Lecture linéaire n°1 : « Le soleil », Les Fleurs du Mal, « Tableaux parisiens » Charles Baudelaire, 1857
Publié le 04/01/2026
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Lecture linéaire n°1 :
« Le soleil », Les Fleurs du Mal, « Tableaux parisiens »
Charles Baudelaire, 1857
INTRO :
« Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or », c’est ainsi que Baudelaire
présente son projet poétique dans une ébauche d’épilogue des Fleurs du Mal.
Les
FLM sont l’œuvre phare de Baudelaire, poète du XIXe, qui lui a valu un procès
resté célèbre en 1857.
Reproché d’écrire des scènes obscènes et d’un réalisme
extrême qui offense la pudeur, Baudelaire se voit obligé de remanier le recueil.
C’est ainsi qu’en 1861, lors de la seconde publication de l’œuvre, Baudelaire
ajoute une nouvelle section : les Tableaux parisiens.
(Baudelaire est depuis
reconnu comme étant un poète moderne qui dépeint la beauté nouvelle de la
capitale mais aussi la misère et les vices de ses habitants).
C’est là que sera
déplacé le poème « Le soleil », initialement paru en 1857 dans la section
« Spleen et Idéal ».
Composé de 2 huitains et 1 quatrain, ce poème évoque les
effets du soleil sur les Hommes et la manière dont il ennoblit les choses afin de
devenir un modèle pour le poète.
Ainsi, il serait intéressant de se demander
comment le soleil représente l’image du poète.
Pour cela, nous analyserons tout
d’abord la promenade poétique (ou du poète ??) le long d’un vieux faubourg
parisien.
Puis, nous verrons la métaphore du poète à travers le soleil, et enfin l’analogie valorisante entre le poète et le soleil. LECTURE ANALYSE LINEAIRE IPromenade poétique dans un faubourg parisien (§1) a) Mise en place d’un cadre rural misérable (v.1 et2) v.1-2 CL de la misère : « vieux faubourg », « masures » (misère sociale), « luxures » (misère morale) « vieux faubourg » = CCL on entre dans le cadre urbain et rural, plus pauvre que le centre de Paris + « pendent » idée de dégradation + l’enjambement qui inverse le sujet idée d’attente et de délabrement b) Arrivée d’un soleil violent (v.3-4) v.3 = proposition subordonnée conjonctive de temps « cruel » = épithète + « frappe » à l’hémistiche + « redoublés » soleil veut atteindre une cible à plusieurs reprises soleil violent (contrairement à l’image qu’en ont les romantiques) v.1-3 allitération en [r] dureté du soleil v.4 = construction parallèle 6//6 séparée d’une virgule + opposition « ville » « toits » X « champs » « blés » dans la périphérie de la capitale donc le soleil touche tous les milieux, tout le monde c) Apparition du poète qui s’occupe à sa recherche poétique (v.5-8) v.5 Apparition du sujet de la principale = le poète « je » « m’ » « seul » CL de la poésie : « rimes » « mots » « vers » + « fantasque escrime » = métaphore (fleuret de l’escrimeur = plume du poète = rayons du sol qui piquent et « frappe » le poète fait un travail de recherche poétique « exercer » v.6-8 en début de vers = Participes présents activité du poète à travers une métaphore de l’action « Flairant » = homophonie avec fleuret (métaph « fantasque escrime ») + odorat, animal qui cherche « Trébuchant » difficulté dans la.... »
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