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l'historien et les mémoires de la seconde guerre mondiale

Publié le 24/01/2014

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THEME 1 : LECON 2 : L'HISTORIEN ET LES MEMOIRES DE LA SGM INTRODUCTION : Au sortir de la SGM, la France est un pays meurtri et divisé. Le pays doit se reconstruire, la République doit être restaurée et les institutions réformées.En 1945, Vichy et la collaboration sont considérés comme une simple parenthèse, tandis que la Résistance est exaltée pour permettre au pays de retrouver son unité et sa place. C'est cette mémoire refoulée qui ressurgit à partir des années 1970 et impose de reconsidérer « ce passé qui ne passe pas ». Les historiens soulignent en effet la pluralité des attitudes des Français durant la SGM et par conséquent la cohabitation de plusieurs mémoires de l'occupation de la société française, mémoire de Vichy, mémoire de la Résistance, mémoire de l'antisémitisme d'Etat et mémoire du génocide des Juifs.Nous étudierons dans une première partie comment naissent les mémoires de la Résistance dans la SGM et dans une seconde partie nous analyserons l'éveil des différentes mémoires de la SGM en France. COMMENT NAISSENT LES MEMOIRES DE LA RESISTANCE APRES LA SGM Dés 1945, l'idée prévôt en France que tout les Français ont été résistants. Cette mémoire historique domine jusqu'au début des années 1970. DES 1945, TOUS RESISTANTS Après la guerre, effacer les divisions devient aux yeux des autorités le seul moyen de conservé l'unité de la nation c'est pourquoi une mémoire historique dominante centrée sur la Résistance se met en place. La mémoire gaulliste s'organise alors autour d'une double négation : - d'une part elle minimise le rôle jouée par les Alliés dans la libération de la France et - d'autre part elle nie la légitimité du gouvernement de Vichy. Ce double déni s'accompagne d'une mise en valeur du rôle de la Résistance minimisant la collaboration avec l'Allemagne nazie. L'objectif est clair il s'agit de rassembler les français pour reconstruire la cohésion nationale. UNE CONCURRENCE DES MEMOIRES DE LA RESISTANCE La mémoire gaulliste est concurrencée par celle de la résistance com...

«  La mémoire communiste fait aussi une sélection de certains aspects de la guerre. Il faut faire oublier la période 39-41 pendant laquelle le pacte germano-soviétique faisait figurer les communistes parmi les alliés de l’Allemagne nazie.

A l’inverse, l’image d’un parti « martyr »crée le mythe des 75000 fusillés communistes chiffre largement grossi puisqu’au total il y aurait eu 30000 civils exécutés. C.

LE CONSENSUS RESISTANTIALISTE (1945-1969/70)  Toutes constructions d’un récit national nécessitent un héros.

De Gaulle, l’homme du 18 juin, est incontesté mais il faut aussi incarner la mémoire de la Résistance avec la figure d’un martyr.

C’est le sens du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon le 19 décembre 1964 (Jean Moulin a unifié tout les résistants et qui a été à Londres pour dire que De Gaulle devait être le chef de la Résistance).

C’est le héros par excellence qui est ainsi consacré.

L’homme qui a rallié le Général De Gaulle, qui a unifié la Résistance et qui est mort sous la torture.  De nombreux lieux servent aussi à honorer les héros. Dés 1945, des stations de métro sont rebaptisé pour célébrer les grands noms ou les anonymes ( Jacques Bonsergent, Guy Moquet, Gabriel Péri…) II.

LE REVEIL DES DIFFERENTES MEMOIRES DE LA SGM EN France Comment la mémoire de la SGM a-t-elle été « revisitée » depuis les années 1970 ? A.

LE SOUVENIR DE VICHY RESSURGIT  Le début des années 1970 marque un tournant majeur dans l’appréhension de l’histoire et de la mémoire de la SGM Plusieurs éléments y contribuent : · La mort de De Gaulle en 1970 · Le film le chagrin et la pitié de M.

Ophüls en 1971 et surtout sa censure jusqu’en 1981 · La grâce présidentielle accordée par G.

Pompidou à Paul Touvier, ancien chef milicien · Le livre la France de Vichy (1973) de l’historien américain R.

Paxton met l’accent sur l’ampleur de la collaboration du régime de Vichy avec l’Allemagne nazie en particulier dans la déportation des Juifs de France.

Il discrédite aussi la théorie « du glaive et du bouclier » qui voulait que le régime de Vichy ait protégée les Français tandis que le Général De Gaulle combattait.. »

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