutions.

La Décade philosophique, feuille des Idéolo­ gues, et le Mercure, périodique des nou­ veaux bien-pensants tels que Fontanes, se dressèrent l'un contre l'autre, et Chateaubriand finit par publier une Défense du .. »

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