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Analyse de la lettre - Princesse de Clèves

Publié le 03/04/2022

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« Analyse scène lettre Pour commencer on remarque que le caractère féminin de la lettre n'est pas très imposant. En revanche il est clair que le destinataire est masculin et qu’il a une nouvelle maîtresse. Néanmoins les élèments qui indiquent la féminité sont inégalement répartis dans le texte. Je cite : « vous me l’aviez cachée » (l. 3), « je suis surprise » (l. 4), « une autre » (l. 7), « cette nouvelle maîtresse » (l. 7) /« je fus prête » (l. 23), « je fus soutenue » (l. 24), « vous m’aviez quittée » (l. 31), « être persuadée » (l. 32), « une autre » (l. 33), « vous m’avez trompée » (l. 34), « être aimée » (l. 34). • Cela suggère que la vengeance pousse Mme de Thémines dans une énonciation asexuée, où elle exprime plus son intelligence et moins son genre. - Le seul effet de réalité est la référence à la « la course de bague » (l. 8) qui a eu lieu pour le mariage du duc de Lorraine avec Claude de France. • Or on sait que les festivités de la cour dans le roman sont au cœur de la progression de l’action. Il y aussi le jeu de paume où le vidame a perdu la lettre et le tournoi où le roi perd la vie. La construction du roman fonctionne donc comme une tragédie construite à partir d’un traité de paix historique - On remarque que le personnage raisonne, distingue différents états de conscience et elle réfléchit sur les moyens. Cela est traduit grâce à un vocabulaire et une syntaxe délibératifs accompagnés par des verbes modalisateurs comme « je voulus » (l. 10, 12) le polyptote « résoudre » (l. 11) « résolus » (l. 12) et « quittai vingt fois les mêmes résolutions » (l. 12). - Or, il n’est pas facile de délibérer lorsque l’on aime. Puisque la passion amoureuse associe corps et âme. « je feignis d’être malade pour cacher le désordre de mon esprit » (l. 8). L’hyperbole « une si violente agitation » (l. 11) montre la passion comme une expérience de l’excès. - Le propos de Mme Thémines illustre les Maximes de La Rochefoucauld. En effet le vocabulaire de l’amour-propre se mêle à celui de la passion avec « je vous trouvai indigne » (l. 12), « je voulus blesser votre orgueil » (l. 12), « diminuer par-là le prix du sacrifice » (l. 13), « je ne voulus pas que vous eussiez le plaisir » (l. 14). - Après cette délibération, on note que l’exécution du projet commence : « je résolus de vous écrire des lettres tièdes et languissantes » (l. 14, 15). C’est-à-dire que la vengeance passe par un échange de lettres et celle-ci est la dernière. Cela signifie que Mme de Thémines essaie de reprendre la main sur leur relation et elle veut manipuler le triangle amoureux.Plus loin j’attire votre attention sur la ligne 16 où il y a une longue phrase : « je ne voulus pas qu’elle eût le plaisir d’apprendre que je savais qu’elle triomphait de moi, ni augmenter son triomphe par mon désespoir et mes reproches. ». Sa complexité crée une suite de subordonnées complétives qui montre bien la manipulation des signes dans ce « huis-clos curial » car pour Mme de Thémines, ce qui est important, ce n’est pas que l’autre sache ou pas, mais c’est de ne pas reconnaître que l’on sait. - Ainsi, il s’agit de « punir » (l. 17) le Vidame, donc sa punition doit être proportionnelle à la douleur qu’a ressentie Mme de Thémines lorsqu’elle a été abandonnée et trompée. - Cette douleur revient sans cesse. • D’abord en en hyperbate « que j’éprouvais si cruellement » (l. 19) Puis Lafayette oppose en antithèse la « légère douleur » « si je cessais de vous aimer lorsque vous ne m’aimiez »

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