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Au Bonheur Des Dames, Chapitre 2 "Le commis vidait la seconde caisse..."

Publié le 05/03/2014

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COMMENTAIRE COMPOSÉ - Au Bonheur Des Dames, Zola (1883)     Le phénomène des grands magasins qui a marqué  la fin du XIXème siècle est au centre du roman Au Bonheur des Dames d’Emile Zola qu’il publie en 1883. Dans le passage proposé extrait du second chapitre, l’auteur s’attache à la description du magasin et de son fonctionnement, à travers le regard de Mouret, nous dévoilant progressivement les coulisses de cet immense magasin dégorgeant de marchandises. En quoi la description du fonctionnement du Bonheur Des Dames traduit-elle la modernité du phénomène des grands magasins de cette fin de siècle ? La première partie de notre commentaire sera consacrée à la description des lieux pour s’attacher par la suite que fait ressortit ce grand magasin.               L’auteur s’attache à la description du fonctionnement du magasin. C’est tout d’abord à travers un point de vue interne que la scène est décrite, à travers la perception du personnage principal Mouret qui «regarda «, « s’éloigna «, « donna un coup d’œil «, « arriva «. L’attitude du personnage laisse à penser qu’il scrute dans les moindres détails ce qui se passe au Bonheur des Dames, et ce, en raison de sa position dominante de « patron «. Dès lors, ce point de vue interne suggère le fonctionn...

« laissant entendre le modernisme par rapport au « Vieil Elbeuf ».

Dailleurs, la succession des verbes d'action, la présence de nombreuses virgules produit un effet d'accumulation restituant l'effet d'un travail à la chaîne, d'actions courtes et répétitives. Mais cette description s'attache surtout à des lieux auxquels la clientèle ne peut accéder.             Ainsi, Mouret et Bouthemont, « sans un mot » nous font accéder au sous-sol caractérisé par le champ lexical de l'obscurité « noir », « corridor», « réserve », « soupiraux », « clarté pâle », « caveaux », traduisant ainsi l'atmosphère lugubre qui semble s'en dégager.

Tout ce luxe apparent semble se réduire à ce sous-sol auquel le personnel est réduit puisque « la cuisine et réfectoires » sont « d'anciennes caves transformées en petites salles ».

Dès lors, le caractère lugubre suggère au lecteur des conditions de travail similaires à tout autre ouvrier, celles caractérisant la révolution industrielle, thème récurrent dans les autres romans de Zola. Si cette description tend à transcrire la réalité de fonctionnement de ce grand magasin, c'est également pour mettre en évidence la modernité de ce phénomène de l'époque et le pouvoir qu'elle donne.     En effet, Au Bonheur des Dames est ici présenté comme le symbole d'une modernité propre à cette fin de siècle.

Ainsi, la bonne organisation évoquée précédemment, le système de contrôle instauré, « le calorifère  qu'on devait allumer le lundi pour la première fois » montrent la nouveauté du concept même de grand magasin.

De même, le « petit poste de pompiers qui gardait un compteur géant » met en évidence le modernisme par les conditions de sécurité instaurées dans une telle structure mis en opposition au « Vieil Elbeuf », le magasin traditionnel, portant bien son nom puisqu'il est devenu vieux même dans sa gestion, ses méthodes de vente et de fonctionnement. Enfin, le commerce est modernisé puisqu'il y est fait allusion à la naissance du service livraison lorsque le narrateur précise que « les paquets que les clientes n'emportaient pas » étaient « triés », « classés » puis « on les montait aux voitures qui stationnaient près du trottoir ».

Tout est mis en place dans le fonctionnement pour parvenir à la satisfaction de la clientèle.

Il s'agit donc pour ces grands magasins de rechercher l'efficacité  et le fonctionnement doit donc être bien pensé.

A cet égard, les expressions « fonctionnement mécanique » et. »

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