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Grand oral du bac : La Révolution française DE 1789 À 1795 : SIX ANNÉES QUI ONT CHANGÉ LA FRANCE

Publié le 17/11/2018

Extrait du document

Girondins (Brissot) contre Jacobins (Robespierre)

 

Au départ Robespierre et Brissot appartiennent au Club des Jacobins (nommé ainsi car il siégait dans un vieux couvent de jacobins), et sont tous deux acquis à la monarchie constitutionnelle. Mais après la tentative de fuite du roi, Brissot recommande la guerre contre les royalistes de l'extérieur, tandis que Robespierre préfère s'attaquer à l'ennemi de l’intérieur. Ayant obtenu l'exécution de Louis XVI, Robespierre se rallie les Montagnards (députés radicaux assis au balcon de l'Assemblée, surnommé la «montagne») et profite de la suspicion générale pour neutraliser Brissot.

ADIEU , ANCIEN REGIME !

 

La Révolution française commence ironiquement sous le patronage du roi Louis XVI avant de provoquer la déposition de ce dernier. Un événement sans précédent à l'époque d'une Europe monarchique conservatrice, soudain inquiétée par ce bouleversement historique. Or ce sont encore les principes de cette Révolution qui fondent aujourd'hui notre système politique.

LES CAUSES DE LA RÉVOLUTION

• La misère :

La situation économique est désastreuse. Les mauvaises récoltes, les impôts injustes, les prix élevés rendent le pouvoir impopulaire et provoquent partout des émeutes.

Les changements de mentalité Les idées progressistes et démocratiques, issues de l’élan philosophique et rationaliste des Lumières (Rousseau, Voltaire), envahissent l'Europe. Les parlementaires de l'Assemblée s'en inspireront

Les conflits entre la Cour et les Parlements

Les parlements régionaux veulent décentraliser le pouvoir. Ils font la grève des impôts en 1788 et forcent le roi à convoquer les états généraux.

Les conflits entre les nobles et le roi La noblesse est par principe opposée à la monarchie absolue, héritée de Louis XIV. Elle compte remettre en cause le pouvoir royal.

LA CONSTITUANTE

Début 1789 sont réunis les états généraux, assemblée convoquée par le roi en temps de crise, et où les représentants élus des trois états (noblesse, clergé, tiers-état) présentent leurs doléances et cherchent des solutions aux problèmes qui agitent le royaume. Élu en février, le Parlement commence à siéger en mai à Versailles. Le roi tente de freiner le mouvement réformateur, mais Paris se révolte. Pendant leur mandat, jusqu'en octobre 1791, les députés transformeront l'État, s'adaptant au profond changement de mentalité de la société française. Le roi, qui essaye un moment de fuir la France, est finalement forcé de ratifier une Constitution qu'il désapprouve.

1789

Mai

5 - Ouverture des états généraux.

Juin

17 - Les députés du tiers état se constituent en Assemblée nationale.

20 - La salle de l'Assemblée nationale à Versailles est fermée par le roi ; les députés jurent de ne pas se séparer avant d'avoir fondé une Constitution (serment du Jeu de paume, rédigé par l'abbé Sieyès.)

27 - La noblesse et le clergé se rallient au tiers état.

Juillet

6 - L'Assemblée nationale devient l'Assemblée constituante.

12-14 - Insurrection parisienne et prise de la Bastille

Les tensions entre l'Assemblée et la Cour exaspèrent la population parisienne, qui apprend que les troupes du roi entourent la ville. Une foule se rassemble dans le jardin du Palais-Royal et se dirige vers les Tuileries, où l’attendent des militaires qui, bousculés, tirent des coups de feu. La rumeur de l'affrontement se répand, et le lendemain, les électeurs parisiens prennent le pouvoir à l’Hôtel de Ville. Le matin du 14, une foule énorme assiège les Invalides pour se faire distribuer des fusils et des canons. Une partie de cette foule prendra d'assaut la prison de la Bastille, emblème du pouvoir royal à Paris.

15-20 - L'agitation s'étend à la province.

Août

4 - Abolition du régime féodal au terme d'une séance nocturne de l'Assemblée (Nuit du 4 août).

23 - Proclamation de la liberté des opinions religieuses.

26 - Achèvement de la Déclaration des droits de l’homme.

« • 13 -Le roi et sa famille sont enfermés au Temple.

• 16- L'armée prussienne entre en France.

• 19 -La Fayette passe aux Prussiens.

• 21 -Mise en action de la guillotine.

• 22 -Des paysans vendéens s'emparent de Châtillon-sur-Sèvre en criant« Vive le roi » ! ; c'est le début de la terrible Guerre de Vendée.

Septembre • 2-5 -« Massacres de septembre » : 1 400 prisonniers sont tués à Paris.

• 4 - L'Assemblée proclame la « haine éternelle à la royauté».

• 20- Bataille victorieuse à Valmy.

LA CONVENTION La guerre contre tous les voisins de la France fait peser une lourde menace sur la jeune République.

La peur de la trahison conduit l'Assemblée à une politique de plus en plus répressive : le roi est condamné à mort ; puis les députés modérés, suspectés d'être favorables au retour de la monarchie, sont mis en état d'arrestation.

1792 Septembre • 21 -O uverture de la Convention nationale.

Abolition de la royauté.

C'est l'An 1 de la République française.

• 23 -L'armée française s'empare de la Savoie, tandis que Lille est assiégée par les Autrichiens.

• 29 -Le comté de Nice est pris par l'armée française.

Octobre • 7 - Lille est reprise par les Français ; les Autrichiens se retirent en Belgique.

• 16- Le député Bourbotte demande la peine de mort pour le roi.

• 21-24 -Prise de Mayence, de Frandort et invasion de la Belgique par les Français.

Novembre • 6 - Bataille de Jemmapes.

• 13 -Débat sur le procès de Louis XVI à la Convention.

Premier discours de Saint-Just.

• 27 -Réunion de la Savoie à la France.

Décembre • 11 -Comparution de Louis XVI à la barre de la Convention.

1793 Janvier • 17 -La Convention vote la peine de mort contre Louis XVI pour conspiration contre la liberté publique • 21 -Louis XVI esl guillotiné.

• 31 -Nice est réunie à la France.

Février • 1 -La guerre est déclarée au roi d'Angleterre et au souverain de Hollande.

Mars • 7 - Une partie de la Belgique est réunie à la France.

Déclaration de guerre au roi d'Espagne.

• 9 - Création du Tribunal révolutionnaire de Paris.

• 12-15- Les royalistes prennent une quinzaine de villes en Vendée.

• 18 -Défaite du général Dumouriez à Neerwinden.

Les Français évacuent la Belgique.

• 25 -L'Angleterre et la Russie signent une alliance contre la République française.

• 26 -Création du Comité de salut public.

• 27- Dumouriez trahit et déclare qu'il veut renverser le gouvernement.

Avril • 3- Dumouriez passe à l'ennemi ; le duc d'Orléans est arrêté ; Robespierre accuse le député Brissot de trahison.

• 10 -Robespierre accuse les fédéralistes (appelés Girondins ou Brissotins).

• 21 -Marat, journaliste et président des Jacobins, ennemi juré des Girondins, est accusé puis absous par le Tribunal révolutionnaire.

Mai • 3-5 -Avancée des royalistes en Vendée.

Juin • 2 - Les députés girondins sont proscrits de la Convention.

• 6 - Révolte de Marseille et Bordeaux contre la Convention.

• 10 -Le Jardin du roi devient le Muséum d'histoire naturelle.

• 24- La Constitution de 1793 est adoptée Juillet • 10 -Danton est exclu du Comité de salut public.

• 13 - Assassinat de Marat.

• 23 -L'armée française évacue Mayence.

• 27 -Robespierre entre au Comité de salut public.

Août 13 -Les Vendéens sont défaits à Luçon.

21 -Les Anglais entrent à Dunkerque.

23 - 2 millions de Français sont appelés sous les armes.

25 -L'armée républicaine entre à Marseille.

l(liJ:J;Ijliil Sous l'impulsion de Robespierre et de ses partisans, la Convention se lance dans une fuite en avant meurtrière ; des milliers de supposés traîtres sont mis à mort sous la guillotine, dont la plupart des révolutionnaires les plus incontestables.

Finalement cette politique se retourne contre « l'incorruptible », dont les excès et la tyrannie sont devenus insupportables.

1793 Septembre • 5- La Convention instaure la Terreur.

Création de l'armée révolutionnaire.

Octobre • 3 - 73 députés sont arrêtés, et 44 sont mis en accusation.

• 5 - Établissement du calendrier républicain, inventé par le député Fabre d'Églantine.

• 14- Attaque du journaliste Hébert et des députés hébertistes contre le Comité de salut public.

• 23 -Arrestation des hébertistes.

• 30 -Arrestation de Danton et Desmoulins.

Germinal (21 mars-19 avril) • 30 -Danton, Desmoulins et d'autres députés sont condamnés à mort et exécutés.

Floréal (20 avril-19 mai) • 18 -Décret de Robespierre : le peuple français reconnaît l'existence de l'être suprême et l'immortalité de l'âme.

Prairial (20 mai-18 juin) • 20 -Fête de l'Eire suprême, instaurée par Robespierre.

• 24- La guillotine est transférée à la barrière du Trône (actuelle place de la Nation).

Messidor (19 juin-18 juillet) • 13 -Discours de Robespierre contre les conspirateurs et les« indulgents ».

• 19-22 -Procès de la« conspiration » des prisons : 146 condamnés à mort Thermidor (19 juillet-17 août) • 9-11 -Chute de Robespierre.

Le 8 thermidor, Robespierre monte à la tribune de l'Assemblée et effraye les conventionnels en accusant des députés sans les nommer.

Les parlementaires ne se sentent plus à l'abri de la guillotine, et sont exaspérés des excès de la Terreur.

Le 9, des députés modérés l'empêchent de prendre la parole et demandent sa mise en accusation.

A 18 heures, il est mis hors la loi ; mais les sections parisiennes le protègent et menacent la Convention d'une insurrection.

Le 10, un escadron de gendarmerie investit l'Hôtel de Ville, où il s'est réfugié : il reçoit un coup de feu, puis est arrêté et guillotiné le jour même avec 103 de ses partisans.

Fructidor (18 août-16 septembre) • 14 -La Commune parisienne est remplacée par des commissions, dirigées par des modérés.

Cette période est ainsi nommée en référence aux jours de Thermidor de l'an Il de la République, qui marquent la déchéance de Robespierre.

À ce moment-là, les députés oeuvrent pour en finir avec la Terreur.

Ils font la paix avec les monarchies européennes et mettent un terme au processus révolutionnaire en votant enfin la Constitution.

An Ill Frimaire • 22 -Fermeture du club des Jacobins.

Germinal • 12 -Insurrection jacobine à Paris ; la foule envahit la Convention et est évacuée par l'armée.

16 -Traité de paix avec la Prusse.

Floréal • 27- Paix avec l'Autriche.

Prairial • 1-3 -Ëmeute des Jacobins, qui prennent d'assaut la Convention, puis sont arrêtés.

• 12 -Le Tribunal révolutionnaire est supprimé.

Thermidor • 22 -Traité de paix avec l'Espagne.

An IV Vendémiaire • 2 - Une nouvelle Constitution, le Directoire, est proclamée.

Brumaire • 5 (26 octobre 1795) -Fin de la Convention, début du Directoire.

1!\felïjijiljfj Brissot lacques-Pien-e (1754-1793) • Fils d'un hôtelier de Chartres.

Il pousse l'Assemblée à déclarer la guerre aux « despotes couronnés » pour propager la révolution.

Leader des députés Girondins, il est condamné avec eux et guillotiné le 31 octobre 1793.

Danton Georges lucques (1759-1794) • Avocat avant la Révolution.

Procureur à Paris, il organise le soulèvement du 10 août 1792, puis devient ministre de la Justice.

« L'indulgent » critique la Terreur et prône la paix avec la Prusse.

Il est condamné à mort le 4 avril 1794 pour trahison.

Il aurait été corrompu par l'Autriche et par le duc d'Orléans.

Desmoulins Camille (1760-1794) • Élu aux états généraux en 1789.

Le 12 juillet, il monte sur une table au Palais­ Royal et appelle armes.

Il fonde le journal/es Révolutions de France et de Brabant, puis s'oppose à la Terreur dans le journal le Vieux Cordelier, en 1793.

Condamné à mort avec Danton.

L'abbé Grégoire (Henri Grégoire, 1750-1831) • « Le saint de la Révolution ».

Il vote à la Convention l'abolition de la royauté et fait décréter l'abolition de l'esclavage.

À sa mort, l'archevêque de Paris lui refuse une sépulture chrétienne.

Ses restes ont été transférés au Panthéon en 1989.

Louis XVI (175 4-1793) • Roi depuis 1774.

Populaire au début de la Révolution.

Simple, timide, et profondément catholique.

Sa tentative de fuite à l'étranger, le 21 juin 1791, est vécue comme une trahison nationale.

« Louis Capet » est jugé et exécuté le 21 janvier 1793.

Marie-Antoinette (1755-1793) • Fille de l'Impératrice Marie-Thérèse, l' « Autrichienne », qui s'est mariée au roi en 1770, est très impopulaire en France.

C'est elle qui aurait poussé le roi à appeler l'empereur d'Allemagne à l'aide.

Mise à mort après Louis XVI, le 16 octobre 1793.

Marat (Jean-Paul Marat, 1743-1793) • Médecin à Londres, puis à Paris.

En septembre 1789, il fonde le journal l'Ami du peuple.

Ses articles sont très véhéments et il est adoré par le peuple.

Assassiné dans sa baignoire le 13 juillet 1793 par une jeune Normande, Charlotte Corday.

Robespierre Maximilien (1758-1794) • Le grand doctrinaire de la Révolution.

Orateur au club des Jacobins, il est allié un moment à Danton en 1792, puis se sépare de lui et promeut la Terreur.

Religieux et rationaliste, il institue en 1794 le culte de l'Être suprême.

Guillotiné le 28 juillet 1794.

Saint-Just (Louis Decize, 1767-1794) • Fils de paysan.

Un des plus jeunes députés de la Convention.

Orateur extraordinaire, il prononce son premier discours pour réclamer la mort du roi.

Il s'allie à Robespierre, et devient le théoricien de la Terreur.

Guillotiné en 1794.

L'abbé Sieyès (comte Emmanuel Joseph Sieyés, 1748-1836} • Député aux états généraux, il rédige le serment du Jeu de paume.

Il vote la mort du roi à la Convention et se « déprêtrise ».

Il aidera Napoléon à prendre le pouvoir (coup d'État du 18 brumaire), et deviendra consul et sénateur.

Exilé comme régicide de 1815 à 1830.. »

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