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lle Dame sans merci (la) d'Alain Chartier

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alain

Belle Dame sans merci (la), poème d'Alain Chartier (1424), qui a connu un grand succès, provoquant un débat à la Cour et de nombreuses imitations et discussions poétiques. C'est essentiellement un dialogue en vers entre un amoureux passionné et une dame sceptique, qui retourne contre la prière de l'amant-martyr toutes les critiques dont les femmes ont fait l'objet : fantasme de la beauté froide, qu'aggrave la peur devant l'insaisissable liberté de l'autre. Au poème d'Alain Chartier répondent le Parlement d'amour de Baudet Herenc, la Dame loyale en amour, la Cruelle Femme en amour d'Achille Caulier, les Erreurs du jugement de la Belle Dame sans merci, et des textes qui prennent en pitié sa victime comme la Complainte de l'amant trépassé de deuil, la Confession et le Testament de l'amant trépassé de deuil, le Jugement du pauvre triste amant banni, etc. Le thème donna lieu à de nombreuses parodies.

« BELLE DAME SANS MERCI (la). Poème d'Alain Chartier (vers 1385- vers 1433), publié à Paris chez Pierre Le Caron en 148 9. La Belle Dame sans merci, écrit en 1424, est sans doute la composition la plus co nnu e d' un écrivain qui reprend l'e nsem ble de la thématique et des s tru ctu res fo rmell es de la poésie co urt oise, mais qui se fait aussi l'éc ho, en co ntr epo int à ses œuvres en prose comme le Quadrilogue invectif (rédi gé en 1422 ), des malh eur s des temps et de la cri se morale qui affect en t u ne soci été bo uleversée par les dés astres de la guerr e de C ent An s. Dan s l'itin éraire po étique, sinon per­ sonnel d'Alain Chartier, la Belle Dame s an s merci se situe après la mort de la dam e a imée, pleurée dans une Complain te. La Belle Dame sans merc i. Conduit par Tris­ tesse, le poète, qui a renoncé à éoire depuis la mort de sa dame , distingue dans une fête un jeune homme en noir. qui lui ressemble comme un frère. et que tourmente très visiblement l'amour d'une belle dame inaccessible. Dissimulé derrière une treille, le poète écoute l'amoureux qui finit par avouer son amour à la dame (l­ XXIV). La suite du poème rappo rte le dialogue. parfo is commenté par l'Acteu r (le poète), qui oppo se un ama nt transi, m ais très habile à manier dans les formes, les métapho res et le style de la requête d'amour, à la dame qui , douée d'un e cruelle lucidité, raille systématiqu ement les art i fi­ ces et les conventio ns de la rhétorique courtoise, en réfute toutes les figures composées et pro­ clame son indifférence aussi bien à l'amant qu'à l'amour (XXV-XCVI}. L'Acteur évoque en conclusion la mort ultérieure du jeune homme et exhorte l es amants à se montrer si ncères et les dames à ne pas ressemb l er à celle «q u'on appellera. ce me semble 1 La be lle Dame sans mency » (XCVII-Q. La per fection de la forme -ce nt stro­ phe s de huit ver s de huit syllabes -, la s ituatlon canonique - un dialogue d'amour surpris par le poète dans un ver ger -, la structure traditionnelle du d éb at, la réa ppari tion des motifs les plu s usuels de la poésie courtoise (ne serait-ce que la demande de « merci •), ne doive nt pas masquer l'originalit é essentielle d'une co mposition qui, par la bouche de la dame, fait éclater les conv e ntions et met en péril l'existence m êm e de la poésie courtoise. Com­ men t co ntinuer à écrire (question p osé e au seui l du texte par l'Acteur lui­ mêm e) si non seulement la dame, sou rce de l'inspiration, est morte , mai s si ell e ( l'autre /la même) refuse de tenir son rôle dans le jeu convenu de l 'éc han ge cour tois? Don ou refus de «merd ,., peu importe au fond. L' un et l'a utr e so nt le s ressourc es du poème. M ais l'indifférence proclamée de la dam e à l'égard d' un amant , d'un amo ur dont elle n'a cure, signe et la m or t de l'amant et la mort du poème . Ain si s'expliq uerait au moins en parti e l e scandale causé par cette composi ­ tion, qui fit exclure Alain Chartier de l a « cour amoureuse ,. d'Issoudun et l'obUg ea à faire amende honorable dan s l'Excusadon, sévère réprima nd e adressée à l'Acteur par le Dieu d'amour. La belle dame sans merd prenait acte, pour fonde r son refus, de la dég é­ nére scence des mœurs amoureuses et de la prolifération des amants perfides. De po rtée plus général e, le Livr e des Quatre Dames, écrit au lendemain d'Azincourt (1415), est, autant qu 'une suite de méditations sur l'amour, un violent réquisitoire sur la dégénéres­ cence de la noblesse et ses responsabill­ tés dans le désastre. Le Liv re des Quatre Dames. Alors qu'il se promène dans une nature printanière amoureu­ sement décrite, le poète rencontre quatre dames de la haute noblesse qui lui demandent d'écouter leur débat (laquelle des quatre est la plus infortu­ née?) et leurs plaintes (vers 1-466). La première, veuve d'un prince du sang. pleure son ami mort à Azincourt et maudit les fuyards responsables de la défa ite (v. 467-1 096) . La deuxième (il s'agit »

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