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États-Unis : la suppression du « welfare »

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UNE PRESSE HOSTILE

 

Dans sa grande majorité, la presse américaine a sévèrement critiqué la suppression du welfare et la décision électoraliste du président Clinton. Dans son édition du 15 septembre 1996, le New York Times a fait remarquer que les entreprises privées, sollicitées par les États pour gérer le marché du welfare, n'hésiteront pas un instant, « si les bénéfices l'exigent, à opérer des coupes drastiques dans les crédits de l'aide sociale ». Dans un éditorial du mois précédent, l’hebdomadaire The Nation avait qualifié la suppression des bons de nourriture de « clause de la faim ». C’est probablement cette mauvaise presse qui est à l'origine de la reculade de Bill Clinton, qui, une fois réélu le 5 novembre, a déclaré être prêt à corriger la loi signée trois mois auparavant.

Institué lors de la première présidence de Franklin Delano Roosevelt dans les années trente, amélioré sous celle de Lyndon Baines Johnson au cours des années soixante, le welfare ou « aide sociale » vient d'être démantelé aux États-Unis.

 

Un Congrès majoritairement républicain et un président démocrate, Bill Clinton, ont mis fin, de concert, à soixante et un ans de politique d'assistance minimale à l'égard des franges les plus démunies de la population américaine.

 

La nouvelle loi promulguée le 22 août 1996 s'intéresse moins au sort des pauvres et à leur avenir qu 'à la limitation de leur coût pour le budget fédéral.

 

Elle transfère donc aux Etats et aux comtés les responsabilités qui incombaient jusqu 'alors à l'État fédéral.

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