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« La politique coloniale est fille de la politique industrielle.

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« La politique coloniale est fille de la politique industrielle. » Ainsi, Jean Jaurès évoque la politique coloniale dans la préface de son oeuvre Le Tonkin et la Mère-Patrie publié en 1890. En effet, la politique coloniale française s’avère centrale dans le paysage politique français du début du XXe siècle : le pays possède le deuxième empire colonial du monde en 1914, un territoire étendu sur 11 millions de km2 pour un peu plus de 50 millions d’habitants. 
Cette vaste surface offre aux français d’abondantes nouvelles ressources, tout en leur ouvrant la voie de nouveaux marchés sur tous les continents.
L’année 1914 se place par ailleurs dans un contexte particulier, l’industrialisation des principales puissances va de pair avec l'essor du commerce mondial donnant lieu à une première mondialisation économique, l’économie française se place alors parmi les trois plus grandes puissances européennes aux cotés de l’Allemagne et du Royaume-Uni. D’autre part, 1914 est synonyme de la « Grande Guerre » qui débute le 28 juillet 1914, l’empire française est plongé dans une situation géopolitique au paroxysme de la tension entre les puissances européenne. Dans ce contexte particulier, nous pouvons nous questionner sur le poids de l’empire colonial français dans sa puissance, à la fois économique et militaire. 
En effet, quel est le poids des colonies françaises dans cette puissance économique et militaire de la France ? Ce poids économique et militaire des colonies serait-il plus relatif que ce qui nous serait donner à croire ?
Nous verrons dans un premier temps l’importance des colonies dans le développement de l’économie française, avant de voir dans ces colonies l’atout militaire de la puissance française à la veille de la Premiere Guerre Mondiale. 
Nous terminerons en nous interrogeant sur la relativité du poids des colonies dans cette puissance.
 
I / Les colonies : un élément stratégique du développement économique français.
 
Les colonies semblent d’abord être un instrument considérable de la puissance économique français.
D’une part, ses colonies présentes de nouveaux champs d’investissements. Les capitaux français placé...

«   Les colonies semblent d'abord être un instrument considérable de la puissance économique français. D'une part, ses colonies présentes de nouveaux champs d'investissements. Les capitaux français placés dans l'Empire en 1914 ont des taux de profits considérables : les sociétés bancaires, foncières et immobilières représentent 284 actions pour un taux de profits de 14%, les sociétés minières 278 actions pour un taux de profit de 33 % ou encore les sociétés commerciales, 77 actions pour un taux de profit de 26%. De plus, pour de nombreux analystes, les colonies présentent un avantage supplémentaire par rapport à des pays étrangers, car elles réservent une plus grande sécurité aux capitaux français puisqu'elles sont « le prolongement de la métropole » ; ils sont « plus en sûreté, ils sont exposés à moins de surprises, de subterfuges, de pertes d'intérêts ». De même, les colonies françaises représentent un débouché majeur pour la production française. En effet, l'empire occupe à la veille de la guerre une place importante dans l'expansion de la France au-dehors. En tant que troisième partenaire commercial, juste derrière l'Allemagne, l'empire absorbe, en 1914, 68 % des exportations de sucres raffinés, 33 % de tissus de coton, 41 % d'outils et d'ouvrages en métal, 73 % de celles de locomotives, 80 % de celles de constructions métalliques. Par ailleurs, pour rassurer l'opinion publique, la France s'engage à ne pas financer le développement des colonies autrement que par leurs revenus (loi de 1900) e (seulement 0.29% des prélèvements de la métropole sont envoyés aux colonies entre 1870 et 1914, dont les quatre cinquièmes servent à la conquête).  Les colonies se distinguent également comme un important élément de la puissance économique française, étant un important fournisseur de matières premières. L'empire est le deuxième ou troisième fournisseur de la métropole, il lui fournit en 1914, 56% de ses importations de vins, 85% de riz, 55% de phosphates. Il apporte une contribution à l'importation de matières premières agricoles qui représentent en 1914 plus de 20 % des importations totales de la France. Dans un rapport de 1902 de Paul Doumer, alors gouverneur d'Indochine, celui-ci souligne que :« l'un des »

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