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Acte III, scène 2 de Phèdre de Jean Racine (résumé et commentaire)

Publié le 13/09/2018

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racine

Seule, Phèdre adresse une prière à Vénus: l'implacable déesse doit parachever son triomphe en courbant le rebelle Hippolyte sous sa loi ! Jamais l'insolent n'a fléchi le genou au pied de ses autels ! Quelle vengeance de lui inspirer enfin de l'amour ! Mais voilà qu'Œnone revient en toute hâte. Hippolyte aurait-il donc refusé d'écouter la nourrice ?

COMMENTAIRE

Une prière pathétique

 

Le monologue - tirade prononcée par un personnage seul en scène - est l’une des formes convenues du théâtre classique. Auteurs et théoriciens ont fini, au cours du siècle par critiquer une telle convention jugée trop invraisemblable et factice. Racine a fait néanmoins un emploi important du procédé mais en tenant compte des recommandations prodiguées : ses monologues ne sont ni trop longs ni trop fréquents,

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« Une prière pathétique monte vers la déesse de l'Amour dont Phèdre implore l'appui.

L'hélléniste Racine prête à son héroïne des argu ments, des accents dignes de la religion antique si anthr opomorphique.

La supplia nte flatte la divi nité, reconnaît son > (v.

816 ), lui fait miroiter > (v.

817 ), celle de se venger d'Hippolyte.

Pour mieux aviver la rancune divine, un portrait est brossé du jeune homme , qui souligne son insolent orgueil, sa conduite sacrilège : (v.

817 ), prompte à s'offenser des fautes ou des manquements des hommes, divinité infernale poursui­ vant de sa vindicte -comme dans les tragédies antiques -le mortel haï et désarmé .

Divinité perverse aussi, puisque Vénus a bel et bien exaucé Phèdre à l'a vance en rendant Hippolyte amoureux d'Aricie! Le point de vue privilégié du spectateur , qui sait ce que la reine ignore, lui permet d'éprouver crainte et pitié devant la tragique ironie de la situation, les jeux cruels des dieux et la traîtrise de. »

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