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Etude linéaire - Spleen et Idéal, Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire

Publié le 18/05/2022

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« EXPLICATION LINÉAIRE N.9 Extrait de Spleen, Spleen et Idéal, Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire INTRODUCTION - Charles Baudelaire, 1821 - 1867, poète français. - Les Fleurs du mal est une réflexion sur le ‘Spleen’ (profond mal-être). - Le poète cherche à se rendre vers ‘L’Idéal’- la poésie est un refuge. - Dans cet extrait, le poète se compare à un roi qui souffre d’un mal-être → rien ne peut le sauver. I. ANALOGIE ENTRE POÈTE ET ROI [v1 - v4] - comparaison directe avec le roi → ‘je suis comme le roi’ [v1] - il règne sur un ‘pays pluvieux’ [v1] → la pluie désigne l’ennui, voire la tristesse et le vide → un état qui ronge le poète. - antithèses → ‘le roi est riche mais impuissant, jeune et pourtant très vieux’ [v1-2] → désignent une paralysie/impuissance à cette condition (le Spleen). - il porte un regard méprisant et ironique sur la vie → [v3] - le verbe de la proposition subordonnée relative (‘s’ennuie’) est mis en valeur par sa position au début du [v4] → c’est bien l’ennui qui le ronge. II. L’ENNUI [v5 - v12] - négation → ‘rien de peut’, ‘ni’, ‘ne distrait plus’ [v5], ‘ne savent plus’ [11]. - la négation est l’élément dynamique du portrait du roi → elle est beaucoup utilisée. - les efforts de l’entourage du roi sont inutiles: - → divertissements: ‘gibier’, ‘faucon’ [v5], ‘bouffon favori’ [v7]. - → l’adoration de son peuple: ‘peuple mourant au face du balcon’ [v6]. - → plaisirs sensuels: ‘dames d’atour’ [v10]. - l’univers du roi est un faux idéal → fausseté, mensonge et laideur: ‘courbettes’ [v3], ‘grotesque ballade’ [v7], ‘pour qui tout prince est beau’ [v10] (fausseté). - le mal progresse → le lit ‘fleurdelisé’ devient un ‘tombeau’, suivi d’une oxymore → ‘jeune squelette’ [v12] en décrivant la figure du roi. III. LES EFFORTS DE L’ENTOURAGE [v1 - 19] - alchimiste → ‘savant qui fait de l’or’ [v13] → il est attendu qu’il guérisse le roi. - la négation est renforcée par l’adverbe ‘jamais’ [v13]. - ‘n’a jamais pu’ [v13], ‘n’a jamais su’ [v17] → impuissance de l’alchimiste qui fait miroir à celle du roi. - l’ennui est désigné comme ‘élément corrompu’ et est impossible à ‘extirper’ [v14] → malgré les sacrifices des ancêtres (‘bains de sang’ [v15]), le roi reste un ‘cadavre hébété’ [v17], dont le sang est ‘l’eau verte du Léthé’ [v19] (fleuve de l’oubli des Enfers + opposition entre rouge et vert). CONCLUSION - Le roi/poète s’efface doucement suite à ce mal qui le ronge, par assèchement. - Le spleen → alchimie négative → conversion de l’élément corrompu est négative → oubli et mort lente. »

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