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L'UNITÉ ITALIENNE

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La guerre éclate en 1859. Les victoires françaises de Magenta (4 juin) et de Solferino (24 juin) sont de véritables carnages et s’avèrent peu décisives. Inquiet des pertes subies par ses troupes et craignant l’intervention de la Prusse, Napoléon III signe avec l’Autriche l’armistice de Villafranca (8 juillet 1859) : les Autrichiens cèdent la Lombardie aux Français qui la rendent au Piémont, mais Napoléon III doit accepter le principe d'une confédération italienne sous l’autorité du pape. L’élan révolutionnaire gagne cependant toute l’Italie. Dans le Nord, la Toscane, Modène, Parme et la Romagne -qui fait partie des États pontificaux- épousent la cause du Piémont.

 

Garibaldi et ses Chemises rouges

 

En mai 1860, Giuseppe Garibaldi (1807-1882) et ses Chemises rouges -une petite armée composée de civils volontaires appelée aussi les «Mille»- débarquent en Sicile. Garibaldi a déjà montré ses talents de chef militaire lors de la défense de la République rorhaine, en 1849. Sa campagne en Sicile et dans le sud de l’Italie, contre un régime particulièrement corrompu et tyrannique, soulève un formidable enthousiasme populaire.

 Illustration française de la campagne d'Italie de 1859. L’accord secret signé à Plombières, en 1858, entre Napoléon et Cavour, entre en application quand les Autrichiens exigent le désarmement du Piémont et interviennent pour faire respecter leur ultimatum.

 

Dès le début, Cavour soutient et encourage secrètement Garibaldi. En septembre 1860, alors que ce dernier avance vers le nord, Cavour envoie des troupes contre les forces pontificales qui essuient une cuisante défaite. Puis les deux armées achèvent la conquête de l’Italie, à l’exception de Rome, qui, protégée par des troupes françaises, reste sous le contrôle du pape.

 

Victor-Emmanuel, roi du Piémont, est alors proclamé roi d’Italie, le 17 mars 1861. En 1866, l’Italie soutient la Prusse dans sa guerre contre l’Autriche. Si les forces italiennes interviennent de façon limitée dans le conflit, la victoire prussienne de Sadowa (1866) permet aux Italiens de récupérer la Vénétie. Malgré les attaques acharnées de Garibaldi et de ses successeurs, Rome ne fait partie de l’État italien qu’en 1870, à la faveur de la guerre franco-prussienne. Les forces italiennes entrent alors dans Rome qui devient, le 12 octobre 1870, la capitale de l’Italie unifiée.

« L'unité italienne La guerre éclate en 1859. Les victoires françaises de Magenta (4 juin) et de Solferino (24 juin) sont de véritables carnages et s'avèrent peu décisives. ln­ quiet des pertes subies par ses troupes et craignant l'intervention de la Prusse, Napoléon lil signe avec l'Autriche l'armistice de Villafranca (8 juillet 1859) : les Autrichiens cèdent la Lombardie aux Français qui la rendent au Piémont, mais Napoléon lil doit accepter le principe d'une confédération italienne sous l'autorité du pape. I.;élan révolutionnaire gagne cependant toute l'Italie. Dans le Nord, la Toscane, lylodène, Parme et la Romagne -qui fait partie des Etats pontificaux- épousent la cause du Piémont. Garibaldi et ses Chemises rouges En mai 1860, Giuseppe Garibaldi (1807-1882) et ses Chemises rouges -une petite armée composée de civils volontaires appelée aussi les «Mille»- débar­ quent en Sicile. Garibaldi a déjà montré ses talents de chef militaire lors de la défense de la République romaine, en 1849. Sa campagne en Sicile et dans le sud de l'Italie, contre un régime particulièrement corrompu et tyrannique, soulève un formidable en­ thousiasme populaire. ! Illustration française de la campagne A d'Italie de 1859. L'accord secret signé à Plombières, en 1858, entre Napoléon et Cavour, entre en application quand les Autrichiens exigent le désarmement du Piémont et Interviennent pour faire respecter leur ultimatum. Dès le début, Cavour soutient et encourage se­ crètement Garibaldi. En septembre 1860, alors que ce dernier avance vers le nord, Cavour envoie des troupes contre les forces pontificales qui essuient une cuisante défaite. Puis les deux armées achè­ vent la conquête de l'Italie, à l'exception de Rome, qui, protégée par des troupes françaises, reste sous le contrôle du pape. Victor-Emmanuel, roi du Piémont, est alors pro­ clamé roi d'Italie, le 17 mars 1861. En 1866, l'Italie soutient la Prusse dans sa guerre contre l'Autriche. Si les forces italiennes interviennent de façon limitée dans le conflit, la victoire prussienne de Sadowa (1866) permet aux Italiens de récupérer la Vénétie. Malgré les attaques acharnées de Garibaldi et de ses successeurs, Rome ne fait partie de l'État italien qu'en 1870, à la faveur de la gùerre franco­ prussienne. Les forces italiennes entrent alors dans Rome qui devient, le 12 octobre 1870, la capitale de l'Italie unifiée. L'UNIFICATION DE L'ITALIE 1860: dite de l'llllllxlon .. IOJIIIIII de SriiiCM et, apt'ès 1861, .. IOJIIIII8 d'Italie. ! Avant l'unlffcatloiJ, l'Italie est A une mosaïque d'Etats Indépendants et de provinces soumises à l'Autriche. DATES CLÉS 1805-1814 Royaume d'Italie sous l'autorité de Napoléon 1". 1820-1821 Révoltes à Naples et dans le Piémont. 1831 Révoltes à Modène, à Pa rme et dans les États pontificaux. Mazzini fonde la «Jeune Italie». 1848 Révolutions en Italie et en Europe. Défaite autrichienne à Custozza. Le Pape fuit Rome. 1849 Proclamation de la République romaine, renversée par les Français. Les Piémontais sont à nouveau battus à Novare. Fin de la Révolution italienne. 1852 Cavour devient Premier ministre du Piémont. 1855 Le Piémont participe à la guerre de Crimée. 1858 Napoléon Ill et Cavour se rencontrent à Plombières. 1859 Guerre franco-autrichienne. La Lombardie, la Toscane, Parme, Modène et la Romagne s'unissent au Piémont. 1860 Expédition de Garibaldi contre la Sicile et Naples. Le Piémont attaque les États pontificaux. 1861 Proclamation du royaume d'Italie. 1866 L'Italie acquiert la Vénétie après la guerre austro-prussienne. 1870 Les troupes françaises quittent Rome, qui est prise par les Italiens. »

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