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Les Liaisons dangereuses, roman de Laclos (1782) et film de Frears (1988) : présentation

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liaisons dangereuses

■ À partir de cette date, et jusqu’à aujourd’hui, se succèdent une quarantaine de téléfilms pour la télévision britannique, alternés avec près d'une vingtaine de réalisations cinématographiques : Bloody Kids (1979), The Hit (1984), Prick up your ears (1987) sur la vie du dramaturge homosexuel Joe Orton, Sammy et Rosie s’envoient en l’air (1987), Les Liaisons dangereuses (1988), Les Arnaqueurs, son premier film américain (1990), Héros

Mais en avril 1793, sous la Terreur, il est arrêté comme orléaniste, puis consigné chez lui, arrêté de nouveau en novembre alors que le duc d’Orléans est exécuté. Il est libéré le 3 décembre 1794 et nommé secrétaire général des Hypothèques l’année suivante.

 

Partisan de Bonaparte, il appuie le coup d’état du 18 Brumaire, en 1799. Il est réintégré dans l'armée avec le grade de général d’artillerie, sur l’ordre du Premier Consul, qui l’envoie en 1800 à l’armée du Rhin, puis à l’armée d’Italie pour effectuer des campagnes militaires.

 

En avril 1803, il est affecté à Naples, comme commandant de l’artillerie française, mais, alors qu’il songe à un nouveau roman - «le roman des liaisons heureuses » - inspiré par Le Fils naturel de Lacretelle aîné, il meurt de dysenterie à Tarante le 5 septembre 1803, et il n’est enterré que quelques mois plus tard dans l’île Saint-Paul de la rade de Tarente. Bonaparte fera entrer ses deux fils dans des écoles militaires.

 

Malgré le succès du chef-d’œuvre que constitue Les Liaisons dangereuses, Choderlos de Laclos est l’homme des carrières de second plan, qu’elles soient militaire, politique ou littéraire.

« B. Une carrière littéraire modeste et une vie familiale heureuse • Sans doute pour tromper l'ennui de la vie de garnison, Laclos écrit des poèmes galants et des contes érotiques, publiés dans L'Almanach des muses. En 1777, il compose un opéra-comique, Ernestine; 'joué à la Comédie- Italienne, qui obtient un succès immédiat. Il est détaché à l'île d'Aix au large de Rochefort en 1779, pour y construire des fortifications, et, dans cette solitude, il commence à travailler aux Liaisons dangereuses, dont il poursuit la rédaction durant deux permissions de six mois passées à Paris, en 1780 et 1781. Le roman est publié le 23 mars 1782, c'est un triom­ phe autant qu'un scandale. • En août de la même année, il est affecté à La Rochelle, pour restaurer l'arsenal, et il a une liaison avec Marie-Soulange Duperré, fille d'un «corn­ missaire des guerres>> , qui a dix-huit ans de moins que lui. Leur fils naît deux ans plus tard. À cette époque, il rédige une réponse -empreinte de pessimisme rousseauiste -au sujet de concours proposé par l'Académie de Châlons-sur- Marne : «Quels seraient les meilleurs moyens de perfec­ tionner l'éducation des femmes?>> Puis il épouse Marie-Soulange en 1786 et reconnaît son fils. Il sera toute sa vie un époux heureux et le père attentif de trois enfants. • Il publie alors une Lettre à MM. de l'Académie française sur l'éloge de M. le maréchal deVauban, texte critique à l'égard de Vauban, ce qui provoque le blâme du ministre de la guerre, et il est renvoyé à Metz puis à La Fère. C. Une carrière politique agitée • En 1788, il quitte l'armée et devient «secrétaire des commandements>> du progressiste duc d'Orléans, cousin de Louis XVI -et futur «Philippe­ Égalité». L'année suivante, accusé d'avoir fomenté les Journées d'octobre - au cours desquelles les émeutiers avaient contraint Louis XVI et Marie­ Antoinette à quitter Versailles et à s'installer aux Tuileries, à Pari� -, il accompagne le duc d'Orléans à Londres. Il rentre à Paris un an plus tatd, où il est un membre actif du club des Jacobins. Il rédige l'Exposé de la conduite de M. le duc d'Orléans dans la Révolution de France et publie le Journal des amis de la Constitution. • En septembre 1792, il est nommé grâce à Danton « commissaire du pou­ voir exécutif>> à Châlons-sur- Marne, et contribue à la victoire de Valmy. En novembre, il est chef d'état- major de l'armée des Pyrénées à Toulouse, puis général de brigade. »

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