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Jacques le Fataliste et son maître de Denis Diderot (résumé de l'oeuvre & analyse détaillée)

Publié le 24/10/2018

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Jacques le Fataliste et son maître 1778-1780

Denis Diderot (1713-1784)

 

 

 

Roman dialogué paru en feuilleton entre 1778 et 1780 dans la Correspondance littéraire de Grimm, puis publié à titre posthume en 1796.

 

LIEU DE L’ACTION

 

En France, peut-être en Normandie.

 

ÉPOQUE DE L’ACTION

 

Contemporaine de l'auteur, vers 1765.

 

PERSONNAGES PRINCIPAUX

 

Jacques, valet philosophe et fataliste ; son maître, aristocrate, défenseur de l’idée de liberté ; le capitaine que Jacques a rencontré dans l'armée ; le marquis des Arcis ; Mme de la Pommeraye, sa maîtresse ; le chevalier de Saint-Ouin, ami du maître.

 

RÉSUMÉ DE L’ACTION

 

Le roman est construit selon quatre niveaux de narration étroitement imbriqués :

 

- le récit du voyage de Jacques et de son maître et leur dialogue sur le fatalisme et la liberté ;

 

- le récit des amours de Jacques ;

 

- le dialogue de l’auteur avec le lecteur sur le genre romanesque ;

 

- deux récits incorporés et de nombreuses anecdotes.

 

L’action occupe 9 journées. Le 6e jour, la femme d'un aubergiste raconte l'histoire de Mme de la Pommeraye ; le 7e jour, un client de l'auberge, le marquis des Arcis, raconte l'histoire de Richard et du Père Hudson. Le 9e jour, Jacques n'a toujours pas fini l'histoire des ses amours. Le temps de régler quelques affaires et les deux compagnons réapparaissent quinze jours plus tard. A la suite d'une rixe, Jacques est jeté en prison et Diderot invite le lecteur à terminer à son gré l'histoire de ses amours, lui-même proposant trois versions du dénouement.

 

Passages-clés : le début du récit, l'histoire de Mme de la Pommeraye, l'histoire du poète de Pondichéry.

 

THÈMES DOMINANTS

 

• Le roman : l'œuvre développe une réflexion critique sur la création romanesque. La mise à jour de ses mécanismes, le jeu autour de ses conventions, le refus du romancier omniscient, de la psychologie, de l'intrigue et du romanesque, le dialogue entre l'auteur et le lecteur, la multiplication et la superposition des voix et des points de vue par le biais du dialogue et des récits enchâssés, traduisent les interrogations de Diderot sur la nature et la fonction du roman.

diderot

« l'histoire de Mme de la Pommeraye ; le 7e jour, un client de l'auberge, le marquis des Arcis, raconte l'histoire de Richard et du Père Hudson.

Le 9e jour, Jacques n'a toujours pas fini l'histoire des ses amours.

Le temps de régler quelques ,affaires et les deux compagnons réapparaissent quinze jours plus tard.

A la suite d'une rixe, Jacques est jeté en prison et Diderot invite le lecteur à terminer à son gré l'histoire de ses amours, lui-même proposant trois versions du dénouement.

Passages-clés : le début du récit, l'histoire de Mme de la Pommeraye, l'histoire du poète de Pondichéry.

· THÈMES DOMINANTS • Le roman: l'œuvre développe une réflexion critique sur la création roma­ nesque.

La mise à jour de ses mécanismes, le jeu autour de ses conven­ tions, le refus du romancier omniscient, de la psychologie, de l'intrigue et du romanesque, le dialogue entre l'auteur et le lecteur, la multiplication et la superposition des voix et des points de vue par le biais du dialogue et des récits enchâssés, traduisent les interrogations de Diderot sur la nature et la fonction du roman.

• Fatalisme et liberté : le fatalisme, qui affirme que tout est écrit, débouche sur le matérialisme.

Jacques estime que chaque événement est le résultat nécessaire et incontournable d'une chaîne d'événements anté­ rieurs ; le maître lui oppose la liberté et la responsabilité.

Sur le plan nar­ ratif, la confrontation de ces thèses alimente un dialogue argumentatif ; sur le plan philosophique, elle nourrit un débat moral et religieux.

• Maître et valet : la relation entre Jacques et son maître s'inscrit dans la tradition du couple valet-maître mais s'en distingue car elle n'illustre pas plus un débat social qu'elle n'assure une fonction comique.

Ici, elle fonde une nouvelle forme romanesque: le roman dialogué.

STYLE • Le style argumentatif -l'interrogation: Est-ce qu'on est maître de devenir ou de ne pas devenir amou­ reux ? Et quand on l'est, est-on maître d'agir comme si on ne l'était pas ? -l'objection: Ce que vous m'objectez là m'a plus d'une fois chiffonné la cervelle; mais avec tout cela, malgré que j'en aie, j'en reviens toujours au mot de mon capi­ taine : Tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas est écrit là-haut.

-la définition: LE MAiTRE.

Pourrais-tu me dire ce que c'est qu'un fou, ce que c'est qu'un sage ? jACQUES.

Pourquoi pas ? ...

un fou ...

attendez ...

c'est un homme malheureux; par conséquent, un homme heureux est un sage.

• L'art du dialogue -la multiplication des locuteurs: Et le maître de jacques disait au chirurgien:« Voilà ce que c'est que de démontrer.

»Et le chirurgien:« Voilà ce que c'est que de ne vouloir pas qu'on démontre! ...

»Et jacques à la femme tombée ou ramassée: « Consolez-vous, ma bonne.

» -la stichomythie : -je guérirai ? -j'en ai guéri bien d'autres.- je marcherai ?. »

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