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LE NEW DEAL - HISTOIRE DES ETATS-UNIS

Publié le 31/08/2011

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A l'époque moderne, il est rare qu'un gouvernement démocratique puisse survivre à la catastrophe d'une dépression économique. Hoover avait été élu en 1928 à une forte majorité ( 444 à 87 voix) - le premier Républicain que le Sud eût admis depuis la Guerre Civile ; mais, lors des élections présidentielles de 1932, n'importe quel candidat démocrate était à même de le défaire, semblait-il.

Son adversaire était Franklin Delano Roosevelt, le gouverneur de l'Etat de New York, que le plus averti des commentateurs politiques de la radio, Walter Lippman, dépeignait comme "un homme agréable qui, sans posséder aucune qualification sérieuse à ce poste, désire être Président". Le peuple américain fut plus perspicace : il élut Roosevelt en novembre 1932, par 472 voix contre 59 et 7 millions de suffrages populaires - un peu moins que Hoover en 1928, mais avec la majorité dans 42 Etats. Les Démocrates ·emportèrent 59 sièges contre 37 au Sénat et 312 contre 123 à la Chambre.

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« semblablement un phénomène unique de longévité politi- que dans les annales américaines 1 • · Roosevelt avait énormément de charme, mais c'était un être complexe.

Harold L.

Ickec;, qui a beaucoup travaillé avec lui, disait: «Je ne parviens pas à le saisir.:.

On sen­ tait parfois en lui un peu de ce que les Américains ap­ pellent « meanness :., un mot dont le sens le plus proche se trouve en français dans le terme d'argot c vache­ rie ::..

n avait la décision prompte et ferme, et une in­ finie patience ; néampoins, on le voyait parfois atermoyer et se perdre dans des subtilités difficiles à comprendre.

C'était un gentleman et un épiscopalien 2 donc un conser­ vateur par ses _origines, par sa formation et par son mi­ lieu, mais il avait des idées larges, avancées même, et parfois, mais rarement, socialistes ; sa femme, Eleanor, très active et à la pointe du progrès social, le tenait en con­ tact avec la grande masse des petites gens, des « oubliés de l'Amérique:.

pour lesquels on avait si peu fait jus­ qu'alors.

Fermement attaché à la tradition radicale de Jef­ ferson, de Jackson et de Wilson, il rendit au parti démo­ crate une influence que celui-ci n'avait plus connue de­ p~ la Guerre Civile : réalisant l'union des classes les moins favorisées des villes et des campagnes, Roosevelt réussit à en faire une force électorale efficace.

C'était cependant avant tout un pragmatique, un homme qui aimait l'action pratique et qui ne se laissait pas lier par un programme -politique ou économique - mais restait toujours prêt à expérimenter ce qui lui paraissait favorable à la réalisation de ses plans.

Le meilleur juge­ ment qu'on ait porté sur lui est peut-être celui d'Oliver Wendell Holmes 8 , qui était d'une franchise parfois brutale: 1.

Du fait que le 2Z~ amendement lla Constitution, voté le 28 février 19 S 1, interdit au Président sortant de se représenter s'il a déjà été réélu une fois et limite ainsi à huit ans le temps pendant lequel un même homme peut détenir le pouvoir.

2.

Eglise protestante épiscopale : branche américaine de la Church of England.

Faisant partie de la Communion anglicane, dont elle a adopté la foi, la liturgie et les traditions spirituelles, elle en est cependant tout à fait indépend~~nte dans sa vie et dans son administration.

C'est la plus c conformiste "·des Eglises réformées des Etats-Unis.

(N.d.T.) ~· Le pr~ident de la Cour Suprême avait 92 ans quand il fit la con­ naJSsance de Roosevelt.. »

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