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PSICHARI (Jean)

Publié le 18/03/2019

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PSICHARI (Jean), philologue et écrivain français d'origine grecque (Odessa 1854 - Paris 1929). Formé en France et en Allemagne à la rigueur philologique, il se consacra très tôt à la justification scientifique de la prééminence de la langue démotique. Entré dans le système universitaire français, il devait occuper la chaire de grec moderne à l'École des langues orientales (1903). Mon voyage (1888), récit et manifeste à la fois, eut un écho considérable, et se présente comme un credo en la langue démotique de stricte observance. Psichari apportait à la cause vulgariste à la fois le positivisme de sa science philosophique (Essais de grammaire historique néogrecque, 1884) et la langue d'un écrivain visionnaire. Sa conception du combat pour la langue dépasse le strict contexte linguistique pour atteindre à une perspective de libération nationale ( « Langue et patrie ne font qu'un. Qu'on se batte pour sa patrie ou pour sa langue nationale, c'est bien le même combat »). Psichari illustra ses théories d'une œuvre de nouvelliste et de romancier (le Rêve de Yanniri, 1897 ; les Deux Frères, 1910 ; les Deux Roses de la mort, 1914). — Son fils, Ernest, officier et écrivain français (Paris 1883 - Saint-Vincent-Rossignol, 1914), petit-fils de Renan, participa à la mission Lenfant au Congo (1906-07). Son œuvre littéraire témoigne de son évolution vers le catholicisme : il prit l'habit du tiers ordre de saint François peu de temps avant d'être tué sur le front belge au début de la Première Guerre mondiale (Terre de soleil et de sommeil, 1908 ; l'Appel des armes, 1913; le Voyage du centurion, 1916).

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