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la recherche d’une définition de l’homme, de ce qui le caractérise en propre, nous avons cette fois interrogé la relation homme/nature.

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Syntax Warning: Invalid Font Weight Syntax Warning: Invalid Font Weight SÉQUENCE 2 SYNTHÈSE Toujours à la recherche d’une définition de l’homme, de ce qui le caractérise en propre, nous avons cette fois interrogé la relation homme/nature. Qu’avons-nous vu et appris sur cette relation particulière ? • Dans un premier temps il semble tout à fait nécessaire pour l’homme de dominer la nature : cette domination est l’œuvre de la culture qui désigne tout processus mis en œuvre par l’humanité afin de modifier, améliorer, organiser ce qui est déjà là, en nous et hors de nous : la nature. Ainsi les êtres humains ont-ils besoin d’éducation, de règles, de connaissance et d’ingéniosité pour réussir à dominer la nature, s’assurant ainsi non seulement les conditions de leur survie, mais surtout celles d’une vie meilleure dans laquelle les progrès scientifiques et techniques assurent à l’humanité santé et confort. Seulement, ce projet de domination ne menace-t-il pas et la nature et l’humanité ? • Le projet de domination de la nature semble vain certes, mais surtout être une erreur : l’humanité cherchant santé, bien-être et bonheur se trompe si elle croit pouvoir les trouver dans le progrès technique et industriel. Il conduit au contraire non seulement à l’affaiblissement de ses capacités naturelles, de sa force, de son agilité, il la rend dépendante d’objets inutiles et nocifs pour sa santé, et il l’aveugle : sa vanité, son orgueil à considérer les productions artificielles comme des créations admirables, la conduit à détruire la nature, et à menacer sa propre existence. En effet, en cherchant à maîtriser et à dominer la nature, détruisant ce dont elle fait partie sans s’en apercevoir, l’humanité se met en danger elle-même. Son action conduit non seulement à l’épuisement des ressources naturelles dont sa survie dépend, mais aussi à l’ignorance du fait qu’une e...

« 2 CNED TERMINALE PHILOSOPHIE • En tant qu’activité finalisée et consciente, le travail possède une dimension proprement humaine. Un être sans conscience ne peut pas travailler. Au reste, le travailleur ne modifie pas seulement une réalité qui lui est extérieure. L’apparence que le travailleur, par ses efforts, donne à la matière, émane de sa conscience. Il s’agit d’une forme manifestant la vie de l’esprit. En la contemplant, le travailleur prend conscience de ce qu’il est capable d’accomplir. En travaillant, ne devient-il pas maître de la nature ? Ne découvre-t-il pas en lui autre chose que l’instinct de conservation propre à l’animal ? En se libérant de la nature, il n’est plus un animal comme les autres. Il révèle son humanité. Le travail est pour lui le moyen de devenir un sujet conscient de lui-même. Celui qui travaille se transforme en transformant. De plus, la forme (l’objet) qu’il crée est reconnaissable par autrui. Le travail permet à l’individu de se reconnaître et d’être reconnu comme conscience libre. • Pourtant, le travail peut n’apparaître pas comme étant le propre de l’homme. D’une part, dans les faits, il est souvent aliénant, comme nous l’apprend Marx. D’autre part, en travaillant l’individu se consacre à la production des moyens de son existence, et il se détourne de ce qui constitue la finalité la plus haute de son être : la vie de l’esprit. Le loisir auquel nous invite Aristote trouve sa pleine expression dans l’exercice de la pensée philosophique. En effet, seul l’homme peut philosopher. Une chose et une bête étant dénuées de capacité de réflexion, elles ne sauraient aspirer au savoir, et, comme l’écrit Platon, « aucun des dieux ne philosophe et ne désire devenir savant car il l’est ». Or cultiver son esprit, n’est-ce pas travailler ? • « L’homme est le seul animal pour qui le travail soit obligation. » écrit Kant dans son Traité de pédagogie. Il doit subvenir à ses besoins. Et il a aussi à se conquérir lui-même par ses efforts. Comment pourrait-il ne pas travailler ? Il n’est rien par nature. Il doit tout apprendre. Aussi bien l’édu- cation est-elle pour lui déterminante. Pour ne pas faire violence à la personne humaine, il faut cultiver les enfants. L’apprentissage de l’humanité, ainsi que l’explique Kant, ne suppose-t-il pas qu’on leur enseigne comment parvenir à s’élever au-dessus de la nature, c’est-à-dire à travailler ? Enfin, nous avons interrogé la notion de technique et la place qu’elle occupe dans l’existence humaine… La technique nous rend-elle plus humains ? • Etymologiquement, « technique » vient du grec teknè, et renvoie à un mode de production des choses qui mobilise l’action humaine. On l’opposera alors à la nature (physis), qui désigne un mode de produc - tion naturel des choses (l’arbre qui pousse sans intervention humaine). • Le terme de « technique » est tardif, et semble apparaître au XVII e siècle. Auparavant, on employait « art », qui sera progressivement réservé aux beaux-arts (peinture, sculpture, musique, etc.). La technique, par opposition, renvoie alors au domaine strict de l’utile (par exemple un cordonnier qui fabrique une chaussure pour satisfaire un besoin élémentaire, là où l’œuvre d’art « ne sert à rien »). • Si le fait des réaliser des gestes techniques n’est pas le propre de l’homme, ne faut-il pas chercher ce qui fait sa spécificité du côté de cette capacité à transformer son environnement par des moyens toujours plus puissantes et perfectionnés ? • Le fait que l’homme puisse passer de la bestialité à la divinité est la conséquence nécessaire de son absence de nature. Le caméléon peut donc mettre ce caractère plastique de sa nature au service de buts qui sont bons pour lui et son espèce, mais il peut aussi « dégénérer ». La technique, en tant qu’in- termédiaire, n’est en elle-même ni bonne ni mauvaise, c’est son usage qui peut varier. Avec ce pouvoir d’agir sur le monde qui l’entoure et sur lui-même, l’homme ne risque-t-il pas de prendre lui-même pour un démiurge (=créateur), à l’image de Dieu, quitte à jouer les apprentis sorciers ? • Les progrès techniques sont ambigus au sens où ils améliorent les conditions d’existence des êtres humains, tout en présentant des risques pour la poursuite de cette même existence. Faut-il en consé- quence avoir peur de la technique ? Il faut plutôt chercher à en encadrer le développement, pour ne pas »

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