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L'Exploration des océans

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Les découvertes des années 1960 ont révolutionné

les sciences de la Terre. Elles ont montré que

le fond des océans était de formation récente, et

que les mouvements des plaques tectoniques

continuaient à modeler lentement la surface de

la Terre. Ce sont ces mêmes mouvements qui

provoquent les tremblements de terre, les éru ptions

volcaniques et l'apparition des chaînes

montagneuses.

« LA PROFONDEUR DES OCÉANS plateau continental plongeur autonome batllysph6re de Blrton ! Ce graphique met en évidence les A limites de l'homme dans le domaine de la plongée sous-marine . À mesure que l'on descend vers les grandes profondeurs , la lumière disparaît , la température baisse et la pression augmente tellement que l'homme ne peut résister à ces nouvelles conditions. Sur ce schéma sont indiquées les profondeurs moyennes des différents fonds océaniques. Des graphiques ...,._ d 'ordinateur traduisent en images l'onde sonore renvoyée par une montagne sous­ marine de plus de 5000 m de haut. Quand le magma se soulève et perce la croûte terrestre , il se solidifie. La roche qui s'accumule ainsi sur des milliers d 'années forme une montagne . Dès l'Antiquité , ...,._ les hommes ont cherché à séjourner plus longuement sous l'eau . Ce plongeur , équipé d 'un scaphandre , peut étudier , à son aise , les profondeurs marines. d'un sonar très p e rfectionné, le sys t è m e Gloria, sont en m esure d 'ex plore r d es b andes de fon d m a rin de 60 kil om è tres de la r ge. Les lig n es p lo mb ées d'autre fo is é ta ie nt sou­ v ent muni es d e tub es t ém o ins d estinés à préleve r d es éch a ntill ons de sol: l es caro ttes. Les instru­ m e nts actuels, beaucoup plu s volumin eux e t plu s lo urd e m e nt lestés, peu vent s'enfoncer d ans un sol sédim e ntair e s ur une trentaine de m è tres d'épai sse ur. Les grandes découvertes Les déco uvertes des années 1960 ont révo lution­ n é l es scie n ces d e la Te rre. E lles ont m o ntré q ue l e fo nd des océa n s é ta it d e fo rmation r éce nte , et qu e l es mou vem e nts des pla qu es tect o niqu es continu aie nt à mod ele r l e ntem e nt la s urface de l a Te rre. Ce sont ces m êm es m ou veme nts qui provo quent les trem ble m e nts de te rre , l es érup­ tions volcaniq u es et l'a ppa riti on des chaînes m o ntagneu ses . L es expé diti ons sous-ma rin es effectuées le l o ng des cr êt es m o ntagne u ses d e la do r sale m édi o-a tl anti que, où un e no u velle croû te r och eu se est en f o rmation, o nt m ontr é que les mou vem ent s d es plaq ues tecto niqu es sont acco mp agnés d'une int en se activité volcaniq ue. Entr e 1968 et 1983 , un navir e de r echerc h es, le G lo m ar C ha lle n ger, a par couru tou s l es océa ns e n f ora nt le sol sou s-marin, ce qui a fourni d es données précie u ses au x géo logues. Au cours des années 1980 , le J oides Reso luti on , capable de for er sous 8300 m è tres d'eau, a po u rsuivi l e tra­ vail. Les études s i sm iqu es ont éga le m e nt contri­ bué à appo rter un gra nd n ombr e d'inf o rmations su r l es fon ds mar ins. P our ré a lise r ces étud es, on en voie des ondes de c hoc qui p én è trent d ans le sol et sont e nsuit e ré flé chies d iff ére mm ent selo n l a natur e de la roc he. O n obtient de cette ma nière de p r écie u x r e n seign em e nts sur l a s tru ctur e du sous-so l. Cell e-c i p eut alors révé le r l a p r ése nce éventu elle d e re sso urces (comm e des g isem en ts p ét roliers ). D 'a utr es instrum ents sont utili sés en vu e de p ré l eve r des éch antill ons d' eau à diverses profo n­ d eurs , d e m esurer l a te mp é ra ture de la mer et l a v it e sse d es cour a nts . Auj ourd 'hui , les sate llit es ont pris une imp or­ ta n ce considé rable . O n les empl oi e po ur analy ­ ser l a te mp é ra ture de l'océa n et l es courants qui affectent le c lima t. Ces recherc h es d onnent des indi cation s esse ntielles sur l'évo luti on d es climats et l e r échauffem e nt géné ra l de la pla nèt e. Les p lo n geur s muni s de bo ut e illes d'a ir co mprim é peu vent atteindr e d es profondeurs m axima les d e l'ordr e de 100 m è tres. Au-d elà de cette limit e, on d esce nd et on r em o nte le plon ­ geur, qui r espire un méla n ge gaze u x spécia l, d ans un caisso n h yp e rbare . Cette techniqu e est a ppliqu ée sur les gisem e nts pétroli e rs en m er, car e lle pe rmet plu s de soupl esse que les lourd s sca­ p ha ndres . P our desce ndr e plu s bas , les scienti­ fiqu es ont reco urs à des subm ersibl es. E n 1960 , Jacques Picca rd, un sava nt suisse , acco mp agné par l e lie ute na nt a m é ricain Dona ld W a lsh , a ba ttu le r eco rd de pr ofo ndeur e n attei­ gnant 109 17 m è tres dans la f osse des Ma riannes à bo rd du bathysca phe Le Tneste , mis a u p o int par son p ère le physi c ie n Au guste Picca rd. La missi on l a plu s sp ectaculaire est sans d oute celle du p etit s ubm ers ibl e a mé ricain Al v in. En 1985 - 1 986 , il a explor é l'é p ave du Titani c, à une pro­ fonde ur de 2 400 m è tres. Le Naut ile est un sub­ m e rsibl e français très utilis é en parti culi er p o ur les recherc h es géo logiqu es. Il plonge plu s ie urs f oi s par an à d es profondeurs p o u vant atteindr e -6000 mè tres. Autour d es sources d'ea u min éra le c ha ude qui ja illiss ent a u f o nd de la mer, à plusi eurs mil­ liers d e m è tres de pro fo ndeur, les ch erc h e urs ont déco uvert grâce a u x s ubm ers ibl es une fa une jusqu 'al ors inconnu e. O n a a insi pu dé finir un n o u vel éco systè m e hydr o therm al comp osé d e colonies d e b actéries servant d e nourritur e à d es mollusqu es, gastéropo des et p o issons, qui se déve loppent d on c sans l'a ide du sole il et d e la pho to sy nth èse. »

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