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Horace [Pierre Corneille] - fiche de lecture.

Publié le 01/05/2013

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Horace [Pierre Corneille] - fiche de lecture. 1 PRÉSENTATION Horace [Pierre Corneille], tragédie en cinq actes et en vers de Pierre Corneille, créée au Théâtre du Marais, à Paris, en mai 1640, publiée en décembre 1640. 2 LA PREMIÈRE TRAGÉDIE RÉGULIÈRE DE CORNEILLE Après un silence de près de quatre ans, Pierre Corneille revient au théâtre avec Horace. Cette interruption dans sa carrière s'explique par le désarroi dans lequel l'a plongé la querelle du Cid. C'est un nouveau départ qu'il prend, en rompant avec l'irrégularité et en produisant une pièce tout à fait conforme aux voeux des théoriciens de ...
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« HORACE (Jout AU DÉBUT DJ; 1640), • Horace •, pièce «non dérobée »· -Corneille n'avait pas caché ce qu'il devait à Guilhem de Castro.

On ne lui avait pas célé non plus que c'était trop.

Sans doute, au xvne siècle, on ne se fait jamais scrupule d'emprunter.

Tous les sujets sont à tous.

Mais Corneille n'avait pas seulement trouvé dans Guilhem de Castro son sujet ou des péripéties.

Il lui avait « dérobé » à peu près exactement tout le détail de son action.

Il voulut donc prouver qu'il était capable d'inventer.

Le sujet d'Horace avait bien été traité par Lope de Vega dans el Hanrado Hermano (le Frère jaloux de sa gloire).

Il est probable que Corneille a ignoré cette pièce.

S'il y a, entre Lope de Vega et Corneille, quelques points communs, ils s'expliquent ou par le hasard ou parce qu'ils les empruntent tous les deux à Tite-Live.

On a cru voir, par exeml;lle, dans les injures de la Julia de Lope de Vega à Horace l'origme des imprécations de Camille.

Or Petit de jullev ille a montré qu'elles étaient certainement un souvenir des imprécations de Massinisse dans la Sophonisbe de Mairet.

Corneille n'emprunte donc son sujet qu'au récit de Tite­ Live et, peut-être, à celui de Plutarque dans sa Vlè de Tullus Hostil ius.

Il leur doit, d'ailleurs, tous les personnages et toutes les péripéties essentielles : les Horaces, les Curiaces, les fian­ çailles de Curiace et de la sœur d'Horace, le combat, le meurtre de Camille, le jugement, les pl aid oyers et l'acquittement.

Il n'a inventé que le personnage de Sabine et la fausse nouvelle de la fuite d'Horace par lâcheté.

Mais c'était là, pour un drama­ turge du xvne siècle, ce qu'on appelait inventer.

(( H ol'ac e •, pièce régulière.

-Que Corneille ait écrit Horace pour être d'accord avec les règles, c'est ce que prouvent, avec la lecture de la pièce, l'Examen de Corneille et le témoignage de l'abbé d'Aubtgnac.

Pour ne plus être en désaccord avec les tt doctes », il voulut prendre leur avis.

Il lut sa pièce chez Boisro­ bert, à d'Aubignac, Chapelain, Barreau, Charpi, Faret et l'Estoile.

Les doctes firent quelques réserves, dont Corneille, fort têtu, ne tint pas compte, mais qui n'étaient pas essentielles.

Plus de romanesque, en effet, dans Horace, plus de Maures,. »

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