Devoir de Philosophie

Tropique du Cancer d'Henry Miller

Publié le 30/09/2013

Extrait du document

miller

Le rejet des idées dénoncées comme inutiles et malfaisantes, le primat accordé au corps, l'importance du style, la résurrection de l'émotion, Je culte de la santé, la difficulté à survivre dans la société de consommation, la suffisance des nantis, l'antimilitarisme virulent, autant de thèmes chers à Céline. Miller partage son goût de la provocation, de cette provocation qui inspire les prophéties lyriques sur la décadence occidentale, qui génère la théâtralisation de l'expérience personnelle, mais qui trahit aussi le paradoxal besoin d'une relation à l'autre. En effet, à répéter sans cesse qu'il se moque de l'humanité, le narrateur laisse planer le soupçon sur la déception profonde qui engendre un tel discours. N'est-ce pas précisément parce qu'il cherche autre chose, qu'il espère mieux de l'homme, qu'il dit Je mépriser de la sorte?

miller

« Fitzgerald, Miller choisit l'exil volontaire à Paris, durant les années 1920-1930.

Il vit la bohème typique des hommes de lettres de l'époque mais, plus encore, il illustre la vocation américaine à changer de vie, à exercer des professions mul­ tiples.

Il ne semble pas, d'ailleurs, avoir mené une existence particulièrement dissolue.

Seulement, il ne s'agit pas, pour lui, de chercher à s'insérer dans la société de consomma­ tion: éternel inadapté, il ne trouve jamais de situation satis­ faisante pour son esprit critique et sa volonté d'indé­ pendance.

Il incarne la figure fascinante du rebelle à toute forme d'asservissement à une quelconque idéologie, à un système quel qu'il soit.

Aussi Miller finit-il par représenter un modèle du révolté pour les jeunes Américains des années soixante, des hippies pacifistes, des contestataires qui re­ mettaient en cause l'intervention au Viêt-nam, des écolo­ gistes frappés par le ton prophétique de ses textes parfois hallucinés mais toujours authentiques.

Le prétendu porno­ graphe de ses débuts cède la place à un prophète.

D'autant qu'il aura écrit une œuvre considérable avant de décéder le 7 juin 1980 à Pacifie Palissade (Californie): des romans comme Aller-Retour New York (1935), Printemps noir ( 1936), Max et les Phagocytes ( 1938), L 'Œil cosmologique ( 1939), Le Colosse de Maroussi ( 1941 ), Cauchemar clima­ tisé ( 1945), Souvenirs, souvenirs ( 194 7), Sourire au pied de l'échelle ( 1948) et, enfin, sa trilogie, parue sous le titre général de La Crucifixion en rose : Sexus ( 1949), Plexus (1953) et Nexus (l 960).

Mais aussi des essais: Jours tran­ quilles à Clichy ( 1956), Le Temps des assassins sur Arthur Rimbaud ( 1956), Big Sur et les oranges de Jérôme Bosch (1957), Peindre c'est aimer à nouveau car Miller s'adonna aussi à la peinture ( 1960), Immobile comme l'oiseau-mouche (1962).. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles