Devoir de Philosophie

L'URSS de Staline (Travaux Personnels Encadrés – Histoire – TES/TL) De la prise du pouvoir à l'instauration de la dictature

Publié le 28/04/2016

Extrait du document

staline

Recherche documentaire, Pistes de travail & Axes de recherches pour exposé scolaire (TPE – EPI)

En dix ans, et à l'issue de deux plans quinquennaux (1928-1932 et 1933-1937), l'URSS devient une grande puissance industrielle. C'est au Gosplan, créé en 1921, que revient la charge de mettre en œuvre ces plans.

 

Le premier plan donne la priorité

 

à l'industrie lourde avec pour objectif de rattraper les pays capitalistes, d'accélérer l'édification du socialisme et d'assurer à l'URSS son indépendance industrielle. Soutenu par une propagande intensive, le premier plan soulève l'enthousiasme d'une population gorgée de statistiques. Il n'est pas un jour où la presse ne donne à lire les exploits des équipes de choc qui repoussent les quotas fixés par les autorités.

LES DEPORTATIONS EN SIBERIE

 

Le retour de la paix, en 1945, est loin d’ouvrir une quelconque libéralisation du régime. Loin s'en faut puisque l’on assiste même à un renforcement de l'élément russe dans l'Union et à un regain de l'exaltation patriotique des années de guerre.

 

C'est dans le cadre de ce raidissement, nourri de la paranoïa de Staline, qu’interviennent les déportations en direction de la Sibérie de plusieurs peuples de l’Union accusés de collaboration avec les occupants allemands.

 

Tel fut le sort au Caucase,

 

des Karatchaïs, des Tchetchènes et des Ingouches, des Tatars de Crimée, des Kalmouks du bassin de la Volga.

staline

« le pays se couvre de nouvelles zones industrielles : combinat métallurgique de Magnitogorsk, bassin houiller du Kouzbass et de la région de l'Amour .

• le deuxième plan quinquennal s 'attache surtout aux biens d'équipemen~ sans toutefois négliger la promotion de l'industrie lourde , de l'industrie chimique (engrais) et la réalisation d 'infrastructures spectaculaires : canaux mer Blanche -Baltique , Moskova-Vo lga et métro de Moscou .

C'est dans ce cadre qu'apparaît le stakhanovisme (1935).

• les résultats sont impressio nnants , comme en témoigne notamment la diminution spectaculaire des importations de machines (0,9 % en 1937 contre 33% en 1928) .

Dès la fin des années 1930 , l'URSS a conquis son indépendance économique , devenan~ après les États -Unis et l'Allemagne , la troisième puissance industrielle du monde .

• Pourtant , en dépit des progrès réalisés, le niveau de vie de la population ne s'améliore aucunement.

les salaires demeurent bas et les prix élevés , et le pouvoir d 'achat des Soviétiques n'a rien à envi er à celui des Occidentaux .

Ainsi, en 1935 , il faut 43 heures de travail à un ouvrier soviétique pour s 'acheter une paire de chaussures , contre 14 heures à un ouvrier français .

DISPARmON DU CH6MAGE ET DE ( ANALPHABtriSME • Si le niveau de vie de la population peine à s'améliorer, il en va autre m ent dans le domaine social et culturel.

le travailleur soviétique bénéficie en effet d'une garantie de l'emploi -le chômage est inconnu en URSS­ et d 'un système de sécurité sociale sans équivalent dans aucun des grands pays capitalistes .

• Avec la loi de 1930 sur l'instruction primaire obligatoire , l'enseignement progresse régulièrement , au point que, huit ans plus tard , l'analphabétisme a pratiquement disparu .

LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE JUSQU'EN 1941 lE RÉALISME PATRIOTIQUE • Tout en prônant l'édification du socialisme dans un seul pays, l 'URSS ne renonce pas aux objectifs de la révolution mondiale .

Ainsi, en souten ant la révolution chinoise -nationaliste -de Sun Vat-sen, Staline cherche à s 'implanter en Asie.

Mais dès 1927 , les relations avec les nationalistes chinois se détériorent: deux ans plus tard , un conflit russe­ chinois éclate au sujet du chemin de fer de l'Est chinoi s.

• Plus largement, la politique étrangère de Staline se caractérise par un réalisme patriotique qui subordonne les forces du communisme internat ional aux intérêts primordiaux de l'URSS, quitte à les prendre de court.

la stupeur des communistes europ éens lors du pacte germano-soviétique est à cet égard emblématique .

LE RAPPROCHEMENT AVEC LES DUlOCRATIES OCCIDENTALES • Bien que les démocrat ie s occidenta les entretiennent des relations diplomatiques avec Moscou , elles tiennent toujou rs l'URSS à l'écart du concert des nations .

Avec l'avènement du national -socialisme, les démocraties occidentales cherchent à se préserver d 'une nouvelle expansion allemande et prennent langue avec l'URSS qui est admise à la SDN le 18 septembre 1934 .

Parallèlement , la France , le 2 mai 1935 , et la Tchécoslovaquie, le 16 mai, signent des pactes d'assistance mutuelle avec l 'URSS.

Entre-temps , les États-Unis ont reconnu le gouvernement soviétique (novembre 1933 ).

• Pour auta nt l' URSS n 'hésite pas à apporter son soutien aux républicains espagnols lors de la gur"r civile en Espagne (1936-1939 ).

LE RAPPROCHEMENT AVEC L'ALLEMAGNE • la conclusion en septembre 1938 des accords de Munich entre , d'une part la France et l'Angleterre , et de l'autre, l'Allemagne nazie suscite f--------------i chez Staline la crainte de voir les LES DBtoRTATIONS EN SIBtRIE • le retour de la paix, en 1945 , est loin d'oUVTir une quelconque libéralisation du régime .

loin s'en fa~ puisque l'on assiste mêm e à un renforcement de l'élément russe dans l'Union et à un regain de l'exa~ation patriotique des années de guerre .

• C'est dans le cadre de ce raidissement, nourri de la paranoïa de Staline, qu'interviennent les déportations en direction de la Sibérie de plusieurs peuples de l'Union accusés de collaboration avec les occupants allemands.

• Tel fut le so~ au Caucase , des Karat chaïs, des Tchetchènes et des Ingouches , des Tatars de Crimée, des Kalmouks du bassin de la Volga.

Occidentaux laisser les mains libres à Hitler pour une grande guerre à l'est.

• Staline décide de prendre de vitesse les missions militaires franco-britanniques.

le 23 août 1939 , Molotov , ministre des Affaires étrangères, signe avec son homologue allemand Ribbentrop le pade germano-soviétique, assorti d 'un protocole secret prévoyant notamment un partage de la Pologne .

Moins d'un mois plus tard, l'Armée rouge passe à l'attaque.

• Obsédé par la nécessité de disposer d'un g lacis défensif, Staline déclenche la guerre contre la Finlande en novembre 1939 .

le conflit se termine à l'avantage de l'URSS , qui obtient notamment l'isthme de Carélie (traité de Moscou du 13 mars 1940 ).

Enfin , l'URSS annexe les Pays baltes au cours de l'été 1940 et reprend la Bessarabie à la Roumanie.

• Alors que l'Allemagne prépare l'invasion de l'URSS, celle -ci signe, le 13 avril 1941 , un pacte de non­ agression avec le Japon .

LA GRANDE GUEUE PAT1110TIQUE : 1141-1145 LES CONQUlTES ÉCLAIR DE LA WEHRMACHT • l'attaque de l'URSS par les Allemands le 22 juin 1941 , pourtant prévisible, laisse Staline sans réaction .

En l'espace de quelques sema ines, la progression de la Wehrmacht est telle que tout indique que Hitler est en train de rééditer à l'es t cette guerre -éclair qui lui a si bien réussi à l'Ouest.

le s pays Baltes , la Biélorussie , l ' Ukraine , la Crimée , la région industrielle du Donbass passent à l'heure allemande .

leningrad est encerclée.

les territoires conquis par les Allemands représentent un tiers de la production industrielle de l 'URSS , près de la moitié de sa production agricole et plus de la moitié de son cheptel.

• Pourtant , les décisions militaires incohé rentes de Hitle r et des condition s climatiques d 'une rigueur inhabituelle permettent à l'Armée rouge de se rétablir et d 'arrêter la progression ennemie devant Moscou au cours de l'hiver 1941 -1942.

LA MOBILISATION PATRIOTIQUE • Conscient de la nécessi té de mobiliser tout le pays , Staline s'attache à donner à la guerre un caractère p lus patriotique que révolutionnaire.

On exalte les héros et les grands chefs militaires du passé -Alexandre Nevski , Kouto uzov, Souvarov, entre autres -, l 'Internationa le, l 'hymne révolutionnaire, est remplacé par un hymne national.

Staline n 'hésite pas à faire appel au sentiment religieux: le métropolite de Moscou est reçu solennellement au Kremlin.

• Vis-à-vis des Alliés, dont l 'aide matérielle est primordia l e et auxquels il réclame l'ouverture d'un second front Staline est disposé à faire quelques conces sions , notamment en dissolvant le Komintern , en mai 1943 , et en rétablissant des relations avec le gouvernement polonais en exil à londres .

LE RÉTABLISSEMENT SOVItTIQUE • l'extraordinaire résistance de l'Armée rouge , le harcèlement des partisans vont avoi r raison de la Wehrmacht.

l a reddition de la 6 ' armée du maréchal Paulus en février 1943 à Stali ngrad ouvre la voie à la reconquête par l'Armée rouge des territoires perdu s.

la dernière grande offensive allemande est brisée à Koursk en juillet-août 1943.

À la fin de cette année, le Caucase est entièrement libéré , ainsi que le bassin du Don etz et l'esse ntiel de l'Ukraine .

En 1944, les troupes soviétiques reconquièrent la totalité du pays et bientôt se ruent sur la Roumanie , la Bulgarie et la Yougoslavie .

• Commencée en janvier 1945, l'ultime offe nsive porte l'Armée r o uge jusqu'à Budapest, Vienne et Berlin, où est signé l'armist ice le 9 mai.

• Moins de trente ans après la paix de Brest-litovsk qui semblait avoir rayé la Russie du nombre des grandes puissances, Staline a dépassé tous les objectifs jamais atteints par les tsars.

Ainsi , en 1945 , l 'URSS annexe définitivement l'isthme de Carélie , l es Pays baltes , une partie de la Prusse orientale, la Pologne orientale, l 'Ukraine subcarpatique , la Bessarabie, la Bucovine septentrionale .

Ses troupes occupe nt l e reste de la Pologne , l'Allemagne de l'Est , la Tchécoslovaquie , une partie de l'Autriche et la péninsule balkanique , sauf la Grèce .

• Enfin, l'URSS signe à San Francisco la charte des Nations unies Guin 1945) et devient un des membres permanents du Conseil de sécurité .

LA FIN DE LA PÉRIODE STALINIENNE: 1945-1953 LES PREMIERS SIGNES DE TENSION INTERNATIONALE • L'alliance entr e Alliés ne survit pas à la victoire .

la division se manifeste dès la fin de 1945 au sujet des réparations allemandes : la conférence de Moscou sur les réparations se solde par un échec.

Mais le premier heurt important avec les États-Unis a lieu quand l'URSS tente d'étendre son contrôle sur le nord-ouest de l'Iran (novembre 1945 - mars 1946) , puis réclame à la Turquie la révision de la convention des Détroits à l'été 1946 .

• Proposé en juillet 1947 par les États-Unis , le plan Marshall, rejeté par Moscou, cristallise d'autant plus les antagonismes que Staline décide dans la foulée de reconstituer l'Internationale communisme sous le nom de Kominform .

Enfin , le blocus dr Berlin, en avril 1948 , marque la rupture définitive entre les vainqueurs de l'Allemagne et le début de la guerre froide.

LA CONSOLIDATION DU COMMUNISME • Entre -temps , l'URSS s'est emp loyée à consolider ses bastions en Europe orientale en impo sant à la Roumanie , à la Bulgarie , à la Hongrie, à la Pologne , enfin à la Tchécoslovaquie («coup de Prague » , le 25 février 1948) des régime s de «démocratie populair e».

En revanche , lorsque Tito décide en juin 1948 de rompre avec l'URSS, Staline exclut la Yougoslavie du Kominfo rm.

• En Extrême-Orient après la victoire des communistes de Mao Zedong sur les troupes de Tchang Kaï-chek, Staline conclut en février 1950 un traité avec la Chine .

• Parall èlement l' URSS, qui dispose déjà de la plus puissante armée classique , se dote de l'arme atomique.

Avec l'explosion de la première bombe A soviétique le 23 septembre 1949 , l e monde entr e dans l'équi libre de la terreur .

• Toute fois, Staline observe toujours une g rande prudence dans la guerre froide car son pays a besoin de la paix pour se relever .

De fait, quand éclate la guerre de Corée en 1950, Staline fait montre d'une réelle passivité a lors que les États-Unis sont partie prenan te dans le conflit.

• Sur le front économique, les quatrième (1946-1950) et cinquième (1951-1955) plans quinquennaux président à la reconstruction .

D ès 1950, le niveau globa l de l'industrie dépasse de près de 48 % celui d'avant -guer r e .

UNE CUliURE AUX ORDRES • En dépit du retour de la paix, aucune libéra lisation du régime ne se manifeste .

le raidisseme nt est particulièrement significatif dans le domaine de la culture .

les écrivains sont mobilisés , comme tous les autres travailleurs, au service de la construction du socialisme.

En 1934, lors du premier congrès des écrivains soviétiques est définie la doctrine du «réalisme socia liste» .

Des campa gnes sont organisées contre le cosmopolitisme , c'est-à-dire l'imitation des modèles occidentaux .

Cette esthétique, à laquelle sont attachés les noms de Cholokhov, Pilniak, Ehrenbourg , leonov , restera en vigueu r jusqu'à la mort de Staline .

Ni la littérature, ni la peinture ni la musique n e sont à l'abri de l'intervention de l'État.

• la science n'échappe pas à la volonté de normalisation .

Ainsi , lyssenko, qui entend accorder l a génétique avec le matéria lisme historique, fait condamner les thèses de Mendel et déclenche une véritable épuration contre les tenants d'une approche évolutionn iste.

• Enfin , la suspicion de Staline à l'endro it de toute manifestation -culturelle , sociale , politique -non conforme au dogme socialiste se mue en véritab le paranoïa.

En janvier 1953 éclate le complot dit des «blouses blanche s» dans lequel sont impliqués une dizaine de médecins, presque tous d 'origine juive .

A lors que tout indique que cette affaire, qui s'accompagne d'un redoublement de la propagande antisio niste, annonce une vague de purges semblables à celles de 1936 , Staline décède le 5 mars 1953 .

Sa disparition ouvre une nouvelle époque dans l'histoire de l'URSS .. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles