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OeUVRE D’ART À L’HEURE DE SA REPRODUCTIBILITÉ TECHNIQUE (L’), Walter Benjamin

Publié le 29/09/2018

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technique

Walter Benjamin, 1892-1940.

 

Cette œuvre paraît pour la première fois en 1936, sous le titre de l’Œuvre d’art à l’époque de sa reproduction mécanisée, traduite en français par l’écrivain Pierre Klos-sowski, dans la Zeitschrift fiir Sozialfors-chung (Revue de la recherche en sciences sociales) qui, dirigée par Max Horkheimer

 

(et éditée un temps par Félix Alcan), est

 

l’organe de l’école de Francfort alors en exil. En quinze points, précédés d’un court avant-propos et suivis d’un épilogue réfutant l’es-thétisme de la guerre, prôné dans le manifeste futuriste de l’Italien Marinetti, Walter Benjamin — s’appuyant tout aussi bien sur Hegel, Marx, Paul Valéry, Bertolt Brecht et André Breton que sur le photographe Eugène Atget, le cinéaste Abel Gance et l’essayiste Georges Duhamel — examine comment la possibilité de la reproduction industrielle de l’œuvre d’art (concomitante de l’intervention des masses dans l’histoire) vient bousculer la notion traditionnelle d’œuvre d’art.

 

À l’origine, l’œuvre d’art est tout entière au service d’un rituel magique puis religieux. Elle se caractérise par son aura, laquelle est définie comme «l’unique apparition d’un lointain» («Resposant l’été, à l’heure de midi, suivre à l’horizon la ligne d’une chaîne de montagnes ou une branche qui jette son ombre sur celui qui repose, — c’est respirer l’aura de ces montagnes ou de cette

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