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JÜRGEN HABERMAS : LA TECHNIQUE ET LA SCIENCE COMME IDEOLOGIE (Résumé & Analyse)

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L'ouvrage étudie les rapports entre la politique, la science et l'opinion publique dans le capitalisme avancé. L'interrogation d'Habermas (qui rejoint certains thèmes développés par Herbert Marcuse) porte principalement sur la progressive substitution de techniques issues du monde mécaniste et marchand, à l'action démocratique de citoyens décidant ensemble de leur avenir commun. La tâche de la réflexion est alors de proposer une théorie critique de l'idéologie technocratique, qui montre le bien-fondé d'une pratique sociale démocratique et égalitaire.

« Les individus se soumettent toujours plus facilement à un appareil de production qui leur permet d'améliorer leur confort. Ainsi le cadre institutionnel tire sa légitimation du progrès technoscientifique. Mêmes si les rapports de productions restent inégaux, ils sont acceptés du fait qu'ils sont présentés comme des formes d'organisation techniquement nécessaires d'une société rationalisée. La rationalité est ravalée au rang d'un simple correctif à l'intérieur du système. ? La nouveauté pour Marcuse est que les forces productives ne sont plus démystifiées afin de permettre une critique politique de leur légitimation, elles deviennent elles-mêmes des principes de légitimation. En conséquence, la domination s'étend non pas seulement au moyen de la technologie mais en tant que 2 technologie. La place de plus en plus incontournable de la technique engendre une dépendance croissante des individus vis-à-vis de la technique ce qui limite leur autonomie et implique une perte progressive de leur liberté. Ce processus de « rationalisation » est aussi à comprendre en un sens freudien : la référence à des impératifs techniques vient masquer le véritable motif qui est de maintenir une domination politique. Bref, une soumission à la technique masque en réalité un fait politique. ? La science moderne est donc comprise comme une formation historique. Cette idée Marcuse la doit à Husserl ( Krisis ) et la destruction ( Destruktion ) heideggérienne. Bloch avait déjà montré que la rationalité de la science, déformée par le capitalisme, n'était pas une technique innocente. L'originalité de Marcuse est d'en faire le point de départ analytique d'une théorie de la société de capitalisme avancé. Cette conception se heurte néanmoins à des difficultés qu'Habermas voudrait souligner. 2 ? La fusion entre science et technique implique pour Marcuse un certain projet : celui d'un monde déterminé par une situation historique et des intérêts de classe. L'émancipation doit donc nécessairement passer par une révolution de la science et de la technique (d'où la tentation de suivre une Science nouvelle re-mystifiant la nature). Il veut élaborer une méthodologie scientifique radicalement différente. Une science nouvelle implique aussi une Technique nouvelle. Mais comment redéfinir le projet d'une technique de l'espèce humaine dans son ensemble? ? Marcuse rêve d'une technique qui ne prendrait pas la nature pour objet mais qui la considérerait comme un partenaire dans une interaction possible préférant un lien fraternel à l'exploitation pure et simple. Il s'agirait de communiquer avec la nature plutôt que de la travailler ; ne pas voir comme l'idéalisme la nature comme son autre, mais reconnaître en elle un sujet et soi-même comme l'Autre de ce sujet. L'enjeu est alors bien de trouver une autre structure d'action : l'interaction médiatisé par des symboles, mais cela implique des projections du travail et du langage, des projets de l'espèce humaine en son ensemble et non d'une époque particulière. ? La meilleure formulation du problème est celle-ci : « l'a priori technologique est un a priori politique dans la mesure où la transformation de la nature implique celle de l'homme … [mais] tout le machinisme de l'univers technologique est « comme tel » indifférent aux finalités politiques » (p. 18). En effet, un ordinateur peut servir une administration qu'elle soit capitaliste ou socialiste. « Toutefois quand la technique devient la »

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