Charles X
Publié le 27/02/2008
Extrait du document
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principal bénéficiaire est le duc d'Orléans et ses 510 000 francs annuels ! Peu après, une nouvelle loi sur le droitd'aînesse, censée éviter le morcellement des propriétés, ravive l'hostilité des opposants.
Le projet d'autorisationlégislative permettant aux communautés religieuses de recevoir les dons et legs suscite maintes protestations.
Lelicenciement de la Garde nationale de Paris n'est pas mieux accueilli.
Quant à l'ébauche de la "loi sur le sacrilège",prévoyant les travaux forcés pour le vol d'un objet sacré et la peine de mort pour les profanateurs, elle provoque untollé chez les libéraux.
Chaque jour, le fossé se creuse davantage entre le roi et son peuple, entre la monarchie et labourgeoisie qui se sent exclue, entre le gouvernement et les libéraux fidèles aux idées de la Révolution.
Détesté à gauche, Charles X est de moins en moins apprécié à droite.
Les ultras aigris se joignent au concert desmécontents de tous bords et dénigrent systématiquement toutes ses initiatives, bonnes ou mauvaises.
Le Parlementne soutient aucun de ses gouvernements.
Quelle que soit la tendance politique de la Chambre, dissoute en 1823puis en 1827, le conflit exécutif-législatif est désormais permanent.
Fort de ce qu'il considère comme son bon droit,Charles X, exaspéré, durcit ses positions et ne fait que multiplier les maladresses.
S'il a bien des amis désintéresséset compétents, le roi ne sait pas choisir ceux qui pourraient tenir fermement et efficacement les rênes de l'État.
Le25 juillet 1830, les ordonnances de Saint-Cloud suspendent le régime libéral de la presse, dissolvent, une foisencore, la Chambre et modifient la loi électorale dans un sens restrictif.
Charles X, croyant rétablir son autorité, nefait qu'exacerber les haines et les rancœurs à son égard.
En tout bonne foi, il court à sa perte.
A cette époque vivaient :
ANGOULEME, Louis Antoine de Bourbon, duc de (1775-1844)Dernier dauphin de France et fils aîné de Charles X, il épouse la fille de Louis XVI.
Il commande l'expédition d'Espagnelors des Cents-Jours et renonce au trône en 1830.
BERRY, Marie Caroline de Bourbon-Sicile, duchesse de (1798-1870)Epouse du second fils de Charles X, elle tente en 1832 de soulever la Vendée contre Louis Philippe au profit de sonfils, le comte de Chambord.
POLIGNAC, Jules Auguste Armand Marie (1780-1847)Homme politique, il est ministre des Affaires étrangères et président du Conseil.
Il décide l'expédition d'Alger etrédige les ordonnances de juillet 1830, provoquant ainsi la révolution.
Charles X
(1757-1836) Roi de France de 1824 à 1830.
Comte d'Artois, frère de Louis XVI et petit-fils de Louis XV, il succède àLouis XVIII.
Un prince réactionnaireSentant le régime perdu, le futur Charles X émigre dès juillet 1789 et se montre un ardent contre-révolutionnaire.
Iltente de prêter main-forte aux Vendéens et débarque à l'île d'Yeu en 1795.
Il se réfugie en Angleterre, en Italie, enBelgique, en Allemagne et rentre en France après la chute de l'Empire dans les bagages des coalisés.
Pendant lerègne de son frère Louis XVIII, il est le chef de file des ultraroyalistes et se montre favorable à un pouvoir royal fortet à un retour du droit divin.
Un souverain jaloux de ses privilègesDevenu roi à la suite de son frère, Charles X est le dernier souverain français sacré à Reims.
Dès le début de sonrègne, il s'applique à restaurer un régime autoritaire placé sous son seul commandement et légitimé par la puissancede l'Eglise.
Son attachement forcené à l'Ancien Régime lui fait commettre un grand nombre d'erreurs qui le rendentimpopulaire.
Il s'entoure de conseillers réactionnaires, comme le comte de Villèle qui fait voter une loi visant àindemniser les émigrés, et s'attaque à la liberté de la presse.
Le pouvoir de l'Eglise est renforcé et toutecontestation est considérée comme un délit passible d'une condamnation.
Décidément trop critiqué, Villèledémissionne.
Il est remplacé par le ministre Martignac en 1828.
Celui-ci fait preuve d'un peu plus de libéralisme maisn'apporte aucun changement fondamental à la politique royale.
Mais la Chambre, aux mains des opposants aurégime, est ingouvernable.
La fin du régimeEn 1829, la Chambre refuse sa confiance au cabinet Polignac, nommé par Charles X pour lutter contre l'opposition.Un nouveau mouvement apparaît alors, regroupant autour de Talleyrand et de Thiers des royalistes modéréspartisans d'une alliance avec la bourgeoisie d'affaires.
Les ordonnances du 25 juillet 1830 organisent la dissolution dela Chambre et modifient la Charte pour rétablir le suffrage censitaire.
La suppression de la liberté de la presse ainsique le rétablissement de l'autorisation préalable déclenchent une réaction très vive.
La révolution de juillet 1830oblige Charles X à abdiquer et à s'exiler.
Elle entraîne l'instauration de la monarchie de Juillet.
ConclusionL'échec de Charles X, dernier roi bourbon, enterre définitivement l'Ancien Régime.
Il montre que les Français ne sontplus disposés à se plier aux décisions d'un souverain de droit divin.
Cependant, l'issue de la révolution de juilletannonce la victoire d'une autre forme de gouvernement.
Laissant une dernière chance à la monarchie, les Françaisacceptent un régime constitutionnel où le monarque, cette fois un Orléans, est librement appelé à régner par ses.
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