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La vie est un songe - RÉSUMÉ DE LA PIÈCE

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Cette étude se réfère à l'édition Garnier-Flammarion, 1972, trad. Bernard Sesé.

 

RÉSUMÉ DE LA PIÈCE

 

La pièce est découpée en trois journées et entrelace deux intrigues. 

 

« légende de Bouddha dans la version christianisée de saint Jean Damascène où l'on retrouve le thème du prince dont l'avenir est révélé par un horoscope ; un conte célèbre des Mille et Une Nuits rapportant l'histoire du roi qui transporte un forgeron ivre et endormi dans son palais, où il le reçoit fastueusement avant de le rejeter dans sacondition initiale. Ayant repris ses esprits, celui-ci se demande s'il a vécu ou rêvé. Histoire reprise par Rojas dansune de ses comédies (Le Destin naturel) et Shakespeare dans sa Mégère apprivoisée. Enfin, Calder6n lui-même avait déjà, en 1634, abordé ce thème dans une pièce écrite en collaboration : Les Erreurs de la nature et les succès de la fortune. L'intrigue Évoquant sa pièce L'Illusion comique, Corneille avouait avoir créé un « étrange monstre ». Les termes pourraient s'employer à propos de La vie est un songe, pièce touffue et exubérante. Pourtant, sous l'apparent désordre se dissimule une composition dramatique rigoureusement orchestrée. I - UN APPARENT DÉSORDRE Une comedia représentative Calder6n n'innove pas, se coulant dans le moule d'un découpage en trois journées, d'une longueur conventionnelle(environ trois mille vers), couronnant le tout par un dénouement heureux des plus stéréotypés. Bien plus, la distribution se soumet aux impératifs matériels de la troupe réduite de Prado, avec ses personnagesstéréotypés. Une grande liberté dramatique Aucun découpage scénique net à la manière du théâtre français classique : comme le rappelle Pierre Brunel (Formes baroques au théâtre, p. 123), la « journée », l'équivalent de notre acte, ne correspond pas à une unité d'action ou de lieu. Moins encore à une véritable journée de vingt-quatre heures, plutôt à « une tranche de vie, du moins unetranche de spectacle correspondant approximativement à un millier de vers et appelant une respiration, une pause». Bien plus, leur succession ne peut être assimilée à l'agencement logique classique : exposition, noeud, dénouement.« Chaque journée fait donc un bloc » (Charles-Vincent Aubrun, La Comédie espagnole, p. 126). Impression accentuée par les changements brusques de lieux que rien ne vient, comme dans le théâtre classique, annoncer :ainsi, au cours de la dernière journée, passe-t-on sans transition de la tour (III, 1 à 4) au Palais (III, 5 à 8), à lacampagne où se déroule la bataille (III, 9 à la fin). En outre, les entrées sont souvent conçues comme de véritablesapparitions spectaculaires : chute inaugurale de Rosaura, cliquetis de chaînes et bruits de voix préludant à l'entréede Sigismond. D'où le rythme heurté qui est imprimé à la pièce, accentué encore par l'extrême disparité entre lesséquences, comme ces 330 vers de l'entrevue Sigismond/Rosaura et les 22 vers de la « scène » suivante. Péripéties et rebondissements Sur le mode de la populaire comédie de cape et d'épée, Calderón n'hésite pas à accumuler les péripéties sans quecette accumulation fasse avancer l'action, comme si le spectaculaire, le rythme primaient la logique dramatique :ainsi voit-on, lors de la deuxième journée, défiler devant Sigismond les courtisans, Astolphe, Étoile, Rosaura,Clothalde. Accumulant les péripéties, cette deuxième journée apparaît démesurée (19 « scènes ») au regard de lapremière (8 « scènes »). Cette impression de désordre est encore renforcée par les bruits, les cris mentionnés avec précision dans lesdidascalies, le mouvement échevelé des acteurs, donnant à voir la rumeur confuse du monde. II - L'ORDRE SOUS LE DÉSORDRE Jeux de symétries Symétries au plan des lieux : de la tour au Palais dans la première journée ; trajet inverse dans la deuxième. Cechiasme spatial est souligné par la reprise du thème nocturne. Dès lors, par son architecture, la troisième journéeapparaît comme une synthèse : mêmes 4 « scènes » à la tour, puis au Palais, qu'au premier « acte », reprises dansle même ordre ; mais le déplacement dans l'espace ouvert de la campagne vient opérer la résolution d'une tensionspatiale tour/Palais et servir de cadre au dénouement. Ces effets de symétries se retrouvent au plan de la composition, Calderón jouant de la reprise en écho des scènes :à trois reprises, Sigismond se trouve en présence de Rosaura (I, 2 ; II, 7 ; III, 10) ; en II, 8 Sigismond s'apprête àtuer Clothalde ; en III, 4 il se réconcilie. Ces scènes répètent (au sens théâtral) celles entre le prince et Basyle :violente querelle en II, 10 ; puis pardon mutuel en III, 14. L'entrelacement des intrigues L'unité de la pièce n'est pas compromise par la coexistence de deux intrigues. D'emblée, celles-ci sont liées »

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