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analyse lettre XX d'une peruvienne

Publié le 24/09/2026

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« Analyse linéaire Lettre X X Introduction Accroche : Je vais vous présenter une lecture analytique de la lettre 20 du roman Lettres d’une Péruvienne de Françoise de Graffigny. Auteur : Ecrivaine du XVIIIᵉ siècle, elle s’inscrit dans le mouvement des Lumières, qui cherche à remettre en question les inégalités sociales, les traditions et les préjugés à travers la raison et l’éducation.

Femme de lettres rare dans un monde dominé par les hommes, elle s’impose avec un roman épistolaire à succès : Lettres d’une Péruvienne. Oeuvre : Publié en 1747, il raconte l’histoire de Zilia, une jeune Inca enlevée de son pays qui fait la decouverte progréssive de la société française. Contextualisation de l’extrait : Au gré de ces aventures, elle porte des regards critiques sur toutes les parties de la société.

Et dans cet extrait de la lettre 20, elle aborde les institutions politiques comme l'a fait Montesquieu dans ses lettres persanne. Une lecture du texte à voix haute : Je vous propose maintenant la lecture de l’extrait Problématique: Nous pouvons nous demander comment le regard étranger de Zilia permet de réaliser une crtique efficace de la société et du gouvernement français Mouvements du texte : Nous verrons d’abord, des lignes 1 à 5, une description satirique de la monarchie absolue, puis, des lignes 6 à 21, une satire de la société française à travers son étude. CONCLUSION Françoise de Graffigny, comme l’avait fait Montesquieu dans Lettres persanes, s’inscrit dans la tradition des Lumières en analysant le système politique et économique en France. C’est un passage attendu pour un roman épistolaire mettant en scène un personnage étranger qui découvre la France. Derrière cette analyse, Graffigny affirme un style discrètement polémique en s’attaquant – et de manière directe – aux sources de la monarchie absolue et aux méfaits économiques qu’elle crée.

La monarchie absolue est pour Françoise de Graffigny l’anti-portrait du bon gouvernement. La critique du gouvernement français, qui n’assure sa subsistance qu’en s’appuyant sur le travail du peuple, laisse entendre la diatribe de La Boétie dans le Discours sur la Servitude volontaire dénonçant les gouvernements tyranniques. I.

Une description satirique de la monarchie absolue Des lignes 1 à 5, Elle aborde d’emblée la question politique, avec le nom commun « gouvernement », accompagné du complément du nom « de cet empire ».

Cette désignation donne une tonalité satirique, puisque Zilia, qui ne connaît que la forme impériale de son propre pays, réduit ainsi la France à un empire.

Le regard étranger de Zilia permet donc à l’autrice de prendre ses distances avec les institutions françaises. La critique repose ensuite sur une opposition entre les deux systèmes politiques, introduite par « Au lieu que ».

Zilia oppose ainsi le gouvernement inca, représenté par le « Sapa Inca », au gouvernement européen.

Le terme « Sapa Inca », qui peut être rapproché du latin sapiens, associe symboliquement le souverain inca à la sagesse et à un gouvernement fondé sur le bien de son peuple. Cette opposition est renforcée par le verbe « est obligé ».

Le souverain inca est présenté comme ayant des devoirs envers son peuple, puisqu’il doit « pourvoir à la subsistance de ses peuples ».

À l’inverse, les souverains européens ne tirent leur subsistance que des « travaux de leurs sujets ».

Graffigny inverse donc les rapports entre gouvernants et gouvernés : le souverain inca travaille pour son peuple, tandis que les souverains européens font travailler leur peuple pour eux.

Cette inversion permet de dénoncer indirectement le caractère tyrannique de la monarchie absolue. Les déterminants possessifs soulignent également cette différence.

L’expression « ses peuples » donne au peuple inca une dimension affective et traduit une certaine proximité entre le souverain et ceux qu’il gouverne.

À l’inverse, « leurs sujets » insiste sur le rapport de sujétion qui caractérise les monarchies européennes.

Le peuple semble alors réduit à une fonction utilitaire au service du souverain. Enfin, le nom « subsistance », associé aux « travaux », constitue une nouvelle inversion polémique : dans le système inca, le gouvernement assure la subsistance du peuple, tandis qu’en Europe, ce sont les sujets qui assurent celle des souverains par leur travail. La phrase « les crimes et les malheurs viennent tous des besoins mal satisfaits » élargit alors la critique politique à une critique sociale : le mauvais fonctionnement du gouvernement européen serait à l’origine de la misère et des injustices. Ainsi, grâce au regard étranger de Zilia, aux oppositions et aux inversions entre le modèle inca et le modèle européen, Graffigny propose une satire de la monarchie absolue et de son fonctionnement. II Une satire de la société française par son étude Par ailleurs des lignes 6 à 21 : Graffigny propose une étude sociologique et économique de la société française grace à la protagoniste. Elle commence par évoquer la noblesse, dont elle dénonce la situation paradoxale. L’antithèse « magnificence apparente » / « misère réelle » oppose ce que les nobles doivent montrer à la société et leur véritable situation.

Les termes « malheurs » et « difficultés », associés au champ lexical de la souffrance, donnent à cette description une dimension tragique.

L’adverbe « en général » montre également que Zilia prétend dresser un constat global de la société française. Graffigny s’intéresse ensuite à la bourgeoisie, dont l’essor économique remet progressivement en cause la place traditionnelle de la noblesse.

Le présent de vérité générale donne à l'affirmation « Le commun des hommes ne soutient son état que par ce qu’on appelle commerce, ou industrie » une valeur de maxime.

L’expression « commun des hommes », renforcée par la négation restrictive « ne… que »,.... »

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